24/04/2021

Je vous raconte mes deux premiers trimestres de grossesse


Cela fait fort longtemps que je vous avais promis cet article et bien longtemps aussi que je l'ai commencé. Ici je vous livre un peu de mon année 2020, de juin à décembre, ces deux premiers trimestres de grossesse sous fond de crise sanitaire. En espérant avoir répondu aux questions principales, j'ai été le plus sincère possible. 


Est-ce que j'avais envie d'un enfant depuis longtemps ? Etions-nous ensemble depuis longtemps avec le papa ? Pourquoi ne pas avoir eu d'enfant plus jeune ?

Personnellement je pensais avoir envie d'avoir des enfants dans l'idée depuis petite  (je m'entrainais avec mes familles Play mobile depuis si longtemps !), et ce bien avant trente ans, mais finalement aucun homme ne m'avait jamais vraiment donné envie de fonder une famille. Je ne voyais aucune urgence même si bien sûr j'étais consciente de l'horloge biologique qui me laissait de moins en moins de temps (mais ça va, on fait des enfants jusqu'à au moins 40 ans, voire plus). Mais je ne me suis pas mis la pression sur le sujet. Et l'envie de bébé chez moi n'était pas très palpable tant qu'un papa idéal n'était pas dans l'équation : un bébé pour moi ça se fait à deux. C'est tellement de boulot et de bonheur en même temps que je ne me voyais pas ne pas partager cela avec un partenaire qui ne serait pas à la hauteur, un homme investi dans notre famille. Et pour avoir gardé des centaines d'enfants pendant mes études et au-delà je savais quel responsabilités cela incombait, alors autant être vraiment prête et avec la bonne personne pour ce jour où je perdrais beaucoup de ma liberté pour donner la vie à un petit trésor. Et quand on s'est rencontrés avec mon homme, on a su assez vite qu'on avait envie de fonder une famille ensemble, et toutes mes inquiétudes se sont envolées : c'était le bon !

Aussi quand en 2019, à 32 et 33 ans,  nous avons décidé de nous marier, et parce que nous aimons tous les deux planifier, on s'est dit qu'on tenterait de mettre ce bébé en route juste après le mariage, en en juin 2020, pour ne pas trop perdre de temps, conscients que cela marche rarement du premier coup. En effet, j'avais eu quelques soucis gynécologiques dans ma vingtaine (conisation du col pour un HPV + endométriose diagnostiquée jeune puis disparue à la trentaine) et je craignais que tomber enceinte ne soit pas évident pour moi. Aussi, autant s'y prendre sans trop tarder juste après le mariage pour laisser du temps au bébé d'arriver. Et puis je n'étais jamais tombée enceinte, donc j'avais ce doute affreux et complètement basé sur rien,  d'une possible stérilité.  Pour être franche, il me tenait assez à cœur de faire les choses dans l'ordre : mariage puis ensuite bébé et mon homme a très bien compris ça et respectait ce désir hérité de la tradition. Et j'ai su très vite qu'il serait un super papa, comme une évidence.

Pour ceux qui ont suivi nos déboires en 2020, la Covid-19 est passée par là et nous n'avons pas pu nous marier en Mai 2020, ni même d'ailleurs en Octobre 2020, notre deuxième date de mariage reporté. Ce fut très difficile à vivre comme période, nous avons vécu beaucoup de stress, en particulier à cause de l'incertitude et aussi de certains prestataires malhonnêtes (qui ne voulaient pas rendre l'argent). Et pourtant comme si elle se fichait des plannings et des règles, notre petite fille est venue se blottir dans mon utérus au mois de juin 2020, comme cela était prévu initialement, alors même que nous vivions une période très intense de stress et de chamboulement et que nous avions repoussé ce projet bébé.  J'aime à croire qu'elle existait déjà dans nos projets de couple et de famille telle une petite étoile et qu'elle est venue en moi juste pour m'apprendre à lâcher prise, moi qui me soucie tant de tout contrôler et  trop souvent de ne pas déplaire à ma famille. Cette petite fille venait déjà avec un message "lâche un peu le contrôle, regarde ce qui est important". 



Comment avons-nous su pour cette grossesse ? 


Fin juin 2020, nous sommes allés à Paris pour ma formation de psychopraticienne (je suis déjà en 3ème année !) avec mon fiancé, et nous en avons profité pour faire la tournée des bons copains. Nous avons passé une soirée super sympa arrosée au rosé avec un de mes témoins et qui a terminé dans un restaurant de sushis. Et puis nous avons célébré le mariage d'un autre de mes témoins, au champagne et petits fours, charcuterie, saumon fumé etc. Bref, on en a bien profité ! A ce moment, je ne le savais pas encore, je t'attendais déjà ma petite fille chérie. A quelques jours de la date présumée de mes règles, et parce que mon homme et mois suivons mes cycles de très près sur une application, nous avons commencé à avoir un petit doute. Au bout de 2 ou 3 jours de retard, le doute est devenu plus présent. Mais le confinement avait perturbé mon cycle, cela pouvait être une explication. Samedi 4 juillet au soir, on était à deux jours de retard et on se dit que lundi à la première heure on fera un test. J'en ai acheté deux à la pharmacie, pour être sûre. On a fait ce test ensemble. Ca m'étonne toujours d'entendre des femmes parler de l'annonce à leur chéri, car pour nous tout s'est fait à deux. Mon homme connait parfois presque mieux que moi mon cycle, où j'en suis au jour près, et pourquoi je suis fatiguée ou chafouin pendant le syndrome prémenstruel, aussi il trépignait de faire ce test avec moi, je n'aurais jamais pu le faire en secret ! Pas d'annonce au chéri donc, mais une immense joie partagée !

Nous sommes le 6 juillet, pile le jour de mes 33 ans, et j'apprends que j'attends un bébé, le fruit de notre amour. Ma première grossesse : la machine fonctionne donc très bien ! Nous sommes si émus ! Quel joli cadeau d'anniversaire ! Je suis donc enceinte de 2-3 semaines, ou à 5 semaines d'aménorrhée comme on dit dans le jargon médical. Nous fêtons ça au Blue Cargo (un restau bien connu de la côte basque) avec un bon dîner d'anniversaire et des mocktails, face à l'Océan. Cette grossesse vient nous combler de joie et fait tomber toutes mes barrières, je sens mon homme si fier, je ne me soucie (presque) plus de tout ce que cela vient chambouler. Vais-je rentrer dans ma robe de mariée ? Que vont penser mes grands-parents ? Tout ceci n'est rien face à notre joie immense. Nous n'avons même pas eu le temps d'essayer de faire un enfant que l'enfant est là. Nous sommes conscients de notre chance car beaucoup de nos amis rencontrent de grandes difficultés à concevoir. Je remercie la vie de ce cadeau. C'est du bonheur à l'état pur.


L'avons-nous annoncé vite à nos proches ? Qui était dans le secret ?


J'imagine, et cela me fait mal de l'écrire, que la toute première personne a avoir su que j'attendais un enfant, c'est google a qui je posais déjà mille questions en bonne obsessionnelle ! Dès les premiers jours je me suis fait assaillir de publicités sur la maternité sur les réseaux sociaux. Nous avons gardé le secret de cet enfant mais internet savait déjà. Quel monde bizarre !

La toute première personne à qui j'en ai parlé fut la pharmacienne qui m'a conseillé les tests de grossesse, et dès le premier jour nous avons appelé notre médecin traitant qui a lui-même eu un bébé tout récemment et a semblé même assez ému ! C'est lui qui m'a donc prescrit mes premières analyses de sang, les premiers bas de contention et l'acide folique que j'allais prendre toute le premier trimestre. Je savais déjà que je voudrais être suivie par ma sage-femme en libéral mais elle était en congé cette semaine-là et je ne voulais pas voir sa remplaçante. J'ai donc pris rendez-vous avec elle sur Doctolib pour la semaine suivante. Tout semblait normal, on a aussi programmé l'échographie de datation. Les analyses ont bien confirmé la grossesse et la date de terme.


Le 13 juillet, nous avions prévu de faire en tout petit comité notre mariage civil chez nous dans notre village, et à la maison, avec nos familles et témoins. Personne n'a rien remarqué, j'avais toujours une coupe à la main et mon mari m'a bien aidé en buvant à ma place pendant les festivités ! Et nous avons passé ce mois de juillet à profiter de nos familles, à rencontrer des membres de la famille plus éloignés, et personne ne s'est douté de rien, il me semble, alors même que je respectais à la lettre toutes les indications alimentaires de grossesse. Si on regarde les photos de ce mariage civil ci-dessus, j'avais déjà pris un kilo ou deux, surtout dans les seins (cela a été immédiat, c'est même ce qui m'a mis la puce à l'oreille pour la grossesse) et peut-être un peu le ventre.

L'anecdote de ce mariage un peu dingue c'est que la nuit qui a précédé le mariage civil, alors que toute ma famille était à la maison (nous étions donc 11 à dormir chez nous) j'ai eu d'horribles contractions très douloureuses  qui ont duré plus d'une heure et nous nous sommes inquiétés, tellement que nous avons appelé le 15 à 2 heures du matin qui nous a envoyés aux urgences, dont nous ne sommes revenus qu'à 5h du matin ! On était pas frais pour le mariage ! Au final rien de grave, peut-être simplement la nidation. Personne n'a rien remarqué à part ma mère un brin insomniaque qui a cru que mon petit mari "avait eu besoin d'aller faire un tour" la veille du mariage, comme s'il avait des doutes ! On en a bien ri et il avait donc d'autant plus hâte d'annoncer à belle-maman que c'était avec moi qu'il était cette nuit là et non en proie au doute pour ce mariage, le pauvre. Le couple c'est aussi ça, compter l'un sur l'autre. 

 La famille de mon homme qui nous a accueillis dans le Lot et Garonne pour quelques jours en juillet m'ont peut-être trouvé bien précieuse et pas très bonne vivante à refuser tous les aliments interdits :" Du champagne, du Vin, Maylis?" "Non merci !" "Du saucisson de sanglier maison alors"? En tout cas, personne ne s'est douté de rien. Je pense que tout le monde pensait qu'on attendrait le mariage. Mais je savais que la semaine en Bretagne à 2 mois de grossesse dans ma famille allait être plus compliquée et nous avons donc décidé avec mon homme de l'annoncer à ce moment-là à ma famille. Le cacher serait vraiment trop compliqué aussi longtemps. J'avais bien entendu cette histoire des trois mois mais personnellement j'aurais voulu pouvoir avoir le soutien de ma famille si jamais nous perdions le bébé. Garder deux mois le secret avec son papa m'avait remplie d'émotion et de fierté. A deux mois tout pile, nous avons fait l'annonce à ma famille en arrivant en Bretagne. 


J'avais préparé des enveloppes de photos du mariage pour chacun et un petit cadeau pour ma mère , des petits chaussons de bébés. Nous avons remis les enveloppes à l'apéro. Ma sœur a compris direct en voyant les chaussons de bébé ! Alors que ma mère a bien mis quelques 30 secondes supplémentaires ! On a bien ri ! Et pour mon autre sœur déjà maman qui arrivait un peu plus tard, j'ai ms une petite photo d'échographie dans son enveloppe de photos et elle a adoré, trop contente que ses loulous puissent avoir bientôt un petit cousin ou une petite cousine !

Et ensuite à deux mois et demi, j'ai prévenu mes témoins de mariage et amis proches pour qu'ils puissent adapter le programme pour mon EVJF (ça semblait compromis pour le saut à l'élastique et .. tant mieux !!). Ils m'ont du coup concocté un programme aux petits oignons à base de love, Paris, et de bonne bouffe : programme de folie entourée des meilleurs, j'ai été bichonnée ! Dans cette année difficile, me sentir aussi entourée par des personnes que j'aime fort m'a donné beaucoup de force et d'énergie positive. J'ai adoré que ma témoin et chère amie Marie-Paola immortalise ce moment de jolies photos où on voit déjà légèrement mon petit bidou de 4 mois ! 










Comment s'est passé le premier trimestre ? Pas trop fatiguée ? Ai-je vu des transformations de mon corps de suite ? Comment s'est faite l'annonce aux proches ?


Honnêtement j'ai trouvé que le premier trimestre était le plus difficile. Cela ne se voit pas que je suis enceinte, personne ne le sait, et pourtant tous les signes difficiles sont déjà là. En premier les seins qui ont pris une taille de bonnet dès les premières semaines, sont douloureux, et font apparaitre de jolies vergetures. Les aréoles se sont brunies, je ne reconnaissais plus mes seins ! J'ai dû rapidement acheter de nouveaux sous-tifs, pas évident avec la crise sanitaire, impossible de les essayer ! Evidemment toutes les interdictions alimentaires et l'alcool. Dans l'absolu cela ne m'a posé aucun problème mais j'ai trouvé cela plus difficile tant que ma grossesse n'était pas connue. Mais surtout la fatigue, je me sentais si épuisée ! Moi qui déteste ça j'avais tout le temps envie de faire la sieste, et je m'écroulais à 20h30 le soir comme s'il était une heure du matin ! Après un printemps confinée et sans travail (et donc sans revenus), j'avais accepté plusieurs missions pour des clients (je suis freelance en communication digitale) et je débordais de boulot, je n'ai pas pris du tout de vacances pendant tout l'été alors que j'étais épuisée par la grossesse, les nausées, migraines et insomnies. C'était psychologiquement assez dur car je ne pouvais en parler à personne à part mon chéri.  Je suis quand même partie dans ma famille en Bretagne mais je passais mes journées à mon bureau pendant que tout le monde était à la plage et ce n'était facile ni pour moi, qui avait peu d'énergie mais l'envie d'être à la hauteur de mes super clients, ni pour mon amoureux qui était en vacances et passait ses journées sans moi. Je m'accrochais à l'idée qu'il fallait mettre un max de côté car je ne savais pas de quoi demain serait fait, si j'aurais des missions clients avec cette crise, ou encore si j'aurais droit à un congé maternité d'indépendante avec l'arrivée du bébé. 

Jupe Maison 123 - Top Claudie Pierlot

Je profitais de ce premier trimestre pour bien me renseigner sur les bouleversements de la grossesse et toutes les choses à savoir : je découvrais un monde, le corps est vraiment en sur-régime pendant la grossesse, et je trouve qu'on en parle assez peu (en tout cas jamais en cours de bio) ! Bien sûr le bébé grandit dans l'utérus et le ventre s'arrondit, mais cela transforme tant de choses dans le corps de la maman ! L'appareil respiratoire est modifié, je m'en suis rendue compte très vite, j'étais tout le temps essoufflée à cause de l'hyperventilation. En effet les besoins respiratoires augmentent de 20 à 30%.  Evidemment les hormones, HCG, œstrogènes et progestérone, sont sécrétées, permettant à la grossesse de s'installer et d'être menée à bien. Le volume sanguin augmente aussi énormément (entre 30 et 40% de sang en plus !!) et le débit cardiaque aussi : plus 20% au premier trimestre, et plus 40% à la fin du sixième mois ! Et bien sûr les nausées matinales, les migraines, les transformations de la peau et l'apparition des vergetures sur les seins malgré des tonnes d'huiles et de crème, des cheveux (en mieux ! ) et la rétention d'eau dès le début pour moi. Un jour mon mec me dit "oh mon dieu, regarde tes chevilles ma chérie!" et clairement c'était pas beau à voir, mes jambes étaient si gonflées et j'ai du porter des bas de contention ultra glamour dès le début de la grossesse ! J'ai pris assez peu de poids durant ce premier trimestre, je dirais 2 kilos environ, j'étais ultra stressée au début de prendre beaucoup de poids impossible à perdre ensuite, et après une première annulation, notre mariage avait été décalé fin octobre à 4 mois et demi de grossesse et je craignais de ne plus rentrer dans ma robe.  Et surtout, je me voyais changer psychologiquement, je me préparais doucement à devenir maman, et je me concentrais plus sur les émotions, et je voyais mon cerveau faire un gros travail de tri, à travers des cauchemars toutes les nuits, et une soudaine baisse d'intérêt pour mon travail même si je n'ai rien lâché de ce côté là (je reste quelqu'un de très consciencieux en toute circonstance). 

J'avais très envie de bien me préparer pour la naissance, psychologiquement et matériellement, mais je dois avouer que j'ai manqué de temps avant la fin du troisième trimestre, et mon congé maternité, cela a même été assez frustrant. 

Mais j'étais heureuse de toutes ces transformations car je savais que c'était pour une bonne cause. Il me tardait tant d'avoir la première échographie avec son papa et de découvrir notre bébé, et de pouvoir annoncer cette grande joie à tous nos proches ! Pour moi le bonheur est encore plus grand quand il est partagé. Voir mon homme si heureux à l'idée de devenir papa, mes parents et beaux parents à l'idée d'être à nouveau grands-parents, nos frères et sœurs, belles-sœurs et beaux-frères à l'idée d'être oncles et tantes etc. Cela a rendu ce grand secret vraiment réel et la joie encore plus grande ! Et comme par hasard, pile au moment des annonces, j'ai commencé à voir le bidou grossir discrètement. Pour une nouvelle grossesse je pense que je l'annoncerais à mes amis proches un peu plus tôt. J'ai aimé garder le secret le premier mois avec le papa mais avec le temps j'ai trouvé cela difficile. Au final ma sœur m'a un peu encouragée à l'annoncer à mes témoins avant les 3 mois car ils étaient en pleine organisation de mon enterrement de vie de jeune fille et que cette information cruciale allait mener sans doute à quelques ajustements dans le programme.



Quelle a été ma routine soin pendant la grossesse ? Ai-je acheté des vêtements de grossesse ? 


C'est une question qui est souvent revenue. Honnêtement, concernant la peau et les vergetures, aucune crème même la plus chère ne fera de miracle : si cela doit craquer, cela craquera ! Au début j'avais acheté un pack de 2 flacon d'huile de massage vergetures Weleda. Elle est super mais assez chère et quand elle fut terminée, j'ai simplement rempli le flacon d'huile d'amande douce chez Petit Grain, mon épicerie vrac préférée à Bayonne. J'ai alterné avec des produits que l'on m'a offert (la crème des Laboratoire Téane et la Circa Magnifica de Sanoflore) et mes huiles brutes (avocat, bourrache, argan, amande douce) ainsi que du beurre de karité. 

Pour le reste j'ai adoré mes cheveux pendant la grossesse, je n'avais plus besoin de les laver tous les deux jours, ils ont pris un beau volume et n'étaient jamais gras ! En revanche ma peau était plus sèche, surtout les lèvres et j'ai abusé du stick à lèvres. Il m'a semblé que j'avais beaucoup moins de poils et qu'ils étaient plus blonds. Je ne suis pas une obsédée du poil aussi j'y ai assez peu touché, à part un petit coup de rasoir quand j'en avais envie, mais pas d'épilation (peu recommandé enceinte car la peau est très sensible). Concernant les ongles, j'ai arrêté le vernis, sauf en octobre où je me suis fait une manucure pour le mariage avant d'apprendre qu'il était à nouveau annulé. 

Jupe Maje (seconde main) et très très vieux pull H&M (il a au moins 10 ans !)

Pour me sentir bien dans mon corps de femme enceinte et parce que j'ai très vite était trop serrées dans mes vêtements à partir du deuxième trimestre, j'ai fait un peu de shopping en ligne et je me suis offert 2 robes et 2 jupes plissées de chez Maison 123 que je portais taille haute, dans la taille au dessus ! J'ai été assez coquète pendant la grossesse et j'ai beaucoup aimé voir mon corps s'arrondir, même si ce n'était pas très confortable. J'ai d'ailleurs investi dès la fin du premier trimestre dans un coussin de maternité Les Babilleuses qui a été un achat utra rentable tout de suite, en particulier pour la nuit. J'ai aussi commandé quelques articles de grossesse sur vinted (pantalon, jeans, robes) et j'ai acheté un jean de grossesse dans une grande enseigne que j'ai porté tout le temps, et un jogging tricoté qui me donnait des airs d'Obélix avec le bidou d'après mon homme, mais était très confortable et douillet. Je n'ai acheté aucun haut, j'ai porté beaucoup de mes fringues habituelles, juste un peu différemment (les jupes plus taille haute par exemple). Pour les chaussures, à la fin de la grossesse surtout, je ne portais quasiment plus que des baskets, car mes pieds étaient enflés. Pour un mariage en septembre (qui a eu lieu !) je me suis aussi offert une robe longue de grossesse superbe chez Asos et j'ai beaucoup porté une longue chemise un peu loose de chez la petite créatrice française Gabrielle Chantal.

Jean C&A de grossesse - Chemise Gabrielle Chantal


Robe et Gilet Maison 123

Jupe Monoprix - Marinière Armor Lux

Comment ai-je été suivie avec cette année covid ? Ai-je pu faire les échographies avec le papa ? Bien me préparer ?


Depuis quelques années que je vis au pays Basque, j'avais eu du mal à trouver un ou une gynécologue aussi je m'étais tournée vers une sage-femme en libéral juste à côté de chez moi et ce fut vraiment la révélation ! Saviez-vous que les sages-femmes peuvent faire tout le suivi grossesse, gérer les questions de contraception ou encore faire des frottis ? J'avais rencontré Marie ma sage-femme quelques mois avant de savoir que j'étais enceinte et c'est tout naturellement que j'ai fait tout le suivi de grossesse chez elle, avec le papa. Il a pu assister à tous les rendez-vous de préparation, et à toutes les échographies, chez une gynécologue échographe en libéral. On a été frappées de voir à quel point tout le monde était aux petits soins avec nous (et surtout moi la maman) et ce fut très agréable. Nous sommes restés de longs moments dans le cabinet de ma sage-femme, elle a pu répondre à toutes nos questions sans compter son temps, et sans que je n'ai rien à débourser pendant des les très nombreux rendez-vous. C'est vraiment dans ce genre de moment que je mesure ma chance de vivre en France et d'être autant prise en charge : il  y a un rendez-vous tous les mois, plus 8 rendez-vous de préparation à la naissance, et je pouvais venir autant que je voulais. Comme je n'étais pas immunisée contre la toxoplasmose, je devais aussi faire des analyses de sang (et d'urine) toutes les 4 semaines. Si on ajoute à cela les échographies et aussi les rendez-vous avec la gynécologue de la clinique où j'avais choisi d'accoucher, cela fait beaucoup, mais pas trop, j'ai vraiment trouvé cela essentiel. Comme je travaille à mon compte, j'ai pu caser ces rendez-vous quand je le souhaitais, j'imagine que c'est pas aussi confortable pour les salariées qui auraient des patrons peu compréhensifs. Seul bémol, une grande majorité de ce que j'ai du acheter pour la grossesse (vitamines, fer, magnésium, homéopathie, crèmes vergetures ou hémorroïdes etc.) n'est absolument pas pris en charge. Alors que rien de tout cela n'est facultatif. Je me dis que cela doit être difficile pour les mamans qui ont peu de moyens. 

En revanche je regrette de ne pas avoir pu profiter de ce moment à cause du covid : nous avions très envie avec mon chéri de pouvoir bien en profiter pour se faire des trucs en amoureux, voyages, restaurants, week-ends, avant l'arrivée de bébé et rien de tout cela n'a été possible. Je m'étais aussi dit que je ferais des cours de yoga prénatal en présentiel et de la gym douce en piscine et cela n'a pas été possible non plus. 



Est-ce que cela s'est arrangé au deuxième trimestre? Avez-vous pu vous marier ? Comment avez-vous annoncé le sexe du bébé ?


Comme souvent le deuxième trimestre voit arriver le regain d'énergie. Je me suis mise à fond dans le boulot pour mes clients et dans la réorganisation de notre mariage fin octobre, tout en surveillant la balance pour ne pas prendre trop de poids pour la sublime robe de mariée que j'avais choisi un an plus tôt : ça aurait été vraiment dommage de ne pouvoir la mettre. Olga ma couturière s'est donné à fond pour les retouches, surtout au niveau de la poitrine. On a du changer de lieu, et tout réorganiser en mode petit comité et ce fut une période assez stressante. J'étais toute à la joie des annonces de la grossesse à mes amis, à la dernière ligne droite avant le mariage (finalement non). J'ai fait trois aller-retours à Paris pour ma formation de psy et mon EVJF, je n'ai pas arrêté une minute avec le travail à temps plein pour mes clients ! Les nausées étaient terminées et je n'avais malheureusement pas trop le temps de penser à la grossesse avec tout ce travail et cette organisation. Ceux qui me suivent sur Instagram se souviennent peut-être de mon appel à l'aide à l'époque, j'étais épuisée et effondrée de voir que notre mariage risquait encore d'être annulé. Ce fut le cas et nous l'avons appris 2 jours avant par Macron à la télévision, alors que je sortais de chez la manucure pour la totale ongles, cils etc. et que toute ma famille était déjà arrivée chez nous pour les derniers préparatifs. Nous étions dégoutés, effondrés, mais il a fallu se rendre à l'évidence : le mariage (religieux) n'aurait pas lieu en 2020, et il n'aurait pas lieu avant la naissance de notre petite fille. Cette fois c'était sûr et j'ai dû en faire le deuil.

Parce que j'aime regarder toujours la vie du bon côté, nous avons décidé de remplacer le mariage par un genre de baby shower avec nos parents et frères et sœurs, et de révéler le sexe du bébé que nous venions d'apprendre quelques jours plus tôt ! Ainsi on gardait un esprit de fête et cette journée fut une vraie réussite ! Cela nous a vraiment mis du baume au cœur d'être si entourés et c'est seulement après ce "non mariage" que j'ai pu vraiment intégrer totalement ma grossesse, et d'ailleurs c'est à ce moment-là que j'ai commencé à réellement prendre du poids et à vouloir profiter de cette grossesse à 100%. Grâce à l'haptonomie, nous avons commencé à sentir le bébé. Je dis nous car son papa l'a sentie pour la première fois le même jour que moi ! Un grand moment d'émotion pour nous deux ! 



Ai-je pu demander et obtenir un congé maternité ?


C'est une question qui est revenue souvent et que d'ailleurs je me posais aussi. Depuis mon départ de Paris et du salariat j'étais inquiète de ne pas avoir droit à un congé maternité si j'attendais un enfant. Cela me semblait si injuste après avoir tant cotisé ! En 2019, une loi est passée donnant droit aux indépendantes à un congé maternité de 10 jusque 16 semaines mais pour cela il faut avoir cotisé assez sur les trois années précédentes. Il se découpe en deux parties : l'allocation forfaitaire de repos maternel (3428 euros), et les indemnités journalières (56, 35 €/ jour). Mais si vous n'avez pas cotisé assez sur les droits dernières années, l'allocation est de 342,80 € et les indemnités de 5,635 € soit seulement 10% ce qui fait assez peu. Il s'agit des personnes qui ont déclaré moins de 10% du plafond annuel de la sécurité sociale donc moins de 4113 euros en 2021. 

Il me semblait bien avoir cotisé suffisamment mais comme j'avais repris mon activité d'indépendante délaissée pendant quelques années seulement depuis 2 ans (j'ai le statut d'auto-entrepreneure depuis 8 ans, que j'avais cumulé avec mon statut de salariée pour le blog et de petites missions freelance mais j'ai eu plusieurs années à 0€ de CA), j'avais vraiment un doute angoissant. J'ai bien envoyé mon arrêt de travail 4 mois avant le terme mais je n'ai eu aucune nouvelles pendant des mois, jusqu'à 3 semaines avant le terme et cela a été stressant, d'autant plus que je lisais pas mal d'histoires malheureuses autour de moi de femmes qui avaient galéré, n'avaient rien eu etc. J'ai relancé Améli à maintes reprises par message et ils me disaient de patienter. Au final, je peux vous rassurer, j'ai bien tout reçu ! En revanche, même si c'est déjà super, je trouve que c'est trop peu en durée. On peut prendre de 4 à 6 semaines avant (j'en ai pris 4, je n'ai pas posé de congé pathologique pour travailler le plus tard possible pour mes clients) et je trouve que les 6 à 10 semaines après la naissance cela fait vraiment très peu. Cela va à peine aux 2 mois du bébé, quand on allaite c'est juste impossible de reprendre si vite, et d'ailleurs le congé est bien plus long : un an au Danemark, au Royaume Uni ou au Canada. Si vous êtes indépendante, vous pourrez trouver toutes les infos sur le carnet de maternité des cheffes d'entreprises. Quant au papa, qui est aussi chef d'entreprise, il aura droit à 11 jours. On était un peu dégoutés qu'il n'ait pas droit aux 30 jours de la nouvelle loi, cela ne sera que pour les papas à partir du 1er juillet 2021 ! Peut-être pour un bébé deux un jour ! 

Au final, nous avons trouvé une nounou seulement pour septembre quand Babychoue aura 5 mois alors que fin mai je n'aurais déjà plus de congé. C'est aussi un choix qui nous semble mieux pour notre fille, et pour moi qui doit rendre mon mémoire de fin d'année en juin et présenter une soutenance. Je vais donc essayer (avec mon homme) de me débrouiller et de piocher dans ma petite épargne pour ces trois mois compliqués d'été sans revenus à venir. Sans compter que rien ne garantit que je retrouve des clients tout de suite, à la sortie du congé. Mes clients ne m'ont pas forcément attendue pendant ce congé et je n'ai pas beaucoup de temps pour préparer le retour, faire de la prospection. Même si j'essaye de ne pas y penser maintenant, cette situation n'est pas franchement confortable mais j'essaye de faire confiance à la vie et de croire à l'arrivée des clients pour mon retour de congé maternité. Jusque maintenant cela m'a toujours réussi !

Dès que je peux, je ferais un article sur le troisième trimestre, la préparation de la chambre de bébé et l'accouchement ! Merci de m'avoir lue et hâte de lire vos petits commentaires :)

30/07/2020

Quitter Paris pour le Pays Basque : mon bilan après 2 ans

Photo by Miaritz

Il y a 2 ans et demi je quittais Paris pour le Pays Basque. Au bout de 6 mois, je racontais mon expérience dans cet article pour faire un premier petit bilan. Cet article est un de mes articles les plus lus sur le blog, et il ne se passe pas une semaine sans que je reçoive des mails de votre part avec des questions sur cette aventure personnelle. J'y réponds toujours avec plaisir ! Et pourtant depuis cet article, mon regard et ma vie ont vraiment bien changé depuis 2 ans.  Aussi, voici un nouvel article où je vais vous livrer mon ressenti sur cette période et ce grand changement de vie, en reprenant vos questions les plus courantes. J'espère que cela permettra à ceux qui se posent des question d'avoir des réponses. 

Comment, quand et pourquoi as-tu décidé de partir,  comment as-tu choisi ta destination et pourquoi le Pays Basque, et comment t'es-tu préparée ? 


Je suis née à Paris, de parents bretons. J'ai vécu à différents endroits dans ma vie, en région parisienne avec ma famille, mais aussi ailleurs en France, à Nantes, à Blois, à Clermont-Ferrand, et même ailleurs en Europe, à Athènes il y a 10 ans (ceux qui me suivent depuis le début du blog s'en souviennent peut-être !) ou encore à Rome. J'adore Paris. C'est ma ville d'amour. Je ressens des choses folles à Paris,  j'y ai vécu parmi les souvenirs les plus importants de mon histoire, j'y ai la plupart de mes amis, j'y ai construit ma carrière, aussi. Mais j'ai toujours su que je ne voulais pas y vivre toute ma vie. En 2015 j'avais décidé de partir l'année suivante, en 2016. J'étais en couple à l'époque et nous voulions partir à deux. Après la rupture, j'ai laissé ce projet de côté, j'avais besoin de me recentrer sur ce qui était important pour moi à l'époque, mon blog, mes projets, mes amis, et surtout mon travail (beaucoup trop mon travail). En 2016 je frôle le burn out et je suis arrêtée, je réfléchis à fond à mes nouveaux projets professionnels, je repense à quitter Paris et changer de métier, à trouver plus de sens loin du monde de la communication, mais je commence un nouveau boulot, toujours à Paris, dans une belle boite et à un super poste. Tout est super même si je sais que ce projet est toujours là, bien présent. Je me mets à nouveau à fond dans le boulot, en général c'est ce que je sais bien faire, j'ai des collègues sympa, la boite est cool et dynamique, je suis sur des beaux projets, j'endors un peu mes désirs d'autre chose. Mais à l'été 2017, alors que j'entreprends un voyage seule en Asie pour mes 30 ans (voyage pendant lequel j'étais sans cesse dérangée par le boulot) je prends la décision finale : au retour des vacances, je démissionne et je commence à vivre une vie qui me correspond mieux, en terme de rythme, en terme de sens, et en terme d'environnement. 

Le Pays Basque n'était pas une évidence au début, car je souhaitais vivre dans un endroit où je pourrais trouver du boulot, et j'avais l'intuition que ce ne serait pas le cas au Pays Basque (spoiler : j'avais raison). Je cherchais donc du boulot à Lyon, à Bordeaux, à Nantes, dans le Sud de la France, à La Rochelle. J'étais assez open, sur le lieu mais je voulais trouver un job qui ait du sens et à un salaire correct. Malgré quelques opportunités intéressantes, au bout de quelques mois à postuler à fond, je n'avais rien trouvé qui me corresponde. En région, sachez-le les salaires sont très bas et la concurrence est rude, en tout cas sur les métiers de marketing et de communication. Je ne pensais pas être particulièrement bien payée à Paris (en comparaison avec mes amis et camarades de promo), on m'a bien fait comprendre que si comparé à la région. Entre temps j'avais réussi à négocier avec mon entreprise (merci à eux) une rupture conventionnelle, ce qui me permettait d'envisager sereinement ce départ et cette reconversion. J'allais avoir du temps pour réfléchir à mon projet, pour souffler aussi pour la première fois de ma vie que je vivais à mille à l'heure depuis 15 ans. Pfiouuu. 

Et du coup, j'ai réfléchi à l'endroit. J'étais libérée de l'obligation de trouver un boulot avant de partir, j'aurais donc le temps de trouver sur place, ce qui est toujours mieux. Je connaissais le Pays Basque pour y être allée en vacances, l'été mais aussi l'hiver. J'adore l'océan, le vrai, le sauvage, l'Atlantique. je voulais partir plus au sud que ma région familiale, et je pensais aux Landes, dont mon prénom Maylis est originaire, et au Pays Basque. J'en parlais à une amie (hello Melvina !) et elle rêvait elle aussi de partir dans la région, à Biarritz. Je décidais donc de partir aussi pour Biarritz à quelques mois d'intervalles avec mon amie.  

Si c'était à refaire, je ne choisirai pas Biarritz, mais plutôt Bayonne (à 15 minutes) qui est une ville plus animée à l'année, plus jeune, moins chère aussi en terme d'immobilier. Pour vous donner une idée, mon T2 à Biarritz me coûtait 700€ par mois, pour 42 mètres carrés, soit à peine moins que ce que j'avais à Paris 15ème (qui était certes un bon plan). C'est une question qu'on m'a beaucoup posée aussi je vous donne mon avis, qui n'engage que moi.

Pour résumer, j'ai pris ma décision en juillet 2017, je l'ai annoncée en septembre 2017, j'ai préparé mon départ et discuté avec mon entreprise jusque fin novembre 2017 puis j'ai quitté mon job mi janvier 2018. J'ai travaillé consciencieusement jusqu'au dernier jour, pour ne pas faire un sale coup à mon équipe, à ma stagiaire, et à ma boss, qui m'en a d'ailleurs vivement remerciée le dernier jour. Je suis partie la tête haute et la conscience tranquille, c'était très important pour moi. Le 14 février 2018 j'avais les clés de mon appartement biarrot, et le 28 février je rendais celles de mon appartement parisien. Le début de l'aventure ! Ces 6 mois de préparation m'ont laissé largement le temps de trier mes affaires, donner, vendre, économiser à bloc pour préparer la suite, faire du réseau. 

Photo by Camille Brignol

La première année à Biarritz : déménager seule dans une nouvelle ville ? Comment je me suis constitué un réseau amical ? Quid de ma recherche de boulot ? Comment j'ai préparé ma reconversion ? Est-ce que j'ai rencontré un mec ?


De nombreux amis ont été surpris de ma décision de partir seule, et sans boulot. C'est vrai que dans le monde dans lequel nous vivons, on voit rarement des personnes tout quitter, seules, pour un horizon inconnu. Certains ont aussi cru que c'était un départ temporaire, comme une parenthèse, et que j'allais revenir. "Tu restes combien de temps ? Tu reviens bientôt ? ". J'ai mis toute mes affaires dans un petit camion (merci à tous les amis qui m'ont aidé pour ce grand départ).  J'ai mis un point d'honneur à ne pas venir à Paris pendant 6 mois, histoire de bien acter le départ. C'est ici que je vis maintenant, ici que je construis ma vie. Une page se tourne.

Pendant ces 6 mois, il s'est passé beaucoup de choses. J'ai passé du temps à m'installer, dans mon petit appartement pour m'y sentir bien. J'ai beaucoup lu et fait des recherches, des interviews métiers pour préparer ma reconversion (je veux devenir psy), et décider de mon choix de formation. Je me suis aussi pas mal baladée pour découvrir la région, qui est magnifique, vous vous en doutez. J'adore la côte mais j'aime aussi énormément le Pays Basque intérieur, ses montagnes, ses collines verdoyantes, les troupeaux de brebis et les pottoks (célèbre petits poneys basques sauvages des montagnes) et bien sûr la gastronomie locale (les chipirons, le fromage de brebis, le piment d'espelette etc). J'ai pris le temps, la vie était plus calme, plus intérieure aussi. C'est quelque chose que je n'avais jamais pu faire à Paris, prendre le temps. J'avais toujours tant à faire !  



Et quid de ma vie sociale ? 


Au début j'ai trouvé assez reposant d'avoir moins de gens à voir. Mais finalement j'ai très vite rencontré du monde. J'ai été invitée à un match du BO (Biarritz Olympique) suite à l'annonce de mon arrivée à Biarritz sur Twitter (merci à la responsable com du BO de l'époque) où j'ai rencontré quelques influenceurs locaux dès la première quinzaine, et j'ai suivi pas mal de monde dans la région sur les réseaux sociaux, sur Instagram. Il ne faut pas hésiter à discuter avec des personnes avec qui on a les mêmes centres d'intérêt (zéro déchet pour moi par exemple, ou bien lecture, féminisme, bonnes adresses etc). J'ai été prendre des verres, je suis sortie de ma zone de confort,  j'ai pris des initiatives, j'ai été super bien accueillie. J'ai encore un souvenir ému de ce message privé Instagram me proposant d'aller boire des verres et admirer le coucher de soleil à la côte des basques 2 semaines après mon arrivée, d'une chouette fille devenue rapidement une amie ensuite (Laura si tu me lis !). J'ai aussi fait une petite pendaison de crémaillère avec tous ceux que je connaissais sur place.  J'avais en outre dit à mon réseau que je partais aussi on m'a donné quelques contacts : d'anciens collègues, une sœur d'amie, une amie d'amie etc. J'ai aussi contacté une association de femmes entrepreneurs au Pays Basque et j'y ai rencontré de chouettes femmes dont certaines sont devenues des amies. Je pense que chacun selon ses passions et centre d'intérêt peut rencontrer du monde (sport, art, culture, théâtre, photographie etc. ). Je suis même allée à un événement de l'APEC (association pour l'emploi des cadres), à un salon. Mon amie déjà sur place m'a aussi présenté une amie qu'elle s'était fait au sport par exemple (une super équipe de roller derby pour ceux qui connaissent). Et je me suis aussi inscrite sur des applications de rencontre pour voir ce que ça donnait puisque j'étais célibataire, j'ai fait quelques "dates" le mois de mon arrivée (je me lasse vite de ce genre de rencontre où on perd parfois son temps... mais pas toujours, ahah, l'histoire le dira!).  Bref, petit à petit je me suis fait des amis. Tranquillement. D'un peu partout d'ailleurs, et plus rarement du Pays Basque. Et j'ai aussi quelques ami.e.s de Paris et d'ailleurs qui sont venus me voir !

Photo Camille Brignol

Et niveau amour ? 


Comme j'étais un peu une championne des mauvais choix amoureux depuis un moment (histoires sans avenir, sabotage amoureux), je m'étais dit que j'allais prendre mon temps, et ne pas me précipiter. Je n'avais pas changé de vie pour ça, et pourtant j'étais sûre que j'allais trouver mon bonheur quand le moment serait venu pour moi. Le fait de faire un travail important sur moi même me permettait de savoir que j'étais prête, mais cela ne m'a pas empêché de faire quelques erreurs dont je ne parlerais pas ici. Mais, loi de l'attraction oblige, j'avais demandé une belle rencontre. J'ai cependant eu une chance phénoménale puisque mon chemin a croisé la route de celui qui partage désormais ma vie, dès le mois de mars 2018, à peine un mois après mon arrivée ! Ne vous emballez pas, il m'a bien fallu 6 mois pour comprendre que c'était une piste intéressante à explorer, et lui donner une chance dans mon cœur. Le 21 mars, je marchais 45 minutes jusqu'au restaurant typiquement basque où nous allions nous rencontrer (si vous avez suivi je n'avais pas encore de voiture). Bref, une dizaine de dates plus tard, à la fin de l'été, nous sommes devenus un couple et je suis tombée amoureuse. Ce qui est assez exceptionnel et unique dans mon histoire amoureuse, c'est que mon homme n'était pas pressé, il avait envie de prendre le temps de me connaitre. Et je peux vous dire que ça c'était vraiment nouveau. Jamais dans l'histoire des hommes que j'ai croisé dans ma vie, ai-je vu quelqu'un d'aussi peu pressé ! Du coup j'ai été un peu décontenancée, c'est sûr, mais ce long temps pour faire connaissance, discuter et refaire le monde, a permis de poser les bases d'une relation solide et durable. Et d'ailleurs, on se marie cette année ! Je vous parlerai sans doute de ça dans un futur article, enfin si vous le souhaitez (dites moi ça en commentaire). En attendant je vous mets quelques photos de notre séance engagement dans les Landes et sur la Corniche Basque avec notre photographe chérie Camille Brignol.










Et mes projets de boulot ? Comment je vis financièrement, est-ce que j'ai entamé ma reconversion ? 

Je savais qu'il serait difficile de trouver du boulot dans ma branche, je n'imaginais pas à quel point. J'ai envoyé des centaines et des centaines de candidatures, pour tous types de jobs plus ou moins dans ma branche et plus ou moins loin géographiquement, et malgré quelques rares entretiens intéressants, je n'ai pas trouvé de poste en CDI dans la région. J'ai un très beau CV (on m'a dit qu'il faisait peur plein de fois ici) et j'ai même tenté de le minimiser pour tenter de décrocher un job. A Paris j'ai toujours trouvé un job en claquant des doigts. Ici ce fut très dur et décourageant. Tout passe par le réseau ici et je n'en avais pas en arrivant, et il est vrai que les quelques belles opportunités que j'ai pu avoir ici je les ai toutes eues par mon réseau. Les salaires sont très très bas et franchement de tous les potes que je me suis fait ici, rares sont les gens salariés, alors que c'était le cas de la majorité de mes potes en région parisienne. Il y a beaucoup d'entrepreneurs, d'artisans, vraiment ça change ! Disons qu'il est très difficile ici de trouver un job avec un bon salaire, d'autant plus que la région attire et que je me suis retrouvée souvent en concurrence avec des personnes prêtes à tout (hello les surfeurs), y compris gagner le smic pour un job de cadre, sous prétexte que la mer est à deux pas (et pour moi c'est non, je ne vends pas ma liberté pour un smic, merci bien, dans ce cas autant être caissière, serveuse ou vendeuse). D'autant plus que la vie ici est normalement chère, les prix des restaurant sont pareils qu'à Paris, seuls l'immobilier est un peu moins cher, et encore, les prix de la côte s'enflamment. J'avais des projets d'investir et je voulais gagner en niveau de vie en déménageant, et non le contraire. 

Comme je suis une fille vaillante (oui M'dame) j'ai fait des tas de petits boulots pour gagner un peu de sous (hello les baby-sittings à 30 ans, avec des parents plus ou moins sympa), et j'avais la chance d'avoir le chômage le temps de chercher un boulot. Mais les deux ans sont passés vite et il fallait trouver mon gagne-pain pour subventionner ma vie et ma formation dans l'école d'analyse transactionnelle que j'avais choisie (à Paris). Et j'en ai eu marre des petits boulots, j'ai eu quelques mauvaises expériences (parents qui rentrent à 6h du matin bourrés sans prévenir au lieu d'une heure du matin), et je trouvais ça difficile, pour moi qui adore les enfants, de garder ceux des autres parents de mon âge pour parfois 8 balles de l'heure pour 3 ou 4 enfants (oui je me respectais pas trop clairement) et mon mec m'a bien aidé à me rendre compte que c'était un peu n'importe quoi. J'avais un super Bac +5  et  10 ans d’expérience, c'était pas une bonne idée de faire ces petits boulots qui sabotaient clairement ma confiance en moi et étaient assez peu compatibles en terme de rythme avec ma vie de couple.

La vie de Freelance : au bout d'un an, je me suis lancée en tant que freelance en communication, toujours dans ma branche donc. J'avais le statut auto-entrepreneure depuis déjà 7 ans et je m'en servais pour facturer parfois des PME ou start-ups pour qui je faisais du conseil, ou encore pour le blog, les rares fois où j'ai gagné trois sous (si vous voulez faire un blog pour gagner des sous, oubliez !). Et j'ai très vite retrouvé confiance en moi en faisant appel à mon réseau pro, certes assez parisien, qui savait comment je bossais (bien) en stratégie digitale, social media, influence, social media etc. J'ai bossé très vite pour de belles agences, et de belles marques internationales, de belles entreprises (rarement au Pays Basque, soyons honnête). J'ai été aussi contactée pour donner des formations en social media dans la région. Cela fait maintenant  1 an et demi que je vis en tant que freelance et je suis fière du chemin parcouru. C'est une nouvelle vie qui a ses bons côtés (la liberté !!!!!) et ses mauvais (euh... quand j'ai fini cette mission, vais-je trouver une nouvelle mission / de nouveaux clients? Qui va me payer en août si la compta n'est pas là ?). Et jusqu'à maintenant tout se passe à merveille et j'ai toujours eu des nouveaux projets et clients chaque mois (sauf pendant le confinement où ça a été très chaud). Pourvu que ça dure ! C'est un apprentissage pour moi qui ne vient pas franchement d'une famille d'entrepreneurs, mais j'en savoure les bons côtés, et j'espère qu'un jour mon banquier comprendra que je suis une meilleure cliente (ou au moins tout aussi valable et sérieuse) qu'un CDI au smic pour investir : on peut toujours espérer. 


 Et mon projet de reconversion ?

Si j'ai fait tout cela, c'était avant tout pour changer de vie et de projet professionnel, pour trouver un sens et être plus à l'aise avec mes valeurs.  Mais une reconversion ne se fait pas en un jour. Je me suis lancée dans une longue reconversion, qui me prendra au moins 5 ans, et c'est bien normal pour un métier aussi sérieux. En septembre, j'entre donc déjà en 3ème année à l'EAT, mon école pour devenir psy. Je suis passionnée par mes études et sûre et certaine d'avoir fait le bon choix et de m'épanouir dans cette voie. Quel bonheur de reprendre les études passé 30 ans et d'apprendre à nouveau, d'être stimulée à ce point ! Je vais donc un grand week-end par mois à Paris pour les cours pratiques et théoriques en présentiel, et pour le reste je travaille depuis la maison. Aussi mon job de freelance est indispensable pour payer cette formation, et il est aussi super compatible avec cette formation car il me laisse une grande liberté dans mon emploi du temps. Et mes week-ends parisiens me permettent de voir aussi mes amis quand ils me manquent et c'est encore plus motivant!  Nous ne sommes qu'à 4h en TGV de Paris, cela se fait très bien (et encore mieux avec Netflix!). 

Et voici pour ce petit bilan 2 ans et demi après mon départ. Je n'ai pas trop parlé de ma vie d'aujourd'hui car je vous ai déjà pondu un énorme pavé, ça sera peut-être pour une prochaine. J'espère que j'aurais répondu à toutes vos questions, et s'il y en a d'autres n'hésitez pas à me les poser. Surtout écoutez votre cœur, n'ayez pas peur de vous lancer dans vos projets et vos rêves, rien ne peut vous arrivez d'autre que de les réussir, vous n'avez rien à perdre ! Prenez soin de vous. <3




Toutes les photos de cet article ont été prises par Camille Brignol (séance engagement) ou Marion du blog Miarritz (photos à Bayonne). Merci à toutes les deux. 


09/01/2020

Mes 8 coups de cœur durables pour les soldes



J'ai eu beau chercher partout sur les articles de mes blogueuses préférées, je n'ai pas trouvé de jolie sélection de produits en soldes qui soit de marques fabriquées pas trop loin, avec des matières naturelles non polluantes pour l'environnement. Après 3 années à suivre le défi "rien de neuf", cette année où je vais épouser mon amoureux, j'avais envie d'avoir quelques belles pièces neuves, de qualité, durables, et qui "spark joy" comme dirait notre Marie Kondo internationale. Et du coup, je vous l'ai faite cette jolie sélection ! Garantie sans aucun lien affiliés :-)  


Dressez la liste de vos envies et tenez-vous-y 


Avant de faire les soldes, j'avais établi la liste de mes besoins, une dizaine maximum :

  • une paire de chaussons bien chauds pour la maison, féminins et solides.
  • un kimono élégant et de qualité pour l'intérieur et sans polyester
  • un pull blanc chaud en matière naturelle et sans alpaga (pire matière, qui se dépose partout et je parle d'expérience)
  • une paire de baskets pour marcher pendant les grèves, en cuir intérieur et extérieur, fabriquée en Europe (pas de marques de sport nécessairement, je n'y suis pas sensible)
  • Des accessoires pour le mariage qui aura lieu en mai : bijoux et accessoires cheveux, déco, chaussettes homme, une jolie culotte claire.
  • Une paire de Chaussures chic et confortable pour mon mariage
  • un pyjama en coton bio

Cet article ne concerne que des articles que j'ai vraiment achetés. Ce n'est donc pas une énième wishlist pour des articles que je n'ai pas payés ou qui vous invitent à consommer inutilement, mais bien une liste de mes réels coups de cœur. 


Réfléchissez aux critères qui vous tiennent à cœur



Dans la vie nous n'accordons pas tous la même importance à tous les critères. Pour certains, il importera de n'utilisez aucune matière d'origine animale telle la laine, le cuir (si vous êtes vegan), pour d'autres comme moi la priorité sera sur des matières non polluantes pour les océans comme le polyester, la polyamide, l'acrylique, qui rejettent des milliards de milliards de micro-plastiques à chaque lavage et utilise des processus de fabrication très polluant. D'autres auront aussi à cœur d'acheter local, soit uniquement français, soit pas trop loin, comme en Europe, ou au Maghreb. C'est aussi un critère important pour moi. 

La plupart des marques éthiques ont des coûts de production bien supérieurs aux géants de la fast fashion, et ne pourront donc pas faire les grosses réductions, auxquelles nous avons été habitués. C'est aussi qu'ils pratiquent un prix plus juste. Quand un vêtement est soldé à -60%, cela en dit long sur le prix de départ !  
Si vous êtes en boutique, regardez les étiquettes, les compositions, de même sur internet, la composition est quasiment toujours indiquée, en revanche le pays de fabrication pas toujours, cela a le don de m'énerver !

Cela dit, je suis du genre à me retourner le cerveau à chaque achat en pensant à toutes les informations de fabrication, de bilan carbone, de composition, d'emballages, et j'essaye aussi de parfois un peu lâcher du lest quand tout ne me semble pas parfait. Lâcher prise fait partie aussi de mes résolutions de 2020, cela me semble indispensable si je ne veux pas devenir folle et peser sur mon entourage avec mes excès de perfectionnisme. 

1. Des chaussons chauds, de qualité, et en matières naturelles


J'ai des chaussons tout en laine que j'adore et que j'avais rapportés d'Irlande, mais ils sont tout vieux et plein de trous. Il faut croire que ma vie de freelance me pousse à passer ma journée en chaussons ! J'ai pas mal hésité avec le modèle de charentaises Made in france vendues par Le Slip Français que j'ai déjà offert à mon homme et qui sont de top qualité, mais j'ai craqué pour ce modèle très fin de chez Angarde, tout en laine et coton, très élégants. 

Chaussons Angarde en laine naturelle et coton recyclé

2. Un peignoir élégant en satin de coton fabriqué en France


Cela fait des mois que je cherche un petit déshabillé, classe, sexy mais pas trop, et en matière naturelle. j'ai fait des dizaines de boutiques de lingerie sans rien trouver autre que des pièces trop courtes, en polyester, etc. Dans une jolie boutique de linge de maison j'ai vu ce kimono en satin de coton de chez Yves Delorme, une belle marque de linge française, mais à 150€ il était un peu trop cher pour mon budget. Aussi quand j'ai vu qu'il était soldé à -50% j'ai foncé direct !

 Kimono Yves Delorme  en satin de coton
Peignoir Miami Yves Delorme

3. Un pull blanc en matières naturelle avec de jolis détails


 Pull Boden en laine et coton
Un pul Boden en laine et coton 

4. Une paire de baskets pour marcher en ville


J'ai passé une semaine à Paris pendant les vacances et avec les grèves, j'ai eu très envie de m'offrir une paire de baskets. C'est un style de chaussure que je ne porte quasiment jamais, déjà parce que je n'ai pas trop cette culture du sport à la ville, que je trouve assez inélégante, mais aussi parce que je ne suis pas du tout sensible aux marques. L'idée d'afficher une marque et de jouer la femme sandwich avec trois bandes Adidas ou une virgule Nike ne m'enchante guère. Je me suis donc mise en chasse d'une paire de sneackers assez discrète, en cuir et intérieur cuir et fabriquées en Europe. Sans vous mentir j'ai fait des dizaines de magasins sans rien trouver qui ne soit pas fait au Vietnam, en Thaïlande, ou en Chine, et qui corresponde à mes critères. Puis j'ai essayé cette petite paire chez André, tout cuir même l'intérieur, et qui est fabriquée au Portugal. Bingo ! 

 Baskets tout cuir André
Baskets André tout cuir fabriquées au Portugal

5. Une culotte en dentelle de calais, fabriquée en Tunisie


 Culotte Princesse Tam Tam
Culotte Princesse Tam Tam 

6. Des barrettes pour mes cheveux 


Ensemble de barrettes Asos

7. De jolies chaussures de mariée


 J'ai trouvé ces petites beautés soldées dans une boutique à 80€, ce qui est imbattable pour de belles chaussures de danseuse tout cuir, fabriquées en Italie.

Chaussures de mariées Anniel

8. Un pyjama en coton bio 



Pyjama de la marque scandinave Lindex
J'espère que cette sélection vous aura plu ! N'hésitez pas à me partager vos coups de cœur et à me faire découvrir des marques qui proposent des vêtements et accessoires éthiques. Bonnes soldes, prenez du plaisir, soyez raisonnables, et n'oubliez pas qu'on a jamais vraiment besoin de toutes ces choses qui nous font envie ! 

08/10/2019

J'ai testé une cheffe à domicile avec La Belle Assiette


Cet été, j'ai eu le plaisir de recevoir les copains à la maison, sans rien préparer du tout, juste en mettant les pieds sous la table grâce à la venue d'une cheffe qui a pris possession de ma cuisine et m'a permis de profiter de ma soirée. Je vous raconte tout ça. 

Avant le dîner :


Je suis entrée en contact avec une cheffe à domicile à Bayonne, Mathilde, sur le site de La Belle Assiette. J'ai pu choisir mon menu avec elle et je lui ai indiqué le nombre de mes convives. Il y avait plusieurs menus au choix. Nous avons aussi discuté de notre relation à la cuisine (de saison, locale), des éventuelles intolérances de mes invités et des équipements de ma cuisine. J'ai donné l'adresse de mes invités qui ont chacun reçu un mail d'invitation. Quelques jours avant le dîner j'ai reçu par la poste le menu du dîner pour me mettre en appétit !


Entre 18h et 20h :


Mathilde est arrivée à 18h avec son matériel et tous les ingrédients et s'est installée dans notre cuisine, elle a tout de suite trouvé ses marques. C'est une cheffe discrète et très minutieuse. Je l'ai laissée travailler pendant que je terminais moi-même ma journée de communicante freelance à mon bureau. Puis je me suis attelée à la préparation de la table pour mes invités. Un joli bouquet, une nappe et une vaisselle coup de cœur lors d'un vie maison, de beaux couverts anciens dénichés en brocante, j'adore recevoir et c'est la première fois que nous recevons un dîner sur la terrasse. 



20h, le dîner :


Mes invités sont arrivés, et nous ouvrons une belle bouteille de champagne offerte par La Belle Assiette sur la terrasse au bord de la piscine, le soleil commence à décliner et nous allons dîner en plein coucher du soleil. Je suis détendue, je n'ai à me soucier de rien, je ne mets pas un pied dans la cuisine. Nous passons à table sous le pool-house, le temps est divin et les amis sont bons. Mathilde nous a préparé un amuse-bouche, des entrées délicieuses avec un gravelax de truite ultra locale, ou une version végé pour mon invitée végétarienne, un coquelet en deux façons (ou option risotto de sarrasin végétarien ) et une tarte aux fraises. Tout est extrêmement fin et délicatement présenté. Nous nous régalons aussi avec un vin délicieux offert par mes invités. Mathilde nous présente chaque plat selon sa personnalité, avec discrétion, et elle s’éclipse pour nous laisser profiter du moment. Je vous laisse saliver devant les photos. 






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23h, fin du dîner


Pendant que nous finissions le dîner, notre cheffe a rangé toute la cuisine, qui est à nouveau impeccable, la vaisselle est faite, et elle nous souhaite une bonne fin de soirée. Le luxe ultime pour moi c'est vraiment ça, de ne pas avoir à ranger la cuisine ! 


Mon avis sur le service :


J'ai trouvé super agréable de n'avoir à me soucier de rien, ni des courses, ni de la cuisine, ni service, ni du rangement. Pour la somme de 39 euros par personne (ou plus si vous cherchez encore plus raffiné), je trouve que c'est vraiment honnête, étant donné la qualité des produits présentés, et la cuisine digne d'un grand restaurant, nous avons passé une excellente soirée. Merci à La Belle Assiette de m'avoir invitée à tester le service, à notre cheffe Mathilde, et à tous mes convives : Marion du blog Miarritz, Luciana, Romain, Christian et Frédéric d'avoir joué le jeu et d'être de si bons copains ici au Pays Basque.