7.10.18

Quitter Paris pour Biarritz, bilan après 6 mois



Parfois, plus on repousse une action, plus elle en devient difficile. C'est un peu le cas sur l'écriture de cet article à propos de mon départ pour Biarritz. Dès mon arrivée au mois de Mars il y a plus de 6 mois, j'en avais parlé, mais j'avais besoin d'un peu de recul après avoir fait le grand saut. Cependant,  plus le temps passait, plus j'avais de choses à dire, énormément de questions, et somme toute assez peu de réponses. Il faut conjurer le sort, et je me lance aujourd'hui pour faire un petit point. 

Vers une vie plus simple mais aussi plus riche de sens


Comme je vous en parlais  dans ce long article il y a bientôt un an où je vous annonçais mon désir de changement,  j'ai en janvier dernier quitté mon emploi de directrice communication en agence à Paris pour changer de vie et mener une vie plus simple, plus proche de la nature, dans le Pays Basque. J'ai donc quitté mon cher Paris, que j'aime toujours autant mais de plus loin, pour le Pays Basque cher à mon cœur, tout près de l'Océan. Me voici à Biarritz, dans une nouvelle région, seule. Je n'ai pas encore de travail, pas de petit ami dans les parages. C'est un projet solo, un joli défi et une nouvelle page que j'avais envie d'écrire seule.

Avant de déménager, j'ai passé 6 mois à trier drastiquement mes affaires. J'ai énormément vendu (Le Bon Coin, Facebook), donné (Geev, Associations) et jeté aussi quand le recyclage n'était pas possible. C'est le cœur léger que j'ai conduit 800 km en petit camion pour le Pays Basque. Faire le tri est délicieusement salvateur.  J'ai seulement laissé derrière moi mon meuble de métier en gardiennage chez des amis parisiens, puisque mon petit deux-pièces biarrot,en grande partie meublé, ne pouvait malheureusement pas l'accueillir. 

La grande question qui semble tarauder tout le monde, concerne mon emploi du temps à Biarritz. Je suis passée d'une vie à mille à l'heure à travailler beaucoup, courir partout entre les événements de blogueurs, les dîners et soirées avec les amis et toute la vie culturelle, artistique et festive que Paris peut offrir, à une vie beaucoup plus calme, avec moins de tentations, mais plus proche de la nature. Dorénavant, je prends juste le temps de faire tout un tas de choses que je ne faisais pas avant. Je vais au marché acheter mes fruits et légumes bio auprès des producteurs, je cuisine, je marche, je rencontre de nouvelles personnes. Je lis beaucoup. Je fais beaucoup de recherches pour préparer mon avenir, j'apprends énormément, je sors de ma zone de confort. C'est tout ce que je souhaitais en entamant ce changement. Tout ce passe donc à merveille. Et quand on me demande "Mais tu fais quoi à Biarritz?", je réponds "Je vis", tout simplement. 



Et comment je m'en sors matériellement ?


Vous avez été nombreux à me demander comment je vivais financièrement et c'est bien normal. Je n'ai aucun mal à parler d'argent et c'est une question bien légitime, que je me pose d'ailleurs au quotidien. Tout d'abord, sachez que j'ai énormément économisé en vue de ce changement de vie. Depuis plusieurs années j'ai énormément épargné. J'avais une vie relativement confortable mais je dépensais très peu, pour préparer la suite et construire, d'une part, mais aussi en ayant en tête une envie de réduire ma consommation pour avoir un impact moindre sur la planète. Ces économies ainsi que tout ce que j'ai vendu m'ont permis de financer le déménagement et les premiers mois car j'ai voulu investir sur mon installation (appartement, voiture etc.). Je n'avais pas envie de me serrer la ceinture alors même que je voulais reconstruire une vie sociale ici. 

J'ai ensuite fait un mois test pour étudier comment je pourrais vivre à Biarritz avec mon chômage et en dépensant très peu. Pour ceux qui n'ont jamais été au chômage, sachez qu'on touche environ 60% de son ancien salaire, ce qui est à la fois super (merci la France) et pas vraiment confortable. La vie à Biarritz n'est pas moins chère qu'à Paris, si ce n'est que j'ai réduit mon train de vie, et que mon appartement est plus confortable pour le même prix. Je me sens merveilleusement bien dans mon 2 pièces de 42 mètres carrés. Il n'a jamais été question de rester au chômage mais plutôt d'entamer une reconversion, et de retrouver du travail,  dans mon ancienne branche dans un premier temps (mais pour une entreprise en accord avec mon éthique personnelle et avec un mode de management sain) puis dans la nouvelle branche que j'aurais choisi suite à ma reconversion. 

Je savais que dans le secteur de la communication, du marketing ou du digital (mon cœur de compétence), 90% des jobs sont sur Paris, en particulier ceux pour les grands groupes, à la hauteur de mes jobs précédents. Evidemment je suis prête et ouverte à faire autre chose, et extrêmement adaptable. La situation est plutôt pire que je le pensais, il n'y a que très peu de chances que je trouve un job dans ce secteur ici, en tout cas pas sans faire tout un tas de concessions. C'est vraiment malheureux que notre pays soit à ce point centralisé et que de nombreuses personnes se retrouvent "coincées" à Paris parce qu'elles souhaitent faire carrière. Je regrette vraiment de ne pas avoir compris cela plus tôt en particulier pendant mes études en école de commerce. En attendant, et parce que je ne suis pas du genre à me laisser abattre ou à rechigner à la tâche, je fais des petits boulots. J'ai fait un peu de bar cet été, mais surtout énormément de baby-sittings. J'adore les enfants et c'est un job que je fais très facilement et avec plaisir, avec des nourrissons ou des grands enfants, bien qu'à à 31 ans je préférerais parfois m'occuper de mes propres enfants (que je n'ai pas encore !). Je suis sûre que la vie me réserve encore de très belles surprises. 





Quel est mon projet ?


J'ai quitté un bon boulot en CDI dans une belle entreprise, parce qu'il ne me convenait plus. Je n'étais pas à l'aise avec mon environnement de travail, tant d'un point de vue éthique que dans mon travail au quotidien. C'est aussi un sacrifice car je me retrouve volontairement dans une situation précaire et pas toujours évidente à expliquer au tout venant qui voudrait me mettre dans une case. Mais je ne regrette en aucun cas mon choix. J'avais envie de changer et de reprendre les études que j'avais voulu faire après le bac pour devenir psychologue. Je me suis donc inscrite dans une formation à l'Ecole d'Analyse Transactionnelle à Paris qui me prendra plusieurs années et me conduira à exercer un métier qui j'en suis sûre me conviendra mieux et me permettra de me sentir vraiment utile. En tout cas je suis ravie de reprendre les bancs de l'école et de recommencer à apprendre ! Je ferais donc de réguliers allers-retours à Paris dans les années à venir, une fois ou deux par mois, le week-end. Je me réjouis beaucoup à cette occasion de revoir régulièrement mes amis qui sont vraiment ce qui me manque le plus ici. 

Je me suis par ailleurs inscrite à un cours d'espagnol, et je suis plus que jamais motivée par l’apprentissage de cette nouvelle langue latine qui me permettra de regarder Las Chicas del Cable en VO ! Et cela me sera aussi utile pour trouver un travail dans la région, car en attendant la fin de la formation, il va falloir vraiment que je trouve un travail pour vivre. On y croit, je suis confiante !






Et sinon ça va ? 


Mais oui très bien ! Je suis parfaitement heureuse dans cette nouvelle région. Il y a des éléments qui me manquent de mon ancienne vie, en particulier la vie sociale, amicale, festive et artistique/culturelle, mais j'ai gagné clairement en qualité de vie. Vivre plus au grand air me fait un bien fou ! Je prends le temps de vivre, ma santé est meilleure, je dors bien, je mange bien, j'ai même réussi à reprendre de temps en temps le gluten sans être affreusement malade, ce qui est sans doute signe de moins de stress. J'ai aussi rencontré tout un tas de gens super sympa et je fais petit à peu mon trou dans la région qui se révèle très accueillante. Merci à tous ceux qui ont contribué à rendre ma vie au Pays Basque aussi agréable. J'ai aussi développé une addiction aux chipirons et aux padrones, mon péché mignon au restaurant. J'essaye de me faire plaisir et de prendre soin de moi. Je me mets moins la pression sur les projets et j'essaye de retrouver du plaisir à écrire, lire, écouter de la musique. Après une longue pause salutaire, j'ai bien envie de reprendre l'écriture sur ce blog, et ailleurs si l'inspiration se présente. 

J'ai profité d'une balade dans Biarritz et d'un golden latte au Bali Bowls pour shooter ce look avec Marion (merci ma belle !) et je suis ravie de reprendre un peu de mode ici, sur ce blog qui fut pendant très longtemps surtout un blog mode (since 2010 oh yeah) . Je me mets de plus en plus au DIY et je continue le zéro déchet. Je me suis même acheté une machine à coudre, et un ordinateur digne de ce nom. Autant avoir de bons outils pour aller de l'avant. La vie reste assez instable en ce moment avec peu de certitudes sur ma vie personnelle et professionnelle, mais j'apprends à réfléchir à ce que je veux vraiment, à me connaitre mieux et à m'accorder un peu de répit. Et chaque jour, je ne peux me lasser de voir l'Océan, c'est si vivifiant et apaisant à la fois ! Je vous souhaite à tous ce bonheur ! Hâte de vivre la suite et de vous raconter. Très bel automne à vous tous. Hâte de vous lire.

Robe soldée et boucles d'oreilles Mango  -  Béret Le béret Français  - Bracelets Parfois - Chaussures Monoprix (ancienne collection)  -  Montre ancienne  -  Sac Deby Debo (ancienne collection)




Merci à Marion du Génial Blog Miaritz pour ces jolies photos. Foncez voir son blog pour faire le plein d'inspiration et d'idées sorties sur la côte basque !

15 commentaires:

  1. Quel message positif tu envoies ! J'ai le même âge que toi et je n'assume pas du tout mon nouveau statut "au chômage". J'ai beaucoup de mal avec le regard (supposé) des autres, célibataire, sans enfants, sans travail et chez ses parents alors que finalement je le vis très bien, j'envisage de travailler en freelance, de m'installer à l'étranger et je suis très heureuse mais en décalage par rapport à la société, je ne rentre dans aucune case ! Tu en es où avec l'espagnol? J'ai téléchargé duolingo et je compte m'y mettre très bientôt. En tout cas, tu as l'air très heureuse :)

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    1. Merci beaucoup pour ton commentaire Shine, j'en ai profité pour aller voir ton nouveau blog et j'étais très touchée par ton article ! Oui c'est vrai que ces articles de blofs et ces feeds insta sont assez culpabilisants. On a l'impression d'avoir toutes les cartes en main et c'est encore plus frustrant. Rappelle toi que ce n'est qu'une fraction de temps, que ce n'est pas la réalité. Je suis sure que ira très bien pour toi, d'autant plus que tu n'es pas esclave des tendances !
      Ah et pour te répondre pour l'espagnol j'ai essayé avec Babbel qui est pas mal, j'ai tenu mois mais j'ai du mal à être régulière donc ce cours en réél avec un prof va vraiment m'aider ! A bientôt sur les internets ;-)

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    2. J'ai suivi ton changement de vie sur Twitter, Instagram aussi ... j'étais alors en vadrouille autour de l'Asie. Tu as bien fait de prendre ton courage à deux mains et de suivre ton instinct. Bravo à toi de ne pas avoir choisi la facilité mais de préserver ainsi ton existence, et trouver un mode de vie plus adéquate. Joli article ;)

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    3. Merci ma belle Aurore, j'ai moi-même suivi votre voyage avec ton chéri ca m'a donné bien envie ! Merci de ton petit retour, ça me touche ! Bisous et à bientôt.

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  2. Coucou Stella,
    C'est un très chouette article sur ces derniers mois de parcours :)
    Vivant dans le Sud-Ouest aussi, je ne peux que te rejoindre sur la qualité de vie en région, on y gagne au change. Bon courage pour la suite de ton parcours pro et perso. Des bises. Alexandra.

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    1. Merci Alexandra ! Je te suis au quotidien à Bordeaux et je suis aussi ravie pour toi deces nouveaux challenges récents (le job, le chéri, le nouveau chez toi !). J'espère qu'on pourra prendre un café à Bordeaux un de ces quatre ! Bises

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  3. Ton article me fait réfléchir sur la suite à donner à ma vie professionnelle. J'ai actuellement un poste correctement rémunéré mais je ne me sens pas pousser des ailes le matin pour le rejoindre. J'ai en tête depuis quelques mois 2 ou 3 choix de reconversion qui seront tous plus gratifiants et plus épanouissants que mon emploi actuel. Je me pose énormément de questions, et avec deux enfants à charge - même si mon mari travaille - sauter le pas est difficile ! En tout cas, je trouve que ton parcours est très positif et inspirant. Bravo et merci du partage !

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    1. Merci Soa pour ton commentaire personnel. Oui, on n'a qu'une vie et il serait préférable de se lever de bonheur le matin pour aller travailler !Avoir ton mari qui te soutient est une grande chance, vous pouvez prendre des riques tour à tour pour trouver le bonheur. Bonne chance pour sauter, tu verras, cela va te donner des ailes ! Belle journée à toi !

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  4. Merci pour ce bel article. je l'ai découvert sur la une de hellocoton. Il y a plusieurs choses qui raisonnent en moi, et je me suis faite la réflexion, depuis environ 2 ans. Désormais, j'ai un enfant, et j'aimerais aussi quitter paris.
    sinon, je me suis reconvertie plusieurs fois. as-tu lu la semaine de 4heures de Tim Ferriss ? Il donne les clefs pour vivre en autonomie. tu as pleins de compétences sur le digital, tu pourrais en tirer partie :) et puis tu es très débrouillarde, je ne me fais aucun souci pou toi aha

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    1. Merci Annie de ton commentaire. Ravie que Hellocoton t'ait permis de découvrir mon blog, ça fait plaisir ! Oui j'ai lu la semaine de 4h de Tim Ferris et j'ai adoré même si il faut faire un peu le tri dans ce qu'il raconte. Je devrais le relire de temps en temps pour réveiller ma fibre business qui est un peu moins vaillante que ma fibre débrouille ;-) Et toi c'est quoi tes différentes reconversions ? Bisous et a bientôt !

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  5. Qu'il est agréable de lire ce genre d'article ! Récemment trentenaire, retour chez ma mère puisque au chômage depuis peu... Pas toujours facile à assumer, les doutes qui virevoltent dans la tête, toujours quelqu'un pour dramatiser la situation en mode "mais quitter un CDI ??! T'es irresponsable, que vas-tu faire ensuite ??"... Ok sauf que si l'on décide de quitter le sacro-saint CDI, c'est pour de bonnes raisons et non nous ne comptons pas vivre éternellement du chômage ! Bref, ton article est très inspirant parce qu'on sent que tu t'épanouies malgré tout. J'espère que des personnes en pleine remise en question tomberont dessus.

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    1. Oh lala comme je te comprends ! J'ai bien vu beaucoup de personnes de mon entourage un peu paniquées par le fait que je n'ai ni travail, ni fiancé et que je parte sans filet de secours seule dans une nouvelle région. IL est vrai que ne pas pouvoir mettre des gens dans des cases fait peur à beaucoup de gens. Mais ce n'est pas la vie !Merci beaucoup pour ton commentaire, a bientôt !

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  6. Wahou, quelle bouffée de fraîcheur et d'espoir !
    Tes mots sont touchants car on sent que à quel point ta vie semble avoir évoluée pour le meilleur.
    Ils résonnent aussi tellement en moi, car je vie à Paris depuis quelques années maintenant et cela fait 2 ans que je travaille dans une agence de RP. Mon conjoint et moi avons pour projet depuis plusieurs mois de partir en province mais pour le coup à l'autre bout de la France, en Alsace, d'où sa famille est originaire et qui pour moi est une région coup de cœur. Je ne supporte plus la vie parisienne, courir, prendre des transports bondés, des rues sales, des gens bien trop désagréables à mon goût... Bref et côté travail, je n'arrive pas à m'y retrouver, je suis allée dans ce secteur sans vraiment savoir à quoi m'attendre en réalité et ça a été mon premier poste, donc je ne pouvais pas refuser.
    Mais c'est difficile d'accepter que l'on n'est pas fait pour ce domaine et ne de pas savoir quoi faire de sa vie et quitter un CDI ? Cela semble terrible pour toute ma famille. Mais le fait est que je ne me sens pas bien, ni dans mon job, ni dans cette ville, ni dans ma vie actuelle.
    Malheureusement les postes dans ce domaine en Alsace sont assez peu nombreux et je ne sais plus vraiment si c'est ce qui me plairait. Alors pour le moment nous sommes bloqués ici car c'est lorsque j'aurai trouvé un job que nous pourrons partir.
    Te lire me donne tellement d'espoir alors même qu'hier soir je m'effondrais encore de "désespérance". Malheureusement nous n'avons pas d'argent de côté pour partir comme ça sans que j'ai un travail et si je quitte mon CDI je ne suis pas certaine de pouvoir toucher le chômage.
    Je continue d'espérer que tout ça se réalisera très prochainement, en attendant merci pour tes mots ! <3

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  7. Bravo pour ce changement de carrière ! C'est toujours un peu compliqué le changement, mais ça fait le plus grand bien par la suite.

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  8. Je me retrouve aussi dans ton article ! J'étais chef de produit avant dans le maquilllage à Paris, et j'ai entamé il y a de cela un an un reconversion pour devenir céramiste. Mais après ma formation, difficile de trouver un atelier.... Il faut apprendre la patience (ce que je n'avais pas avant!)... En attendant, je fais des petits boulots, bienvenue la précarité, je tiens mescomptes et compte mes dépenses comme lorsque j'étais étudiante, mais heureusement le complément chomage aide aussi ... Vis à vis de mes anciennes collègues et de mes amis, je vois bien qu'ils prennent pour une folle ou quelqu'un d'irréaliste, même s'ils sont trop polis pour le dire et qu'ils se contentent de me poser des questions. Ils ne comprennent pas, et rare sont ceux qui sont positifs et m'encouragent vraiment (la voie que j'ai choisi ne sera pas la plus rémunératrice)! Mais voila, je prend sur moi, je me dis que deux trois ans ce n'est rien sur toute une vie... A 35 ans, je suis en couple mais pas encore d'enfant ni propriétaire... Mais cela viendra, et après tout, il n'y a pas d'obligation à tous vivre la même vie raisonnable. Merci du coup pour cet article... Dans ces moments, les témoignages similaires sont rares et donc précieux ;-)

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Merci de vos petits mots qui me font bien plaisir et me laissent un trace de votre passage!