30/07/2020

Quitter Paris pour le Pays Basque : mon bilan après 2 ans

Photo by Miaritz

Il y a 2 ans et demi je quittais Paris pour le Pays Basque. Au bout de 6 mois, je racontais mon expérience dans cet article pour faire un premier petit bilan. Cet article est un de mes articles les plus lus sur le blog, et il ne se passe pas une semaine sans que je reçoive des mails de votre part avec des questions sur cette aventure personnelle. J'y réponds toujours avec plaisir ! Et pourtant depuis cet article, mon regard et ma vie ont vraiment bien changé depuis 2 ans.  Aussi, voici un nouvel article où je vais vous livrer mon ressenti sur cette période et ce grand changement de vie, en reprenant vos questions les plus courantes. J'espère que cela permettra à ceux qui se posent des question d'avoir des réponses. 

Comment, quand et pourquoi as-tu décidé de partir,  comment as-tu choisi ta destination et pourquoi le Pays Basque, et comment t'es-tu préparée ? 


Je suis née à Paris, de parents bretons. J'ai vécu à différents endroits dans ma vie, en région parisienne avec ma famille, mais aussi ailleurs en France, à Nantes, à Blois, à Clermont-Ferrand, et même ailleurs en Europe, à Athènes il y a 10 ans (ceux qui me suivent depuis le début du blog s'en souviennent peut-être !) ou encore à Rome. J'adore Paris. C'est ma ville d'amour. Je ressens des choses folles à Paris,  j'y ai vécu parmi les souvenirs les plus importants de mon histoire, j'y ai la plupart de mes amis, j'y ai construit ma carrière, aussi. Mais j'ai toujours su que je ne voulais pas y vivre toute ma vie. En 2015 j'avais décidé de partir l'année suivante, en 2016. J'étais en couple à l'époque et nous voulions partir à deux. Après la rupture, j'ai laissé ce projet de côté, j'avais besoin de me recentrer sur ce qui était important pour moi à l'époque, mon blog, mes projets, mes amis, et surtout mon travail (beaucoup trop mon travail). En 2016 je frôle le burn out et je suis arrêtée, je réfléchis à fond à mes nouveaux projets professionnels, je repense à quitter Paris et changer de métier, à trouver plus de sens loin du monde de la communication, mais je commence un nouveau boulot, toujours à Paris, dans une belle boite et à un super poste. Tout est super même si je sais que ce projet est toujours là, bien présent. Je me mets à nouveau à fond dans le boulot, en général c'est ce que je sais bien faire, j'ai des collègues sympa, la boite est cool et dynamique, je suis sur des beaux projets, j'endors un peu mes désirs d'autre chose. Mais à l'été 2017, alors que j'entreprends un voyage seule en Asie pour mes 30 ans (voyage pendant lequel j'étais sans cesse dérangée par le boulot) je prends la décision finale : au retour des vacances, je démissionne et je commence à vivre une vie qui me correspond mieux, en terme de rythme, en terme de sens, et en terme d'environnement. 

Le Pays Basque n'était pas une évidence au début, car je souhaitais vivre dans un endroit où je pourrais trouver du boulot, et j'avais l'intuition que ce ne serait pas le cas au Pays Basque (spoiler : j'avais raison). Je cherchais donc du boulot à Lyon, à Bordeaux, à Nantes, dans le Sud de la France, à La Rochelle. J'étais assez open, sur le lieu mais je voulais trouver un job qui ait du sens et à un salaire correct. Malgré quelques opportunités intéressantes, au bout de quelques mois à postuler à fond, je n'avais rien trouvé qui me corresponde. En région, sachez-le les salaires sont très bas et la concurrence est rude, en tout cas sur les métiers de marketing et de communication. Je ne pensais pas être particulièrement bien payée à Paris (en comparaison avec mes amis et camarades de promo), on m'a bien fait comprendre que si comparé à la région. Entre temps j'avais réussi à négocier avec mon entreprise (merci à eux) une rupture conventionnelle, ce qui me permettait d'envisager sereinement ce départ et cette reconversion. J'allais avoir du temps pour réfléchir à mon projet, pour souffler aussi pour la première fois de ma vie que je vivais à mille à l'heure depuis 15 ans. Pfiouuu. 

Et du coup, j'ai réfléchi à l'endroit. J'étais libérée de l'obligation de trouver un boulot avant de partir, j'aurais donc le temps de trouver sur place, ce qui est toujours mieux. Je connaissais le Pays Basque pour y être allée en vacances, l'été mais aussi l'hiver. J'adore l'océan, le vrai, le sauvage, l'Atlantique. je voulais partir plus au sud que ma région familiale, et je pensais aux Landes, dont mon prénom Maylis est originaire, et au Pays Basque. J'en parlais à une amie (hello Melvina !) et elle rêvait elle aussi de partir dans la région, à Biarritz. Je décidais donc de partir aussi pour Biarritz à quelques mois d'intervalles avec mon amie.  

Si c'était à refaire, je ne choisirai pas Biarritz, mais plutôt Bayonne (à 15 minutes) qui est une ville plus animée à l'année, plus jeune, moins chère aussi en terme d'immobilier. Pour vous donner une idée, mon T2 à Biarritz me coûtait 700€ par mois, pour 42 mètres carrés, soit à peine moins que ce que j'avais à Paris 15ème (qui était certes un bon plan). C'est une question qu'on m'a beaucoup posée aussi je vous donne mon avis, qui n'engage que moi.

Pour résumer, j'ai pris ma décision en juillet 2017, je l'ai annoncée en septembre 2017, j'ai préparé mon départ et discuté avec mon entreprise jusque fin novembre 2017 puis j'ai quitté mon job mi janvier 2018. J'ai travaillé consciencieusement jusqu'au dernier jour, pour ne pas faire un sale coup à mon équipe, à ma stagiaire, et à ma boss, qui m'en a d'ailleurs vivement remerciée le dernier jour. Je suis partie la tête haute et la conscience tranquille, c'était très important pour moi. Le 14 février 2018 j'avais les clés de mon appartement biarrot, et le 28 février je rendais celles de mon appartement parisien. Le début de l'aventure ! Ces 6 mois de préparation m'ont laissé largement le temps de trier mes affaires, donner, vendre, économiser à bloc pour préparer la suite, faire du réseau. 

Photo by Camille Brignol

La première année à Biarritz : déménager seule dans une nouvelle ville ? Comment je me suis constitué un réseau amical ? Quid de ma recherche de boulot ? Comment j'ai préparé ma reconversion ? Est-ce que j'ai rencontré un mec ?


De nombreux amis ont été surpris de ma décision de partir seule, et sans boulot. C'est vrai que dans le monde dans lequel nous vivons, on voit rarement des personnes tout quitter, seules, pour un horizon inconnu. Certains ont aussi cru que c'était un départ temporaire, comme une parenthèse, et que j'allais revenir. "Tu restes combien de temps ? Tu reviens bientôt ? ". J'ai mis toute mes affaires dans un petit camion (merci à tous les amis qui m'ont aidé pour ce grand départ).  J'ai mis un point d'honneur à ne pas venir à Paris pendant 6 mois, histoire de bien acter le départ. C'est ici que je vis maintenant, ici que je construis ma vie. Une page se tourne.

Pendant ces 6 mois, il s'est passé beaucoup de choses. J'ai passé du temps à m'installer, dans mon petit appartement pour m'y sentir bien. J'ai beaucoup lu et fait des recherches, des interviews métiers pour préparer ma reconversion (je veux devenir psy), et décider de mon choix de formation. Je me suis aussi pas mal baladée pour découvrir la région, qui est magnifique, vous vous en doutez. J'adore la côte mais j'aime aussi énormément le Pays Basque intérieur, ses montagnes, ses collines verdoyantes, les troupeaux de brebis et les pottoks (célèbre petits poneys basques sauvages des montagnes) et bien sûr la gastronomie locale (les chipirons, le fromage de brebis, le piment d'espelette etc). J'ai pris le temps, la vie était plus calme, plus intérieure aussi. C'est quelque chose que je n'avais jamais pu faire à Paris, prendre le temps. J'avais toujours tant à faire !  



Et quid de ma vie sociale ? 


Au début j'ai trouvé assez reposant d'avoir moins de gens à voir. Mais finalement j'ai très vite rencontré du monde. J'ai été invitée à un match du BO (Biarritz Olympique) suite à l'annonce de mon arrivée à Biarritz sur Twitter (merci à la responsable com du BO de l'époque) où j'ai rencontré quelques influenceurs locaux dès la première quinzaine, et j'ai suivi pas mal de monde dans la région sur les réseaux sociaux, sur Instagram. Il ne faut pas hésiter à discuter avec des personnes avec qui on a les mêmes centres d'intérêt (zéro déchet pour moi par exemple, ou bien lecture, féminisme, bonnes adresses etc). J'ai été prendre des verres, je suis sortie de ma zone de confort,  j'ai pris des initiatives, j'ai été super bien accueillie. J'ai encore un souvenir ému de ce message privé Instagram me proposant d'aller boire des verres et admirer le coucher de soleil à la côte des basques 2 semaines après mon arrivée, d'une chouette fille devenue rapidement une amie ensuite (Laura si tu me lis !). J'ai aussi fait une petite pendaison de crémaillère avec tous ceux que je connaissais sur place.  J'avais en outre dit à mon réseau que je partais aussi on m'a donné quelques contacts : d'anciens collègues, une sœur d'amie, une amie d'amie etc. J'ai aussi contacté une association de femmes entrepreneurs au Pays Basque et j'y ai rencontré de chouettes femmes dont certaines sont devenues des amies. Je pense que chacun selon ses passions et centre d'intérêt peut rencontrer du monde (sport, art, culture, théâtre, photographie etc. ). Je suis même allée à un événement de l'APEC (association pour l'emploi des cadres), à un salon. Mon amie déjà sur place m'a aussi présenté une amie qu'elle s'était fait au sport par exemple (une super équipe de roller derby pour ceux qui connaissent). Et je me suis aussi inscrite sur des applications de rencontre pour voir ce que ça donnait puisque j'étais célibataire, j'ai fait quelques "dates" le mois de mon arrivée (je me lasse vite de ce genre de rencontre où on perd parfois son temps... mais pas toujours, ahah, l'histoire le dira!).  Bref, petit à petit je me suis fait des amis. Tranquillement. D'un peu partout d'ailleurs, et plus rarement du Pays Basque. Et j'ai aussi quelques ami.e.s de Paris et d'ailleurs qui sont venus me voir !

Photo Camille Brignol

Et niveau amour ? 


Comme j'étais un peu une championne des mauvais choix amoureux depuis un moment (histoires sans avenir, sabotage amoureux), je m'étais dit que j'allais prendre mon temps, et ne pas me précipiter. Je n'avais pas changé de vie pour ça, et pourtant j'étais sûre que j'allais trouver mon bonheur quand le moment serait venu pour moi. Le fait de faire un travail important sur moi même me permettait de savoir que j'étais prête, mais cela ne m'a pas empêché de faire quelques erreurs dont je ne parlerais pas ici. Mais, loi de l'attraction oblige, j'avais demandé une belle rencontre. J'ai cependant eu une chance phénoménale puisque mon chemin a croisé la route de celui qui partage désormais ma vie, dès le mois de mars 2018, à peine un mois après mon arrivée ! Ne vous emballez pas, il m'a bien fallu 6 mois pour comprendre que c'était une piste intéressante à explorer, et lui donner une chance dans mon cœur. Le 21 mars, je marchais 45 minutes jusqu'au restaurant typiquement basque où nous allions nous rencontrer (si vous avez suivi je n'avais pas encore de voiture). Bref, une dizaine de dates plus tard, à la fin de l'été, nous sommes devenus un couple et je suis tombée amoureuse. Ce qui est assez exceptionnel et unique dans mon histoire amoureuse, c'est que mon homme n'était pas pressé, il avait envie de prendre le temps de me connaitre. Et je peux vous dire que ça c'était vraiment nouveau. Jamais dans l'histoire des hommes que j'ai croisé dans ma vie, ai-je vu quelqu'un d'aussi peu pressé ! Du coup j'ai été un peu décontenancée, c'est sûr, mais ce long temps pour faire connaissance, discuter et refaire le monde, a permis de poser les bases d'une relation solide et durable. Et d'ailleurs, on se marie cette année ! Je vous parlerai sans doute de ça dans un futur article, enfin si vous le souhaitez (dites moi ça en commentaire). En attendant je vous mets quelques photos de notre séance engagement dans les Landes et sur la Corniche Basque avec notre photographe chérie Camille Brignol.










Et mes projets de boulot ? Comment je vis financièrement, est-ce que j'ai entamé ma reconversion ? 

Je savais qu'il serait difficile de trouver du boulot dans ma branche, je n'imaginais pas à quel point. J'ai envoyé des centaines et des centaines de candidatures, pour tous types de jobs plus ou moins dans ma branche et plus ou moins loin géographiquement, et malgré quelques rares entretiens intéressants, je n'ai pas trouvé de poste en CDI dans la région. J'ai un très beau CV (on m'a dit qu'il faisait peur plein de fois ici) et j'ai même tenté de le minimiser pour tenter de décrocher un job. A Paris j'ai toujours trouvé un job en claquant des doigts. Ici ce fut très dur et décourageant. Tout passe par le réseau ici et je n'en avais pas en arrivant, et il est vrai que les quelques belles opportunités que j'ai pu avoir ici je les ai toutes eues par mon réseau. Les salaires sont très très bas et franchement de tous les potes que je me suis fait ici, rares sont les gens salariés, alors que c'était le cas de la majorité de mes potes en région parisienne. Il y a beaucoup d'entrepreneurs, d'artisans, vraiment ça change ! Disons qu'il est très difficile ici de trouver un job avec un bon salaire, d'autant plus que la région attire et que je me suis retrouvée souvent en concurrence avec des personnes prêtes à tout (hello les surfeurs), y compris gagner le smic pour un job de cadre, sous prétexte que la mer est à deux pas (et pour moi c'est non, je ne vends pas ma liberté pour un smic, merci bien, dans ce cas autant être caissière, serveuse ou vendeuse). D'autant plus que la vie ici est normalement chère, les prix des restaurant sont pareils qu'à Paris, seuls l'immobilier est un peu moins cher, et encore, les prix de la côte s'enflamment. J'avais des projets d'investir et je voulais gagner en niveau de vie en déménageant, et non le contraire. 

Comme je suis une fille vaillante (oui M'dame) j'ai fait des tas de petits boulots pour gagner un peu de sous (hello les baby-sittings à 30 ans, avec des parents plus ou moins sympa), et j'avais la chance d'avoir le chômage le temps de chercher un boulot. Mais les deux ans sont passés vite et il fallait trouver mon gagne-pain pour subventionner ma vie et ma formation dans l'école d'analyse transactionnelle que j'avais choisie (à Paris). Et j'en ai eu marre des petits boulots, j'ai eu quelques mauvaises expériences (parents qui rentrent à 6h du matin bourrés sans prévenir au lieu d'une heure du matin), et je trouvais ça difficile, pour moi qui adore les enfants, de garder ceux des autres parents de mon âge pour parfois 8 balles de l'heure pour 3 ou 4 enfants (oui je me respectais pas trop clairement) et mon mec m'a bien aidé à me rendre compte que c'était un peu n'importe quoi. J'avais un super Bac +5  et  10 ans d’expérience, c'était pas une bonne idée de faire ces petits boulots qui sabotaient clairement ma confiance en moi et étaient assez peu compatibles en terme de rythme avec ma vie de couple.

La vie de Freelance : au bout d'un an, je me suis lancée en tant que freelance en communication, toujours dans ma branche donc. J'avais le statut auto-entrepreneure depuis déjà 7 ans et je m'en servais pour facturer parfois des PME ou start-ups pour qui je faisais du conseil, ou encore pour le blog, les rares fois où j'ai gagné trois sous (si vous voulez faire un blog pour gagner des sous, oubliez !). Et j'ai très vite retrouvé confiance en moi en faisant appel à mon réseau pro, certes assez parisien, qui savait comment je bossais (bien) en stratégie digitale, social media, influence, social media etc. J'ai bossé très vite pour de belles agences, et de belles marques internationales, de belles entreprises (rarement au Pays Basque, soyons honnête). J'ai été aussi contactée pour donner des formations en social media dans la région. Cela fait maintenant  1 an et demi que je vis en tant que freelance et je suis fière du chemin parcouru. C'est une nouvelle vie qui a ses bons côtés (la liberté !!!!!) et ses mauvais (euh... quand j'ai fini cette mission, vais-je trouver une nouvelle mission / de nouveaux clients? Qui va me payer en août si la compta n'est pas là ?). Et jusqu'à maintenant tout se passe à merveille et j'ai toujours eu des nouveaux projets et clients chaque mois (sauf pendant le confinement où ça a été très chaud). Pourvu que ça dure ! C'est un apprentissage pour moi qui ne vient pas franchement d'une famille d'entrepreneurs, mais j'en savoure les bons côtés, et j'espère qu'un jour mon banquier comprendra que je suis une meilleure cliente (ou au moins tout aussi valable et sérieuse) qu'un CDI au smic pour investir : on peut toujours espérer. 


 Et mon projet de reconversion ?

Si j'ai fait tout cela, c'était avant tout pour changer de vie et de projet professionnel, pour trouver un sens et être plus à l'aise avec mes valeurs.  Mais une reconversion ne se fait pas en un jour. Je me suis lancée dans une longue reconversion, qui me prendra au moins 5 ans, et c'est bien normal pour un métier aussi sérieux. En septembre, j'entre donc déjà en 3ème année à l'EAT, mon école pour devenir psy. Je suis passionnée par mes études et sûre et certaine d'avoir fait le bon choix et de m'épanouir dans cette voie. Quel bonheur de reprendre les études passé 30 ans et d'apprendre à nouveau, d'être stimulée à ce point ! Je vais donc un grand week-end par mois à Paris pour les cours pratiques et théoriques en présentiel, et pour le reste je travaille depuis la maison. Aussi mon job de freelance est indispensable pour payer cette formation, et il est aussi super compatible avec cette formation car il me laisse une grande liberté dans mon emploi du temps. Et mes week-ends parisiens me permettent de voir aussi mes amis quand ils me manquent et c'est encore plus motivant!  Nous ne sommes qu'à 4h en TGV de Paris, cela se fait très bien (et encore mieux avec Netflix!). 

Et voici pour ce petit bilan 2 ans et demi après mon départ. Je n'ai pas trop parlé de ma vie d'aujourd'hui car je vous ai déjà pondu un énorme pavé, ça sera peut-être pour une prochaine. J'espère que j'aurais répondu à toutes vos questions, et s'il y en a d'autres n'hésitez pas à me les poser. Surtout écoutez votre cœur, n'ayez pas peur de vous lancer dans vos projets et vos rêves, rien ne peut vous arrivez d'autre que de les réussir, vous n'avez rien à perdre ! Prenez soin de vous. <3




Toutes les photos de cet article ont été prises par Camille Brignol (séance engagement) ou Marion du blog Miarritz (photos à Bayonne). Merci à toutes les deux. 


09/01/2020

Mes 8 coups de cœur durables pour les soldes



J'ai eu beau chercher partout sur les articles de mes blogueuses préférées, je n'ai pas trouvé de jolie sélection de produits en soldes qui soit de marques fabriquées pas trop loin, avec des matières naturelles non polluantes pour l'environnement. Après 3 années à suivre le défi "rien de neuf", cette année où je vais épouser mon amoureux, j'avais envie d'avoir quelques belles pièces neuves, de qualité, durables, et qui "spark joy" comme dirait notre Marie Kondo internationale. Et du coup, je vous l'ai faite cette jolie sélection ! Garantie sans aucun lien affiliés :-)  


Dressez la liste de vos envies et tenez-vous-y 


Avant de faire les soldes, j'avais établi la liste de mes besoins, une dizaine maximum :

  • une paire de chaussons bien chauds pour la maison, féminins et solides.
  • un kimono élégant et de qualité pour l'intérieur et sans polyester
  • un pull blanc chaud en matière naturelle et sans alpaga (pire matière, qui se dépose partout et je parle d'expérience)
  • une paire de baskets pour marcher pendant les grèves, en cuir intérieur et extérieur, fabriquée en Europe (pas de marques de sport nécessairement, je n'y suis pas sensible)
  • Des accessoires pour le mariage qui aura lieu en mai : bijoux et accessoires cheveux, déco, chaussettes homme, une jolie culotte claire.
  • Une paire de Chaussures chic et confortable pour mon mariage
  • un pyjama en coton bio

Cet article ne concerne que des articles que j'ai vraiment achetés. Ce n'est donc pas une énième wishlist pour des articles que je n'ai pas payés ou qui vous invitent à consommer inutilement, mais bien une liste de mes réels coups de cœur. 


Réfléchissez aux critères qui vous tiennent à cœur



Dans la vie nous n'accordons pas tous la même importance à tous les critères. Pour certains, il importera de n'utilisez aucune matière d'origine animale telle la laine, le cuir (si vous êtes vegan), pour d'autres comme moi la priorité sera sur des matières non polluantes pour les océans comme le polyester, la polyamide, l'acrylique, qui rejettent des milliards de milliards de micro-plastiques à chaque lavage et utilise des processus de fabrication très polluant. D'autres auront aussi à cœur d'acheter local, soit uniquement français, soit pas trop loin, comme en Europe, ou au Maghreb. C'est aussi un critère important pour moi. 

La plupart des marques éthiques ont des coûts de production bien supérieurs aux géants de la fast fashion, et ne pourront donc pas faire les grosses réductions, auxquelles nous avons été habitués. C'est aussi qu'ils pratiquent un prix plus juste. Quand un vêtement est soldé à -60%, cela en dit long sur le prix de départ !  
Si vous êtes en boutique, regardez les étiquettes, les compositions, de même sur internet, la composition est quasiment toujours indiquée, en revanche le pays de fabrication pas toujours, cela a le don de m'énerver !

Cela dit, je suis du genre à me retourner le cerveau à chaque achat en pensant à toutes les informations de fabrication, de bilan carbone, de composition, d'emballages, et j'essaye aussi de parfois un peu lâcher du lest quand tout ne me semble pas parfait. Lâcher prise fait partie aussi de mes résolutions de 2020, cela me semble indispensable si je ne veux pas devenir folle et peser sur mon entourage avec mes excès de perfectionnisme. 

1. Des chaussons chauds, de qualité, et en matières naturelles


J'ai des chaussons tout en laine que j'adore et que j'avais rapportés d'Irlande, mais ils sont tout vieux et plein de trous. Il faut croire que ma vie de freelance me pousse à passer ma journée en chaussons ! J'ai pas mal hésité avec le modèle de charentaises Made in france vendues par Le Slip Français que j'ai déjà offert à mon homme et qui sont de top qualité, mais j'ai craqué pour ce modèle très fin de chez Angarde, tout en laine et coton, très élégants. 

Chaussons Angarde en laine naturelle et coton recyclé

2. Un peignoir élégant en satin de coton fabriqué en France


Cela fait des mois que je cherche un petit déshabillé, classe, sexy mais pas trop, et en matière naturelle. j'ai fait des dizaines de boutiques de lingerie sans rien trouver autre que des pièces trop courtes, en polyester, etc. Dans une jolie boutique de linge de maison j'ai vu ce kimono en satin de coton de chez Yves Delorme, une belle marque de linge française, mais à 150€ il était un peu trop cher pour mon budget. Aussi quand j'ai vu qu'il était soldé à -50% j'ai foncé direct !

 Kimono Yves Delorme  en satin de coton
Peignoir Miami Yves Delorme

3. Un pull blanc en matières naturelle avec de jolis détails


 Pull Boden en laine et coton
Un pul Boden en laine et coton 

4. Une paire de baskets pour marcher en ville


J'ai passé une semaine à Paris pendant les vacances et avec les grèves, j'ai eu très envie de m'offrir une paire de baskets. C'est un style de chaussure que je ne porte quasiment jamais, déjà parce que je n'ai pas trop cette culture du sport à la ville, que je trouve assez inélégante, mais aussi parce que je ne suis pas du tout sensible aux marques. L'idée d'afficher une marque et de jouer la femme sandwich avec trois bandes Adidas ou une virgule Nike ne m'enchante guère. Je me suis donc mise en chasse d'une paire de sneackers assez discrète, en cuir et intérieur cuir et fabriquées en Europe. Sans vous mentir j'ai fait des dizaines de magasins sans rien trouver qui ne soit pas fait au Vietnam, en Thaïlande, ou en Chine, et qui corresponde à mes critères. Puis j'ai essayé cette petite paire chez André, tout cuir même l'intérieur, et qui est fabriquée au Portugal. Bingo ! 

 Baskets tout cuir André
Baskets André tout cuir fabriquées au Portugal

5. Une culotte en dentelle de calais, fabriquée en Tunisie


 Culotte Princesse Tam Tam
Culotte Princesse Tam Tam 

6. Des barrettes pour mes cheveux 


Ensemble de barrettes Asos

7. De jolies chaussures de mariée


 J'ai trouvé ces petites beautés soldées dans une boutique à 80€, ce qui est imbattable pour de belles chaussures de danseuse tout cuir, fabriquées en Italie.

Chaussures de mariées Anniel

8. Un pyjama en coton bio 



Pyjama de la marque scandinave Lindex
J'espère que cette sélection vous aura plu ! N'hésitez pas à me partager vos coups de cœur et à me faire découvrir des marques qui proposent des vêtements et accessoires éthiques. Bonnes soldes, prenez du plaisir, soyez raisonnables, et n'oubliez pas qu'on a jamais vraiment besoin de toutes ces choses qui nous font envie ! 

08/10/2019

J'ai testé une cheffe à domicile avec La Belle Assiette


Cet été, j'ai eu le plaisir de recevoir les copains à la maison, sans rien préparer du tout, juste en mettant les pieds sous la table grâce à la venue d'une cheffe qui a pris possession de ma cuisine et m'a permis de profiter de ma soirée. Je vous raconte tout ça. 

Avant le dîner :


Je suis entrée en contact avec une cheffe à domicile à Bayonne, Mathilde, sur le site de La Belle Assiette. J'ai pu choisir mon menu avec elle et je lui ai indiqué le nombre de mes convives. Il y avait plusieurs menus au choix. Nous avons aussi discuté de notre relation à la cuisine (de saison, locale), des éventuelles intolérances de mes invités et des équipements de ma cuisine. J'ai donné l'adresse de mes invités qui ont chacun reçu un mail d'invitation. Quelques jours avant le dîner j'ai reçu par la poste le menu du dîner pour me mettre en appétit !


Entre 18h et 20h :


Mathilde est arrivée à 18h avec son matériel et tous les ingrédients et s'est installée dans notre cuisine, elle a tout de suite trouvé ses marques. C'est une cheffe discrète et très minutieuse. Je l'ai laissée travailler pendant que je terminais moi-même ma journée de communicante freelance à mon bureau. Puis je me suis attelée à la préparation de la table pour mes invités. Un joli bouquet, une nappe et une vaisselle coup de cœur lors d'un vie maison, de beaux couverts anciens dénichés en brocante, j'adore recevoir et c'est la première fois que nous recevons un dîner sur la terrasse. 



20h, le dîner :


Mes invités sont arrivés, et nous ouvrons une belle bouteille de champagne offerte par La Belle Assiette sur la terrasse au bord de la piscine, le soleil commence à décliner et nous allons dîner en plein coucher du soleil. Je suis détendue, je n'ai à me soucier de rien, je ne mets pas un pied dans la cuisine. Nous passons à table sous le pool-house, le temps est divin et les amis sont bons. Mathilde nous a préparé un amuse-bouche, des entrées délicieuses avec un gravelax de truite ultra locale, ou une version végé pour mon invitée végétarienne, un coquelet en deux façons (ou option risotto de sarrasin végétarien ) et une tarte aux fraises. Tout est extrêmement fin et délicatement présenté. Nous nous régalons aussi avec un vin délicieux offert par mes invités. Mathilde nous présente chaque plat selon sa personnalité, avec discrétion, et elle s’éclipse pour nous laisser profiter du moment. Je vous laisse saliver devant les photos. 






4


23h, fin du dîner


Pendant que nous finissions le dîner, notre cheffe a rangé toute la cuisine, qui est à nouveau impeccable, la vaisselle est faite, et elle nous souhaite une bonne fin de soirée. Le luxe ultime pour moi c'est vraiment ça, de ne pas avoir à ranger la cuisine ! 


Mon avis sur le service :


J'ai trouvé super agréable de n'avoir à me soucier de rien, ni des courses, ni de la cuisine, ni service, ni du rangement. Pour la somme de 39 euros par personne (ou plus si vous cherchez encore plus raffiné), je trouve que c'est vraiment honnête, étant donné la qualité des produits présentés, et la cuisine digne d'un grand restaurant, nous avons passé une excellente soirée. Merci à La Belle Assiette de m'avoir invitée à tester le service, à notre cheffe Mathilde, et à tous mes convives : Marion du blog Miarritz, Luciana, Romain, Christian et Frédéric d'avoir joué le jeu et d'être de si bons copains ici au Pays Basque. 



18/09/2019

Les règles, en douceur et zéro déchet


Cet article fait partie de ceux qui m'ont été le plus demandés, et il s'est fait attendre, j'en conviens. Vous le savez, sur ce blog, j'aime produire de longs articles issus de mes réflexions, de vrais tests des produits et avec de vrais conseils. Tout ceci prend du temps. Quand on essaye de limiter sa consommation, cela s'applique aussi aux datas et j'ai à cœur de produire du travail de qualité ici, qui vous sera vraiment utile, et non un énième contenu superficiel. Comme nous sommes une bonne moitié de l'humanité à avoir nos règles régulièrement, j'ai pensé qu'un article sur le sujet, et sur ma manière de les gérer au mieux en harmonie avec mon corps et avec la planète, vous intéresserait. C'est parti ! Bonne lecture.

1. Prendre du temps pour soi et être à l'écoute de son corps


Chacune d'entre nous est différente, et il y a autant de SPM (syndrôme pré-menstruel) qu'il y a de femmes dans le monde. Certaines femmes sont régulières, d'autres non. Cycle après cycle, soyez à l'écoute de vous-même, de vos ressentis et de vos émotions. Vous pouvez vous aider en notant les symptômes, sur un carnet ou bien sur une application. J'utilise P-Tracker depuis des années et cela me permet de retrouver toutes les statistiques sur la durée de mon cycle, les symptômes tels que mal aux seins, nausées, boutons, maux de dos, ballonnements, crampes, vertiges, douleurs, maux de tête, insomnie etc. ainsi que les humeurs, représentées par de petits émojis (charmeuse, anxieuse, calme, irritable, affamée, triste etc.). Vous pouvez aussi en parler avec votre amoureux/se. Cela peut être une formidable occasion de communiquer mieux avec son partenaire. Le mien a carrément son appli synchronisée avec la mienne sur son téléphone et il sait  très bien où j'en suis dans mon cycle. Il se montre ainsi plus compréhensif et un vrai soutien dans les périodes difficiles. 

Les règles sont douloureuses pour la majorité des femmes, et même souvent très douloureuses pour certaines qui souffrent d'endométriose, de kystes ou autres. Certaines femmes ne peuvent plus rien faire, ni activité sportive, ni travail, ni tenir la maison. Personnellement, à la fin du cycle et encore plus à partir d'un ou deux jours avant le début des règles, je sens une très forte baisse d'énergie, une grande tristesse m'envahir, une irritabilité, une sensibilité à fleurs de peau. C'est le fameux SPM. Comme j'en connais la raison, je ne m'alarme pas. Au contraire j'essaye de me montrer bienveillante avec moi-même. C'est une période où j'aime réfléchir. J'aime prendre le temps d'écrire, décharger mes émotions, faire des activités artistiques, écouter mon intuition. C'est une période où j'apprécie la solitude. Cela continue avec l'arrivée des règles qui sont presque comme un soulagement (si on oublie la douleur), je sais que les jours sont comptés. Pendant les règles, j'ai très mal aussi je préfère rester au calme, me reposer et écouter mon corps. Je me sens intuitive, spirituelle et déjà bien moins en colère. Une occasion idéale pour des moments de cocooning.  

Puis vient la pré-ovulation, où je me sens énergique, sociable et joyeuse, j'ai plus ou moins envie de conquérir le monde, c'est le moment où je fais des projets, où je remplis mon agenda de rendez-vous, où je m'autorise des fantaisies, et où je me sens plus sensuelle et séductrice. La magie des hormones ! Je m'en sers aussi dans ma vie professionnelle, si c'est possible, car je sais que ce sont les jours où j'ai le plus confiance en moi. Et je termine avec la période d'ovulation, celle qui fait appel à notre capacité de mère, celle où je me sens en communion avec mon amoureux, celle où je me sens emplie d'amour pour les autres, rayonnante et empathique. C'est une période où j'ai envie de reprendre contact avec mes amis, d'avoir de vraies conversations profondes, de me sentir proche des gens. 

Il ne vous aura pas échappé que la durée du cycle colle avec le cycle lunaire, et c'est pourquoi on dit souvent que le féminin se rapproche du lunaire. Il existe d'ailleurs deux type de cycles féminins et lunaire, celui de la lune rouge (début de cycle à la pleine lune) et celui de la lune blanche (début de cycle à la nouvelle lune. Personnellement je suis en ce moment sur le cycle de la lune blanche, je trouve cela fascinant d'être autant connectée à la nature. Voici un calendrier lunaire pour que vous puissiez regarder pour vous, et n'hésitez pas à me raconter cela en commentaire, je suis curieuse !

2. Quelques astuces naturelles pour aider à supporter les douleurs


J'ai longtemps eu des douleurs atroces pendant les règles. Au lycée je passais la journée à l'infirmerie et c'était vraiment l'enfer. Evidemment j'en ai parlé à mon médecin et à mon gynéco. J'ai à peu près tout testé niveau chimique :  la pilule, les anti-douleurs, les anti-inflammatoires, les progestatifs en continu, ou encore le célèbre antadys.  Pilule et progestatif, j'ai arrêté après 7 ans, quand j'avais 25 ans. Une véritable délivrance car j'avais subis de plein fouet de nombreux effets secondaires visibles (perte de cheveux, prise de poids, baisse d'énergie et de libido) et invisibles. Je ne voulais plus mettre toute cette chimie dans mon corps, qui me coupait d'un cycle hormonal normal. Le retour au naturel a été top, j'ai retrouvé une libido joyeuse et une formidable énergie  (qui m'a même un peu dépassée le mois juste après l'arrêt, j'en rigole encore).

J'ai récemment compris que l'antadys, qui soulageait souvent mes douleurs, avait parmi les nombreux effets secondaire annoncés, un risque important de diminution de la fertilité. Vous savez cette petite pilule bleue magique prescrite par le médecin, qui soulage nombre d'entre nous (celles qui n'en subissent pas les effets secondaires tels nausées, vertiges, diarrhées). J'ai décidé d'arrêter de la prendre. Depuis l'enfance je suis consciente de tout ce que les médicaments, antibiotiques ou autres, ont fait de mal à mon corps. Les intestins flingués, les mycoses dès que j'avais une angine etc. Et puis, ma fertilité, encore plus à 32 ans, j'y tiens, pas envie de jouer avec ça. Aussi, j'essaye de limiter au maximum les médicaments. 

Tout le monde connait l'astuce, mais on n'a jamais fait mieux, pendant les douleurs menstruelles, la bouillotte est ta meilleure amie. La mienne est un bouillotte vache offerte par ma mère quand j'étais au lycée et qui m'a clairement servi chaque mois depuis 17 ans ! Avec son apport de chaleur, la bouillotte est la méthode la plus naturelle et efficace contre les règles douloureuses. La chaleur va détendre les muscles qui se contractent pendant règles, combattre et apaiser la douleur.

J'utilise aussi un remède tout simple, je bois des tisanes de feuilles de framboisier, qui sont de super alliées de la femme dans toutes les périodes de sa vie (puberté, règles, fécondité, accouchement, allaitement, ménopause). La feuille de framboisier contient un certain nombre de vitamines A, B, C, E, riche également en calcium en magnésium, en potassium ainsi que de l’acide folique. La feuille de framboisier révèle des vertus absolument insoupçonnées.  La feuille de framboisier serait riche aussi en minéraux comme le fer et contiennent également de nombreux oligo-éléments essentiels comme le zinc le chrome, le manganèse. Elle est riche également en tanin, un anti-inflammatoire efficace pour le traitement des problèmes liés à la digestion, qui viennent d'ailleurs aussi souvent nous gêner pendant les règlesmais surtout, elle a une action sur les règles douloureuses et abondantes et vient harmoniser le cycle. J'en consomme 2 à 3 tasses par jour dès le SPM. Evidemment choisissez la bio, en herboristerie,  pharmacie, magasin bio ou sur internet, comme chez La Fourche, ou préparez-la vous même si vous avez la chance d'avoir des framboisiers au jardin. 

Autre petit remède miracle naturel : l'huile essentielle d'estragon ! Mélangée à une huile neutre (j'utilise de l'huile d'amande douce achetée en vrac chez Petit Grain, mon épicerie vrac préférée à Bayonne) elle m'apporte un vrai apaisement en massage sur le bas du ventre et le bas du dos. L'huile essentielle d'Estragon est un puissant antispasmodique. Elle apaise les douleurs amplifiées par le stress et calme les tensions. Ses propriétés anti-inflammatoire et antidouleur permettent, entre autres, d'éliminer les spasmes, l'aérophagie et les crampes musculaires, causes des douleurs des règles.



3. Quelles protections hygiéniques en accord avec la nature ?


Et quand je parle de nature, je parle à la fois du respect de son corps, et de celui de la planète. 
Sur une vie, c'est 100 à 150 kilos par personne réglée de protections hygiéniques, serviettes, tampons, applicateurs qui sont jetés. Ces protections ne sont évidemment pas biodégradables, ni recyclables et elles sont extrêmement polluantes à produire, par l'usage de pesticides sur les champs de coton, de l'eau ou encore des produits chimiques pour les blanchir, et évidemment tout un tas de dérivés de pétrochimie. Nous mettons au contact de notre plus grande intimité tout un tas de perturbateurs potentiellement dangereux, sans parler des risques de syndrome du choc toxique (SCT), une affection potentiellement mortelle bien souvent liée aux tampons. Toute cette exposition à des polluants et perturbateurs endocriniens vont provoquer des transformations hormonales, et des transformations cellulaires qui vont entraîner soit de l'endométriose, soit d'autre pathologies comme l'ovaire micro-polykystique (un syndrome qui fait que l'ovaire ovule plein de fois mais mal). Ces protections hygiéniques jetables (même bio !) sont en fait une des raisons des douleurs anormales et ont des conséquences !

Je ne peux que vous recommander l'excellent documentaire "28 jours" de  Angèle Marrey, Justine Courtot et Myriam Attia disponible sur youtube qui nous apprend tout un tas de choses sur les règles, et qui ne vous prendra pas plus de 30 minutes, très pédagogique et précis, à regarder avec son partenaire, sa sœur, ses copines. Il est vraiment excellent ! On y traite les règles de manière très complète : culturelles, historiques, scientifiques, psychologique, ou encore économique. Elles ont ainsi calculé que les règles coûtaient en moyenne 5700 € par personne réglée sur une vie. Le Huffington Post va jusqu'à affirmer que les règles coûteraient jusque 23 500€ euros sur une vie !

Le flux instinctif libre (FIL)


Depuis que j'en avais entendu parler en regardant des vidéos sur youtube j'avais très envie d'en savoir plus sur cette méthode. Je vous vois déjà froncer les sourcils mais sachez que le flux instinctif est la méthode utilisée par la moitié de la planète et ce depuis des millénaires. Elle est basée sur une méthode très simple, celle d'être à l'écoute de son corps. Quand on porte un tampon ou une cup, on ne se rend pas compte de quand arrive l'écoulement du sang, ni de la quantité. Tout d’abord le sang coule de l’utérus dans le vagin puis quand on le sent couler dans le vagin, c'est le signal d'alarme qu'il faut aller aux toilettes. C'est le moment de mettre votre périnée et vos muscles pelviens en action pour ne pas que le sang s'écoule sans votre culotte. Quand vous êtes aux toilettes, il suffit de relâcher les muscles, de pousser, et de laisser le sang s'écouler. 

Je ne vais pas vous mentir c'est un peu plus difficile que de se retenir d'uriner, et cela demande une écoute de son corps et un peu d'apprentissage.  Cela devient même quasi impossible à maîtriser en cas d’éternuement. J'ai cependant réussi dès les premiers cycles. Une condition cependant, avoir accès facilement à des toilettes ! Si vous êtes vendeuse, serveuse ou guide de randonnée, cela parait difficile. Comme je travaille de chez moi, c'est la méthode la plus indiquée car la plus naturelle. Je le fais même parfois maintenant de façon totalement inconsciente, cela devient un automatisme. La nuit, j'essaye au maximum aussi de ne rien mettre et quand je pratique le flux instinctif total sur un cycle il n'y a quasiment jamais d'accident, la position allongée ne favorisant pas l'écoulement, je me réveille si il y a besoin d'aller aux toilettes. 

Le très bon point de cette méthode, c'est qu'elle respecte tout à fait la nature et me permet d'avoir un plus grand contrôle de mon corps. J'ai d'ailleurs moins de douleurs en FIL, et mes règles sont passées de 5-6 jours à 3-4 jours. Je me sens en confiance et même un peu fière de moi de réussir à gérer mon flux, tout en connaissant mieux mon corps, mon périnée ce qui est un vrai plus aussi pour le plaisir sexuel. Pour résumer le FIL est pour moi très avantageux puisqu'il est économique (c'est gratos), écologique (aucun déchet), moins douloureux, qu'il ne génère pas d'odeur et qu'il favorise la connexion à soi.

La cup menstruelle 


Nous sommes maintenant assez nombreuses à l'avoir adoptée. Il y a bientôt 4 ans, j'achetais ma première cup sur le site des Tendances d'Emma qui était assez précurseur en France sur le zéro déchet. Je vous en avais déjà parlé dans cet article sur mes début en zéro déchet dans la salle de bain
Il y a beaucoup de croyances sur les règles, par exemple quand je mettais encore des tampons et des serviettes, j'étais persuadée que j'avais un flux très abondant. Avec la cup j'ai découvert que la quantité était bien moins importante, de l'ordre d'une cup par jour. Cette cup est vraiment top parce qu'elle a été mon unique protection pendant 3 ans, qu'elle est en silicone médical et fabriquée en France. Une fois bien insérée on ne la sent plus du tout. Dorénavant je privilégie la cup environ un jour par mois quand j'ai vraiment envie de ne pas penser à mes règles de la journée (rendez-vous client, vadrouille, piscine etc.). 

Insérez-la propre et désinfectée dans une position confortable en la pliant  et laissez-la s'ouvrir à l'intérieur de votre vagin, elle va coller aux parois un peu comme une ventouse. Faites la légèrement tourner pour qu'elle soit bien placée. Cela implique d'être à l'aise avec son intimité (pas toujours facile quand on est très jeune), et dans un lieu où l'hygiène est irréprochable. Vos mains doivent être propres. La cup doit être désinfectée en début de cycle en la mettant dans l'eau bouillante. Ensuite il suffit de la rincer seulement. C'est pourquoi il parait essentiel que les toilettes publics soient équipés de lavabo, ce que vous trouverez facilement le cas échéant dans les toilettes handicapés. Personnellement je la vide une ou deux fois par jour. 

Avec le temps, la cup peut prendre une couleur un peu jaune. C'est normal, le sang étant très coloré. Pour lui faire retrouver sa couleur d'origine, il suffit de placer votre cup dans un bocal avec 1/3 d'eau oxygénée et 2/3 d'eau pendant une nuit. Je vous ai mis une petite photo dessous, c'est une super méthode ! 


Les culottes menstruelles 


Je ne vais pas y aller par quatre chemins, je trouve que c'est LA méthode la plus adaptée quel que soit l'âge ou la situation. Je regrette bien de ne pas en avoir entendu parler plus tôt. Il semblerait que les culottes menstruelles soient arrivées sur le marché suite au scandale des tampons (aviez-vous vu le documentaire Tampon, notre ennemi intime il y a deux ans ?), qui allait aussi complètement dans la tendance écolo d'arrêter les protections à usage unique, et donc aussi le zéro déchet. De nombreuses marques ont vu le jour, certaines ont pris leur temps, via du crowdfunding, d'autres ont une toute petite production (une seule fondatrice qui fait elle-même les culottes par exemple). 

Les avantages de la culotte de règles :
  • Écologique car elle va remplacer des milliers de protections hygiéniques polluantes.
  • Bonne pour la santé car on se s'expose plus à tous ces perturbateurs.
  • Economique parce qu'on n'aura plus à acheter des protections à usage unique
  • Confortable et facile : plus besoin d'y penser, on reste au sec et sans odeur toute la journée !
Les quelques points faibles :
  • Si on a un flux très abondant il faut pouvoir la changer, cela n'est pas toujours possible au travail, en déplacement.
  • Elles sont chères, donc il faut investir au début.
  • Elles sont plus épaisses qu'une culotte classique, cela peut se voir avec certains vêtements moulants.
  • Il faut la rincer et laver chaque soir à l'eau froide jusqu'à ce que l'eau soit claire.
Bref, suite à une pub Facebook j'ai fait ma première commande de culotte il y a un an auprès d'une marque américaine déjà bien implantée. Depuis j'ai voulu tester des culottes françaises pour pouvoir vous dresser un tableau test de toutes les culottes que j'ai testé. Pour l'instant elles sont au nombre de quatre, mais je ne manquerai pas d'ajouter dans cet article les futurs tests à venir. J'avais envie de tout tester mais j'ai été bloquée par le budget, et je ne voulais pas non plus tomber dans la sur-consommation. Pour une femme avec un flux moyen, 3 culottes devraient suffire.

1. La culotte THINX


Le projet : Thinx est une des marques pionnières en culotte menstruelle, elle est américaine et basée à New-York. Elle a été montée en 2011 (déjà!) paAntonia Saint Dunbar, Miki Agrawal et Radha Agrawal. Elle prône la body positivité et est très engagée dans le féminisme et la libération de la femme. Suite à une affaire de plainte pour harcèlement auprès de leur co-fondatrice, Thinx a connu une période difficile mais l'équipe ultra motivée à continué à travailler sans leader, avec un très bon chiffre d'affaire. C'est dorénavant Maria Molland qui est à la tête de Thinx et que je trouve extrêmement inspirante, Thanx a d’ailleurs doublé en un an et demi depuis son arrivée et également la société dirigée par les femmes à la croissance la plus rapide du 2018 Inc. 5000 , avec un chiffre d'affaires de 39,6 millions de dollars en 2017.

Fabrication : Les culottes sont fabriquées au Sri Lanka et la marque est très éthiquement engagée auprès des femmes là-bas sur trois piliers : bien être des employées, leadership au féminin et environnement, ils prévoient d'être 100% zéro déchet d'ici 2025. La partie intérieure est en coton (ils proposent aussi des modèles en tout coton bio). On a aussi reproché à Thinx de traiter le tissu absorbant avec une application d’argent (zéolite) dont on ne sait s'il est dangereux ou aps pour l'homme ( pour l'instant classées non toxique mais bon autant éviter).

Modèle et prix : De très nombreux modèles il y en a pour tous les goûts. J'ai choisi la Hiphugger vendue 34 euros plus 9€ de frais de port.

Mon avis j'adore cette culotte parce que c'est la première que j'ai utilisé et qu'elle a été une révolution pour moi. J'aime beaucoup cet élastique taille plutôt haute qui est très enveloppant et le fait qu'elle soit légère et peu épaisse. Je la lavais tous les soirs en espérant qu'elle soit sèche pour le lendemain et cela m'a vite décidé à en acheter une autre, plutôt française. En effet j'ai vu que certaines personnes ont du payer des frais de douane en plus des frais de port, maintenant que nous avons des alternatives françaises, autant consommer local. Si j'allais aux Etats-Unis, j'adorerais en re-commander.

2. La culotte Rejeanne


Le projet : La culotte Rejeanne a été créée par Wye et Alexandra, anciennes avocates et amies de longue date, suite à une prise de conscience lors du congé maternité d'Alexandra (le post partum, tout ça..). Une fois encore c'est l'inconfort qui revenait, le manque de douceur, et l'impact environnemental effarant. Elles sont passé par du crowdfunding et ont vendu 800 culottes en 24 heures sur Ulule !

Fabrication : Elles sont fabriquées en France dans des ateliers qui travaillent pour de grandes maison françaises, avec des matériaux sains et certifiés OEKOTEX 100 et sans nanoparticules d'argent.

Modèle et prix : La fine dentelle sur les bords est très mignonne. Sur le site vous trouverez de très jolies modèles avec beaucoup de choix, dentelle, plumetis, couleurs du 34 au 50. J'ai choisi le shorty callie noir pour 39€, frais de port offerts. A noter que beaucoup de modèles sont en rupture de stock. 

Mon avis : C'est vraiment une de mes préférée parce qu'elle est vraiment jolie et confortable, et made in France. Petit bémol cependant sur la partie protectrice qui ne monte pas assez en avant selon moi, je l'ai signalé à la marque. Les photos sur le site sont très jolies, très cocooning, douceur et non retouchées (on aperçoit par exemple des petits poils aux aisselles sur leur jolie modèle, je valide à 100%). J'ai bien envie de me commander un joli modèle un peu plus glamour. Elles proposent aussi un maillot de bain que je suis assez tentée d'acheter !


3. L'o-culotte par Marguette


Le projet : C'est Marion du blog Marguette (qui a fermé depuis) qui a lancé cette o-culotte en 2018 via du crowdfunding. Cosmétologue bio, Soucieuse de santé, d'environnement et de confort, elle eut l'idée de lancer cette culotte pour simplifier la vie des femmes. Voici une vidéo où elle explique son projet. Plus de 7 000 culottes ont déjà été vendues sur son site tout simple et à son image, très douce,  et Marion gère seule avec un bébé. Un super projet entrepreneuriat !

Fabrication : Elle est fabriquée en France dans les Ateliers Lemahieu qui fabriquent aussi pour Le Slip Français, Le Bourget ou encore Arthur et Dagobert. Elle est en coton bio et sans nanoparticules d'argent. Elle est composée de 3 tissus (bambou, polyester enduit polyuréthane, coton bio le tout certifié STANDARD 100 by OEKO-TEX® qui garantit l’absence de produit nocif pour la santé et l’environnement.

Modèle et prix : modèle unique noir du XXS au XL (quelques tailles semblent indisponibles) et délai de livraison plutôt long, 3 mois, du fait qu'elles sont fabriquées à la commande avec peu de stock (ce que je trouve très bien, pas de perte). Elle est au prix de 32€90 auquel il faut ajouter 2,93€ de frais de port.

Mon avis : Je trouve le projet canon et j'apprécie le coté tout coton de la culotte et sa fabrication Made in France, en revanche je suis moins fan de l’élastique taille basse sur moi et du fait que la partie absorbante ne monte pas assez devant à mes yeux (Marion en a pris note en commentaire). Elle taille plutôt petit. Je pense que cela dépend des morphologies car j'ai vu beaucoup de bons commentaires.  


4. La culotte Fempo


Le projet : Fanny et Claudette voulaient créer une entreprise, pour aider les femmes à prendre plus de contrôle sur leur vie. En 2017, elles ont été marquées par les études et révélations successives sur la composition des protections féminines, toxiques. Rien n’existait encore sur le marché pour proposer une alternative à ces protections potentiellement nocives. 
Elles ont lancé une discussion autour des règles sur Facebook. Elles ne pensaient pas que ça allait prendre autant d'ampleur mais en 2 jours elles ont reçu plus de 3 000 messages. Les retours des femmes montraient une très grande frustration en terme de confort, de peur pour leur santé et d'empreinte environnementale par rapport aux produits utilisés. Pour résumer, les femmes se sentent obligées de faire un compromis entre santé, confort et écologie. 

"En fait, avec Claudette, on a toutes les deux fait des études en sciences politiques mais on a décidé de se lancer et d'essayer de proposer une solution pour ces femmes là, surtout que beaucoup disaient que, malheureusement, elles n'étaient pas du tout tentées par la cup (solution qu'on utilisait avec Claudette). C'est là qu'on a eu l'idée de développer nous même (avec des femmes testeuses et aussi notre ami Google grâce auquel on trouve toutes les infos du monde) une culotte menstruelle en tissu lavable qui remplace les protections pour la journée. Cela fait un an et demi qu'on a lancé le projet et on a abouti à une culotte que les filles adorent il y a 8 mois maintenant en procédant par itération et par écoute des femmes. Nous avons maintenant 20 000 utilisatrices dont la très large majorité sont très heureuses."


Fabrication : Les culottes fempo sont fabriquées en France et en Tunisie et certifiées OEKOTEX 100. 

Modèle et prix : 3 modèles, du 34 au 48, en 4 couleurs (de chair claire, puis de plus foncée à noire). C'est la culotte noire que j'ai testé, au prix de 32€ auquel il faut ajouter 3,90€ de frais de port.

Mon avis : J'adore le positionnement et l'enthousiasme de Magali et Claudette, leur site est à leur image, très nature, positif, on y voit de vraies femmes avec des vergetures, différentes couleurs de peau, elles ont même un super manifesto de warriors pour leurs culottes de l'espace. Rien à dire sur la culotte que j'ai trouvé super, en particulier la partie absorbante en V à l'avant, très bien pensée. A choisir j'opterais pour un modèle moins taille basse la prochaine fois, puisqu'elles proposent plusieurs modèles.


Et voici pour aujourd'hui ! Il me tarde de tester bientôt une ou deux autres culottes plus sophistiquées, en particulier l'Aglaé qui est beaucoup plus couture, non noire et en plus produite tout près de chez moi au Pays Basque, par une bretonne (trop de points communs!). 
Et vous, avez-vous testé des culottes menstruelles ? 
Comment vivez-vous votre cycle et vos règles ? Quels sont vos petits secrets pour bien les vivre ?