17.8.11

J'ai failli te dire je t'aime...

Une fois n'est pas coutûme, je vais parler d'autre chose que de mode. En fait, j'adore la mode, mais j'adore tout plein d'autres choses. Je suis une passionnée, une enthousiaste, une énervée, une fonçeuse.

Et aujourd'hui, je ne vais pas vous parler mode parce que je n'ai pas la tête à ça. Je pourrais vous parler aménagement et décoration (depuis 15 jours, j'ai envie de dépenser des fortunes en meubles et déco, nouvel apparte oblige) mais je vais vous parler livres.

Les livres et moi, c'est une longue longue histoire...

Ca a presque commencé à la naissance. Je soupçonne ma petite maman chérie de m'avoir lu des tas d'histoires au-dessus du berceau, pour que j'ai une telle soif de lire! Et dès 4 ans, je lisais déja sans problème, et toute mon enfance, je ne pouvais pas m'endormir sans lire.  Mes parents venaient le soir éteindre ma lumière et me retirer délicatement le bouquin sur lequel je m'étais endormie.

Faut pas s'étonner que je sois myope après ça...

Alors des bouquins, j'en ai dévoré des milliers: ceux que maman ou mon grand-père dégotaient en brocante, liste excel sous le bras (faudrait pas acheter un livre qu'on a déja) et ceux que je ramenait de la bibiothèque chaque semaine...

Puis en arrivant au lycée je me suis mise à lire du méga sérieux. Des bouquins qu'il fallait avoir lu, des classiques, de la philo, des romans du 19eme, de la poésir, des tragédies, des comédies, des fables... j'avais une soif d'apprendre immense.

Alors, bien sûr, j'ai fait un bac littéraire, puis une prépa littéraire (les fameuses Khâgne et hyppokhâgne) avec spé lettres (pour lire encore plus, juqu'à 8 bouquins par semaine!). Je voulais avoir tout lu, tout connaitre.

Puis  j'ai fait une licence de lettres à la Sorbonne. Lire dans cette mythique bibliothèque me procurait des sensations inouies et des envies de grandeur. J'allais aussi à la bibliothèque Mazarine, un vrai délice (si vous ne connaissez pas et que vous aimez le calme et les lieux mythiques, je vous conseille, juste en face du pont des arts, un lieu à ne pas manquer). J'étais devenue une incollable de la littérature (mais j'étais par contre incapable de critiquer un best seller contemporain, faute de temps...)

Puis j'ai fait une école de commerce.

Oui, c'est vrai, c'est bizarre. Mais j'avais envie de gagner de l'argent.
Et je crois vraiment que c'était une bonne idée...

Avec de l'argent on peut acheter tous les livres qu'on veut.

Et puis surtout j'ai redécouvert le plaisir de la lecture. De lire n'importe quoi, des romans de gare, des trucs de bonne femme, des trucs inavouables, des trucs nouveaux, tout sauf des classiques. Mon pauvre prof de Lettres de Khâgne serait bien déçu (pardonne moi Eric...)

Voilà, toute cette immense intro de racontage de vie pour vous présenter ma dernière lecture. Un vrai roman contemporain de plage bien long et bien romantique, lu sur la plage et dans le métro (une seule semaine de vacances pour lire 820 pages, c'était trop peu).

Le titre français : J'ai failli te dire je t'aime (d'où le titre de l'article, héhé).
Le titre original : Scusa ma ti chiamo amore (traduction littérale de l'italien "excuse moi de t'appeler mon amour")
Auteur: Federico Moccia

Je ne sais pas encore trop quoi penser de ce bouquin. Il est plutôt bien traduit, je dirais donc qu'il est bien écrit, et en tout cas très agréable à lire. Il s'agit de destins croisés et d'une histoire d'amour (je suis une incorrigible romantique niaise...).
On y trouve 4 lycéennes qui s'adorent et qui vivent leurs premiers émois, chacune à leur façon, avec beaucoup de justesse, a mi-chemin entre légèreté et gravité. On se souvient toutes du premier amour, du premier chagrin, des ragots de la cour d'école, des garçons rebelles qui nous faisaient rêver. Tout ceci sonne vraiment juste. Ca me rappelle le lycée.
On y retrouve aussi une bande de trentenaires (proche de la quarantaine) tous plus ou moins maqués ou mariés, voire avec enfants, qui se posent des questions sur la vie. Est-ce qu'elle m'aime toujours? Est-ce qu'elle va accepter ma demande? Est-ce que mon boulot me rend épanoui?

Et puis il y a l'accident, Alessandro percute Niki et son petit scooter avec sa belle mercedes. "She is the one" qui passe à la radio. Le coup de foudre entre deux passionnés, malgré la différence d'âge...

Je n'en dirais pas plus sur l'histoire, ça serait gâcher la fête à ceux qui veulent le lire... mais je peux parler un peu de mon ressenti.

Je n'ai eu aucun mal à m'identifier aux personnages, qui sont des passionés, qui veulent donner un sens à leur vie et qui ne cherchent pas à se poser trop de questions, mais plutôt à ressentir pleinement la vie. Je n'ai pas du tout été gêné par la différence d'âge car pour moi, l'amour n'a pas d'âge et je comprends fort bien la jolie Niki car j'ai moi même un petit faible pour les hommes plus vieux.

Et j'ai surtout adoré me plonger dans cette ambiance à l'italienne, entre ville  petites escapades à la plage (pour déguster des crevettes fraiches et faire du surf) ou Paris, ville romantique cliché (ah bon, ben j'y vis tous les jours moi, et niveau romantique...ben c'est bien cliché!).

C'est un roman vivant (avec tout plein de dialogues), sincère, agréable.

Un grand plaisir d'été (820 pages, tout de même!).

Un grand merci à france Loisirs (article non sponsorié, je déconne) qui m'a obligé à achetr ce livre il y a quelques années, que je n'avais jamais lu.

Pour info, je me ferait un grand plaisir de prêter ce livre à qui veut (mais sur Paris, pour remise en main propre).

Parce que les livres ça se partage.








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