27.11.18

Peut-on être une blogueuse mode éthique et responsable ?


8 ans que je tiens ce blog. Comme le temps passe vite. Il y a eu des années très fastes, ou je pouvais presque poster un look tous les jours, puis depuis quelques années, de moins en moins de looks, alors même que je vois que la plupart du temps ce sont ceux qui vous plaisent le plus. C'est que petit à petit j'ai eu de grandes difficultés à concilier l'envie de partager des looks et ma passion pour le style, avec l'envie d'être cohérente avec les valeurs que je voulais partager avec vous. 

Sur notre rapport avec la mode 


Si vous lisez ce blog, et que vous en avez lu des tas d'autres, et surtout, soyons à jour, que vous suivez des influenceurs ou votre meilleure copine Mireille sur instagram avec sa si joliiiie maison et ses robes toujours tellement mignonnes, vous êtes sans doute, comme 98% d'entre nous, plus ou moins victimes de la mode. Oui, vous qui sautez sur cette vente privée ou qui passez des heures sur La Redoute ou Asos pour trouver votre look de rentrée ou votre tenue de Noël. Inutile de vous blâmer, nous le sommes tous d'une façon ou d'une autre. 

La mode a du bon. La mode nous donne confiance en nous, elle nous habille, elle raconte une histoire sur nous, celles que nous avons peut-être envie de raconter, entre séduction et inhibition, selon la personnalité de chacun, . Chacun entretient un rapport avec elle, et elle n'a jamais fini d'évoluer.  Avant les magazines nous donnaient envie d'acheter la nouvelle mode à chaque saison. Désormais instagram nous donne des envies à chaque minute où nous sommes en train de faire défiler le feed. La mode c'est aussi le règle de la frustration et des envies jamais rassasiées. 

La mode existe pour les hommes et les femmes, mais je me suis encore plus interrogée sur mon rapport à la mode en tant que femme. Pour moi la mode a été un moyen de m'approprier mon corps et d'apprendre à l'aimer petit à petit avec ses particularités. J'avais été quelque peu "traumatisée" petite par un rapport uniquement utilitaire à l'habillement et la venue des formes avec l'adolescence avait été très difficile à vivre dans ce contexte déjà empli de complexes liés à mes tenues et au jugement des autres.  En devenant adulte j'ai eu envie de retrouver du plaisir dans l'habillement et je me suis jetée à corps perdu dans la mode et le shopping, dans la limite de mes petits moyens d'étudiante puis de jeune pro. J'étais subjuguée par tout ce que la mode proposait, sa puissance artistique et créatrice, et son éternel recommencement. Je passais des heures sur les blogs à admirer des tenues, puis dans les magasins à faire chauffer la carte bleue. Ce qui a donné une garde-robe assez fournie qui m'a plu temporairement à l'achat et les quelques mois qui suivent, mais qui s'avère à moyen et long terme, de mauvaise qualité et jetable, et surtout peu satisfaisante. Et d'ailleurs l'angoisse de "Je n'ai rien à me mettre" devant la penderie n'avait pas du tout disparu. Vêtements mal coupés, trop petits, trop grands, trop abîmés, troués, boulochés, décousus, démodés. Alors je fais des grands tris, je donne, je vends, et on continue. 

Tout ceci prend un temps fou et une énergie folle. C'est bête mais tout ce temps qu'on passe à se soucier de notre apparence, la mode, la beauté, le maquillage, l'épilation, la coiffure etc. c'est du temps (et de l'argent) qu'on ne passe pas à se cultiver, à réfléchir, à lire, à demander des augmentations, à apprendre de nouvelles choses, à rencontrer de belles personnes, à voyager, à investir sur soi. Toutes ces injonctions nous éloignent de l'intellectuel, du relationnel et du spirituel pour nous ancrer dans des injonctions matérielles qui ne s'arrêtent jamais. C'est vertigineux, et cela donne à réfléchir. D'où le titre quelque peu oxymoronique de cet article :)



Vers un habillement plus responsable 


En 2016 , suite à une prise de conscience générale sur ma consommation et les graves problèmes d'environnement et d'éthique liés à la fast fashion, je décide de ne rien acheter pendant un an
Franchement c'était dur psychologiquement, mais aussi une véritable délivrance. Plus ma penderie était vide, plus j'appréciais les pièces qui s'y trouvaient. Nous avons beaucoup trop de vêtements, nous achetons trop, nous jetons trop, et c'est dramatique. La première étape consiste à s'informer, regarder des documentaires, lire des articles, discuter avec des experts. Je me sentais d’autant plus impliquée qu'avec ce blog, j'avais contribué à partager ce cercle vicieux de la sur-consommation. Chaque personne un peu suivie sur internet - je suis une toute petite influenceuse mais c'est encore plus le cas pour une personne très suivie sur les réseaux - a une responsabilité vis à vis de ceux qui la lisent, en sus d'une responsabilité envers la planète et ses habitants. 

Depuis, j'essaye d'avoir une consommation vestimentaire plus responsable. Je ne suis pas parfaite car c'est impossible, mais j'essaye de faire de mon mieux et de tendre vers plus de minimalisme. Et oui cela devient plus difficile quand on commence à ouvrir les yeux. Quand vous commencez à lire les étiquettes des vêtements, il est très rare que les matières soient pures, naturelles et non polluantes, et encore plus rare qu'elles soient produites localement ou en tout cas dans un rayon géographique proche qui permet de faire baisser son bilan carbone mais aussi d'être sûr (on ne l'est jamais totalement) des conditions dans lesquelles elles ont été fabriquées. Je n'ai pas envie d'avoir des morts sur la conscience parce que j'ai trouvé ce petit top "trop mignon et pas cher" chez Primark.

L'alternative, c'est d'acheter des pièces parfois plus chères, mais de qualité, faites pour durer, et de ne pas hésiter surtout à choisir de la seconde main. Coup de bol j'ai toujours adoré le vintage et les friperies, mais on trouve aussi un tas de pièces super sympa sur Vinted ou de nombreux autres sites. L'idée c'est de n'avoir que des pièces qu'on a plaisir à porter, qu'on trouve à la fois jolies et confortables. Si des pièces doivent être réparées, faite-le ou confiez-les à un professionnel.  Et justement la tenue que je présente dans cet article tente d'illustrer mon envie de me vêtir de manière plus responsable. 




J'ai choisi chacune des pièces de cette tenue avec attention


Pour le look du jour, je porte un béret rose que j'adore et qui vient de l'Atelier du Béret Français que j'avais visité ici à Laas (dans le Béarn, mais ils ont depuis déménagé à Bayonne) : c'est une toute petite équipe (moins d'une dizaine) qui travaille les bérets pure laine des pyrénées,  un à un avec grand soin et  qui fournit des bérets made in France pour le monde entier !  Franchement sachant qu'ils ne sont pas plus chers que les autres, autant choisir ceux-là plutôt qu'un de chez Zara. On les trouve aussi aux Galeries Lafayette et ceux qui vivent dans le Pays basque peuvent aller directement à la boutique usine de Bayonne pour le payer encore moins cher.

Je possède cette pochette Longchamp vintage en cuir depuis 6 ou 7 ans mais elle a eu une vie avant moi puisque je l'avais trouvée en friperie à Paris, pour environ 10 euros. Je m'en sers régulièrement et elle n'a pas bougé. C'est un cuir brut, tout simple. Et cette jupe crayon en laine vient aussi de chez Emmaüs (à Tarnos) où je l'ai payée 2€. Et elle est parfaite, taille haute, de bonne longueur, agréable et de qualité. J'ai trouvé cette montre mécanique, que j'adore, en brocante il y a ou 4 ou 5 ans ; elle date des années 50 et j'avais juste fait changer le bracelet chez un petit artisan. Nul besoin d'avoir une dizaine de montres non plus. 

Mon pull est la pièce la plus récente de ce look puisqu'il s'agit d'un achat irlandais pendant les vacances de la Toussaint. Plutôt que d'acheter des souvenirs inutiles fabriqués en Asie, je prends toujours un grand plaisir à acheter les spécialités locales utiles lorsque je voyage et l'Irlande était le lieu rêvé pour trouver un gros pull tricoté et bien chaud ; en pure laine, fabriqué en Irlande bien sûr. Je l'ai choisi vert car c'est une de mes couleurs préférées l'hiver et par coquetterie parce qu'il va bien avec mes yeux de la même couleur. Il est bien épais et vient casser le côté chic de la tenue. Pour ne rien vous cacher, je n'avais pas du tout prévu de prendre en photo ce look ce jour-là où j'étais de passage à Paris, mais ma chère Marie-Paola avait son appareil photo dans son petit sac à dos et je suis ravie de ce look au débotté qui est un bon exemple de ma nouvelle manière de consommer, et qui j'espère vous plaira et vous inspirera.

Côté chaussures, je porte toujours ces bottines Minelli que vous avez déjà vues un tas de fois comme ici . J'avais choisi cette paire de noires basiques parce qu'elle étaient fabriquées en Italie et que je ne supporte que le cuir, qui ne me fait pas transpirer et qui est vraiment durable dans une garde robe. Mes collants sont des Calzedonia et sont fabriqués en Italie. J'étais ravie de découvrir cela  d'autant plus que je n'achète que ceux-là depuis des années et qu'ils sont sans emballage plastique. Et ils me font plusieurs saisons. 



Vers encore plus de transparence un jour ?


Cependant je me pose encore beaucoup de questions sur les conditions de travail dans la mode. Je ne sais pas si vous avez vu le Cash Investigation sur l'industrie du luxe, et j'ai été énormément choquée par les conditions de travail autour du cuir en Italie. Ces travailleurs, souvent étrangers,  étaient quasiment des esclaves, travaillant dans des conditions déplorables, et tabassés quand ils demandaient à être payés. Ces tanneries fournissent entre autre LVMH et d'autres géants du luxe. Ambiance. L’étiquetage de l'origine des vêtements et chaussures n'est même pas obligatoire en France, mais déjà qu'est-ce que cela veut dire "Made in Italy" réellement ? Qu'est-ce que cela nous apprend sur les conditions de fabrication ? Quelles sont les garanties proposées, quid de la transparence?   J'ai découvert que cela ne garantissait en aucun cas une fabrication humainement respectueuse ( et encore je ne rentre pas dans le débat du respect des animaux). Il faut en être conscients, nous n'avons aucune information sur la fabrication des matières premières ou même les conditions de travail dans les usines où sont fabriqués nos vêtements. Même les petits créateurs français s'approvisionnent sans doute en cuir provenant de tanneries louches. C'est désespérant. 

Le plus important reste de s'informer et d'essayer de faire de son mieux, à son niveau. De mon côté, j'essaye à mon petit niveau d'évangéliser pour une consommation réduite au minimum, et plus responsable. Faites comme vous pouvez. Un petit pas c'est déjà bien. Ne jugez pas ceux qui sont derrière et qui n'ont rien compris, ne soyez pas frustrés de ne pas arriver aussi bien que les super minimalistes et celles qui possèdent en tout et pour tout une dizaine de vêtements dans leur penderie, telle Béa Johnson. "Ne craignez pas d'atteindre la perfection, vous ne l'atteindrez jamais" nous disait Dali. 

Car il ne s'agit pas d'un but à atteindre, mais d'un chemin à parcourir.





Crédit Photo Marie-Paola Bertrand-Hillion.

23.11.18

Que faire en 6 jours en Irlande : Dublin, Galway et le Connemara


Cela faisait des années que j'avais envie d'aller en Irlande. Déjà gamine j'adorais la culture celtique et la musique irlandaise, puis étudiante, je passais beaucoup trop de temps à boire des Guiness dans un pub irlandais parisien du quartier latin au doux nom de Galway, et je me jurais de m'y rendre un jour. 
Plus de 10 ans pus tard je n'y avais toujours pas mis les pieds pour diverses raisons personnelles. Et c'est finalement en voyant qu'il y avait un vol low cost direct depuis Biarritz que j'ai sauté sur l'occasion. Ireland, here I come ! 


Peut-on partir à l'Automne ? 


A priori l'automne n'était pas la saison recommandée pour visiter le Connemara en raison des risques de pluies très importants, mais il faut croire que nous avons eu de la chance, nous n'avons quasiment pas eu de pluie du tout, et un temps doux et humide, avec de belles lumières. Il est recommandé de partir plutôt au printemps cependant, ou bien l'été mais il y a beaucoup de monde et les prix grimpent. J'ai pour ma part adoré que nous soyons quasiment seuls sur les routes, et dans les auberges - ce qui m'a rappelé de délicieux souvenirs du Monténégro - ainsi que les splendides couleurs d'automne de cette belle région de lacs et de mers chère aux amateurs de nature et de randonnée. 


Location de voiture et Guide de Voyage : 


Tout d'abord je ne peux que vous recommander de louer une voiture, surtout si vous êtes plusieurs. Notez bien qu'en Irlande on règle avec une carte de crédit (et non une carte de débit comme en France) et il se peut que vous ayez à payer un supplément important d'assurance pour cette raison. Privilégiez une automatique pour ne pas ajouter de complexité supérieure à la conduite à gauche, mais rassurez vous tout ira bien (en vrai j'ai pas conduit mais tout s'est bien passé).  Pas besoin en revanche de prendre l'option GPS, tous les forfaits proposant maintenant les données mobiles en Europe. Les irlandais sont très courtois sur la route, et c'est très agréable quand on est touriste, faites cependant attention aux vitesses, les petites routes du Connemara limitées à 100km/h seraient limité à 50 chez nous mais les locaux roulent vite car ils ont l'habitude. 

Nulle ambition de ma part de remplacer votre guide de voyage, et j'ai d'ailleurs particulièrement aimé le Géo Guide sur cette destination, parmi un grand nombre de guides. De très belles adresses et des encarts très intéressants ainsi que des suggestions et explications classiques très bien organisées. A noter que les prix en Irlande sont grosso modo les mêmes qu'en France, ce n'est pas une destination low cost mais il y a moyen de ne pas trop dépenser si on a un petit budget. L'idée dans cet article est simplement de vous donner mon ressenti et quelques suggestions, et de vous partager quelques - très nombreuses - photos. J'ai adoré ce voyage !


Premier arrêt à Galway


A peine arrivés à l'aéroport de Dublin, on a filé en voiture à Galway qui se trouve à deux heures de route. Nous avons dîné sur la route à Athlone dans un pub typique très sympa, le Shines, et bu notre première Guiness, bien sûr, accompagné d'un burger et d'un Fish & Chips. 
Galway est une ville touristique, étudiante et musicale et qui vaut vraiment le détour. C'est une ville portuaire entre le fleuve Lough Corrib et l'Océan, où il fait bon se balader et faire la fête, comme dans le joli clip de Galway Girl. Comme on est tout près des îles Arran, c'est le bon endroit  pour faire des emplettes de pulls  100% tricotés ici et pure laine. Avis aux amateurs de mode responsable, durable, authentique et de vraie chaleur, car ça tient vraiment chaud un pull irlandais. J'ai trouvé un super gilet blanc que j'ai porté tous les jours de mon séjour, ainsi qu'un gros pull torsadé vert pour moins de 100€ chacun. Quand on aime on ne compte pas.
N'hésitez pas à vous garer à l'extérieur de la ville et à tout faire à pied, en particulier la cathédrale, le Lynch's Castle, le petit Musée historique (gratuit)  Eyre Square, les bords du Lough Corrib, et Shop Street.





On a adoré la musique live dans les rues et dans l'excellent pub de Salt Hill O'Connor, que j'ai immédiatement hissé dans mon top 3 des meilleurs pubs du monde, pour son ambiance, sa musique live, sa déco très brocante, et ... son très large choix de bières.                                                              
 Nous avons trouvé un auberge de Jeunesse The Nest super luxe avec chambres individuelles super bien décorées et petit-dej gourmand juste à côté, pratique pour rentrer à pied après quelques verres, et un restau de tapas chic / bar à vin super jazzy, the Black Cat, où on s'est vraiment régalés. Je ne peux que vous recommander un arrêt à Salt Hill, à 5 min de Galway pour toutes ces raisons. 



Quels sont les principaux sites à visiter dans le Connemara ? 


Nous avons commencé notre périple par le côté droit du Lac Lough Corrib ce qui nous a permis de faire une visite du village de Cong, son abbaye et le très célèbre château du XIIIème siècle Ashford Castle, dont l'intérieur ne se visite par car c'est aujourd'hui un Hotel de Luxe, mais qui valait clairement le détour ! Les fans de la série Reign (dispo sur Netflix) reconnaîtront sans doute ses façades, que l'on voit au générique. Ce château médiéval et son immense parc au bord du lac se trouvent donc bien en Irlande, et non en France comme le raconte la série, qui n'est pas à une incohérence historique près. Le parc est immense et il y a de quoi de faire une belle balade, quelle que soit la saison.




Nous avons adoré le lac Lough Corrib  qui marque la frontière Est du Connemara et offre de superbes vues depuis la R345. On y croise très peu de monde et énormément de moutons, il parait qu'il y a 8 moutons par habitants en Irlande, et notre séjour n'a eu de cesse de nous le prouver !  Vous pouvez aussi sympathiser avec des vaches, et bien sûr les célèbres poneys du Connemara, un croisement entre les poneys celtes et des mustangs arabes naufragés d'un bateau espagnol, d'après la légende. Je craque ! 
N'hésitez pas à sortir de la route principale, on est jamais à l'abri d'une belle surprise au bout d'un chemin. Les photo qui illustrent cet article ont été prise sur la superbe route R344 et la N59 notamment. C'était un éblouissement à chaque virage. Quel bonheur !









Vous pouvez aussi visiter KyleMore Abbey, un château XIXème transformé en abbaye bénédictine, et randonner dans The Connemara National Parc pour y admirer les Twelve Bens près de Letterfrack. A noter le Veldon's  meilleur restaurant de poissons que j'ai pu expérimenter avec la célèbre seafood chowder irlandaise, une soupe de poisson à tomber, très différente de la recette française, servie avec du pain brun maison et du beurre. Attention c'est copieux ! Pour passer une bonne soirée je vous recommande aussi le Paddy Coynes's qui offre une belle cuisine traditionnelle (Irish Stew, ragout de mouton etc.) et sélection de whiskey ; ce pub historique est très réputé dans la région.









Autre route notable à faire, la sky road, avant d'arriver à Clifden, capitale du Conté. Elle arpentent sur une dizaine de kilomètres des collines et des vues côtières découpées et magnifiques. A Clifden, visitez le musée du Poney (oui, véridique) et admirez le château en ruine de Clifden, qui nous a un peu déçus.






3 jours à Dublin, on fait quoi ? 


Personnellement c'était ma première fois à Dublin donc j'avais un peu envie de tout voir. En plus j'étais surexcitée d'être dans la ville de Oscar Wilde et de Molly Malone alors j'ai joué la touriste devant tous les spots. Mais il a fallu faire des choix et on a malheureusement pas eu le temps de faire le Parc Phoenix qu'on m'avait chaudement recommandé pour voir les daims. 
Baladez vous a pied au maximum, tout le centre se fait très facilement et on a jamais pris les transports en commun. Pour rentrer de soirée ou allez à l’aéroport, utilisez l'application mytaxi qui est la plus utilisée ici et vous n'attendrez pas plus de 30 secondes pour un prix très abordable.  

Ce qui m'a particulièrement marqué (à part la déco d'Halloween et les Irish Breakfast de l’hôtel Ariel House) c'est l'ambiance ultra vivifiante de la ville avec son architecture géorgienne et ses jolies portes, les différentes cathédrales, et j'ai évidemment adoré faire la fête à Temple Bar. Genre vraiment beaucoup, tellement que je rêve d'y retourner dès que possible. Si il y a un truc qui me manque ici (je vis à Biarritz) c'est justement la musique live que je trouvais un peu partout à Paris, et encore plus en Irlande. Quelle culture magnifique !

Nous avons visité Trinity College et l'exposition dédiée au livre de Kent, le château de Dublin et la Grande Poste (le GPO que j'ai reconnu dans la s.érie Rebellion, pour ceux qui l'ont vue sur Netflix ou qui s'intéressent à l'histoire de l'insurrection irlandaise pendant la première guerre mondiale)  La Guiness StoreHouse vaut vraiment le déplacement malgré le prix exorbitant du musée, c'est un musée extrêmement riche et pédagogique, malgré un côté un peu trop marketing, et on finit par une pinte avec vue sur toute la ville dans le bar panoramique. J'ai aussi apprécié un petit Irish Coffe à The Church, une ancienne église transformée en bar. J'aurais beaucoup aimé faire une distillerie de whiskey mais cela sera pour une prochaine fois.

On a aussi beaucoup apprécié ces pubs : The Long Hall, O' Donoghues (le pub des Dubliners!) ou encore O'Neills. Et on a bien apprécié le Fish and Chips de Leo Burdock à 1 heure du matin : ça passe tout seul. Et tout un tas d'autres pubs dont j'ai oublié le nom mais pù on a passé de très bons moments. Dublin est la ville parfaite pour envisager un pubathon, ou tout simplement choisir un pub et ne plus en bouger, danser, chanter et se faire tout un tas d'amis en buvant de la stout. 

Bref, vous l'avez compris, j'ai adoré ce voyage en terre irlandaise, et il me tarde de repartir. N'hésitez pas  d'ailleurs à mettre en commentaires vos suggestions pour le prochain voyage, ça me ferait super plaisir. 

Bon vent !


















7.10.18

Quitter Paris pour Biarritz, bilan après 6 mois



Parfois, plus on repousse une action, plus elle en devient difficile. C'est un peu le cas sur l'écriture de cet article à propos de mon départ pour Biarritz. Dès mon arrivée au mois de Mars il y a plus de 6 mois, j'en avais parlé, mais j'avais besoin d'un peu de recul après avoir fait le grand saut. Cependant,  plus le temps passait, plus j'avais de choses à dire, énormément de questions, et somme toute assez peu de réponses. Il faut conjurer le sort, et je me lance aujourd'hui pour faire un petit point. 

Vers une vie plus simple mais aussi plus riche de sens


Comme je vous en parlais  dans ce long article il y a bientôt un an où je vous annonçais mon désir de changement,  j'ai en janvier dernier quitté mon emploi de directrice communication en agence à Paris pour changer de vie et mener une vie plus simple, plus proche de la nature, dans le Pays Basque. J'ai donc quitté mon cher Paris, que j'aime toujours autant mais de plus loin, pour le Pays Basque cher à mon cœur, tout près de l'Océan. Me voici à Biarritz, dans une nouvelle région, seule. Je n'ai pas encore de travail, pas de petit ami dans les parages. C'est un projet solo, un joli défi et une nouvelle page que j'avais envie d'écrire seule.

Avant de déménager, j'ai passé 6 mois à trier drastiquement mes affaires. J'ai énormément vendu (Le Bon Coin, Facebook), donné (Geev, Associations) et jeté aussi quand le recyclage n'était pas possible. C'est le cœur léger que j'ai conduit 800 km en petit camion pour le Pays Basque. Faire le tri est délicieusement salvateur.  J'ai seulement laissé derrière moi mon meuble de métier en gardiennage chez des amis parisiens, puisque mon petit deux-pièces biarrot,en grande partie meublé, ne pouvait malheureusement pas l'accueillir. 

La grande question qui semble tarauder tout le monde, concerne mon emploi du temps à Biarritz. Je suis passée d'une vie à mille à l'heure à travailler beaucoup, courir partout entre les événements de blogueurs, les dîners et soirées avec les amis et toute la vie culturelle, artistique et festive que Paris peut offrir, à une vie beaucoup plus calme, avec moins de tentations, mais plus proche de la nature. Dorénavant, je prends juste le temps de faire tout un tas de choses que je ne faisais pas avant. Je vais au marché acheter mes fruits et légumes bio auprès des producteurs, je cuisine, je marche, je rencontre de nouvelles personnes. Je lis beaucoup. Je fais beaucoup de recherches pour préparer mon avenir, j'apprends énormément, je sors de ma zone de confort. C'est tout ce que je souhaitais en entamant ce changement. Tout ce passe donc à merveille. Et quand on me demande "Mais tu fais quoi à Biarritz?", je réponds "Je vis", tout simplement. 



Et comment je m'en sors matériellement ?


Vous avez été nombreux à me demander comment je vivais financièrement et c'est bien normal. Je n'ai aucun mal à parler d'argent et c'est une question bien légitime, que je me pose d'ailleurs au quotidien. Tout d'abord, sachez que j'ai énormément économisé en vue de ce changement de vie. Depuis plusieurs années j'ai énormément épargné. J'avais une vie relativement confortable mais je dépensais très peu, pour préparer la suite et construire, d'une part, mais aussi en ayant en tête une envie de réduire ma consommation pour avoir un impact moindre sur la planète. Ces économies ainsi que tout ce que j'ai vendu m'ont permis de financer le déménagement et les premiers mois car j'ai voulu investir sur mon installation (appartement, voiture etc.). Je n'avais pas envie de me serrer la ceinture alors même que je voulais reconstruire une vie sociale ici. 

J'ai ensuite fait un mois test pour étudier comment je pourrais vivre à Biarritz avec mon chômage et en dépensant très peu. Pour ceux qui n'ont jamais été au chômage, sachez qu'on touche environ 60% de son ancien salaire, ce qui est à la fois super (merci la France) et pas vraiment confortable. La vie à Biarritz n'est pas moins chère qu'à Paris, si ce n'est que j'ai réduit mon train de vie, et que mon appartement est plus confortable pour le même prix. Je me sens merveilleusement bien dans mon 2 pièces de 42 mètres carrés. Il n'a jamais été question de rester au chômage mais plutôt d'entamer une reconversion, et de retrouver du travail,  dans mon ancienne branche dans un premier temps (mais pour une entreprise en accord avec mon éthique personnelle et avec un mode de management sain) puis dans la nouvelle branche que j'aurais choisi suite à ma reconversion. 

Je savais que dans le secteur de la communication, du marketing ou du digital (mon cœur de compétence), 90% des jobs sont sur Paris, en particulier ceux pour les grands groupes, à la hauteur de mes jobs précédents. Evidemment je suis prête et ouverte à faire autre chose, et extrêmement adaptable. La situation est plutôt pire que je le pensais, il n'y a que très peu de chances que je trouve un job dans ce secteur ici, en tout cas pas sans faire tout un tas de concessions. C'est vraiment malheureux que notre pays soit à ce point centralisé et que de nombreuses personnes se retrouvent "coincées" à Paris parce qu'elles souhaitent faire carrière. Je regrette vraiment de ne pas avoir compris cela plus tôt en particulier pendant mes études en école de commerce. En attendant, et parce que je ne suis pas du genre à me laisser abattre ou à rechigner à la tâche, je fais des petits boulots. J'ai fait un peu de bar cet été, mais surtout énormément de baby-sittings. J'adore les enfants et c'est un job que je fais très facilement et avec plaisir, avec des nourrissons ou des grands enfants, bien qu'à à 31 ans je préférerais parfois m'occuper de mes propres enfants (que je n'ai pas encore !). Je suis sûre que la vie me réserve encore de très belles surprises. 





Quel est mon projet ?


J'ai quitté un bon boulot en CDI dans une belle entreprise, parce qu'il ne me convenait plus. Je n'étais pas à l'aise avec mon environnement de travail, tant d'un point de vue éthique que dans mon travail au quotidien. C'est aussi un sacrifice car je me retrouve volontairement dans une situation précaire et pas toujours évidente à expliquer au tout venant qui voudrait me mettre dans une case. Mais je ne regrette en aucun cas mon choix. J'avais envie de changer et de reprendre les études que j'avais voulu faire après le bac pour devenir psychologue. Je me suis donc inscrite dans une formation à l'Ecole d'Analyse Transactionnelle à Paris qui me prendra plusieurs années et me conduira à exercer un métier qui j'en suis sûre me conviendra mieux et me permettra de me sentir vraiment utile. En tout cas je suis ravie de reprendre les bancs de l'école et de recommencer à apprendre ! Je ferais donc de réguliers allers-retours à Paris dans les années à venir, une fois ou deux par mois, le week-end. Je me réjouis beaucoup à cette occasion de revoir régulièrement mes amis qui sont vraiment ce qui me manque le plus ici. 

Je me suis par ailleurs inscrite à un cours d'espagnol, et je suis plus que jamais motivée par l’apprentissage de cette nouvelle langue latine qui me permettra de regarder Las Chicas del Cable en VO ! Et cela me sera aussi utile pour trouver un travail dans la région, car en attendant la fin de la formation, il va falloir vraiment que je trouve un travail pour vivre. On y croit, je suis confiante !






Et sinon ça va ? 


Mais oui très bien ! Je suis parfaitement heureuse dans cette nouvelle région. Il y a des éléments qui me manquent de mon ancienne vie, en particulier la vie sociale, amicale, festive et artistique/culturelle, mais j'ai gagné clairement en qualité de vie. Vivre plus au grand air me fait un bien fou ! Je prends le temps de vivre, ma santé est meilleure, je dors bien, je mange bien, j'ai même réussi à reprendre de temps en temps le gluten sans être affreusement malade, ce qui est sans doute signe de moins de stress. J'ai aussi rencontré tout un tas de gens super sympa et je fais petit à peu mon trou dans la région qui se révèle très accueillante. Merci à tous ceux qui ont contribué à rendre ma vie au Pays Basque aussi agréable. J'ai aussi développé une addiction aux chipirons et aux padrones, mon péché mignon au restaurant. J'essaye de me faire plaisir et de prendre soin de moi. Je me mets moins la pression sur les projets et j'essaye de retrouver du plaisir à écrire, lire, écouter de la musique. Après une longue pause salutaire, j'ai bien envie de reprendre l'écriture sur ce blog, et ailleurs si l'inspiration se présente. 

J'ai profité d'une balade dans Biarritz et d'un golden latte au Bali Bowls pour shooter ce look avec Marion (merci ma belle !) et je suis ravie de reprendre un peu de mode ici, sur ce blog qui fut pendant très longtemps surtout un blog mode (since 2010 oh yeah) . Je me mets de plus en plus au DIY et je continue le zéro déchet. Je me suis même acheté une machine à coudre, et un ordinateur digne de ce nom. Autant avoir de bons outils pour aller de l'avant. La vie reste assez instable en ce moment avec peu de certitudes sur ma vie personnelle et professionnelle, mais j'apprends à réfléchir à ce que je veux vraiment, à me connaitre mieux et à m'accorder un peu de répit. Et chaque jour, je ne peux me lasser de voir l'Océan, c'est si vivifiant et apaisant à la fois ! Je vous souhaite à tous ce bonheur ! Hâte de vivre la suite et de vous raconter. Très bel automne à vous tous. Hâte de vous lire.

Robe soldée et boucles d'oreilles Mango  -  Béret Le béret Français  - Bracelets Parfois - Chaussures Monoprix (ancienne collection)  -  Montre ancienne  -  Sac Deby Debo (ancienne collection)




Merci à Marion du Génial Blog Miaritz pour ces jolies photos. Foncez voir son blog pour faire le plein d'inspiration et d'idées sorties sur la côte basque !