06/10/2021

J'ai testé : les couches lavables avec mon bébé

 




Si vous avez envie de vous lancer dans l'aventure des couches lavables, vous vous demandez sans doute par quoi commencer, et vous vous sentez un peu perdus ! Il y a tellement de choses à savoir, tellement de propositions sur le marché ! J'étais à votre place il y a un an quand j'ai commencé à me renseigner pour l'arrivée de mon bébé, et je me suis prise de passion pour ce sujet qui collait avec toutes mes valeurs. Dans une maison où on pratiquait déjà le zéro déchet du mieux que nous pouvions, nous n'allions pas ne pas tenter l'aventure des couches lavables, c'était une évidence pour nous ! 


Balayons le sujet du pourquoi rapidement : oui, pourquoi opter pour les couches lavables alors que les couches jetables ont été une avancée phénoménale pour les mères de famille dans le temps ? 


  • Pour des raisons écologiques : 

Un enfant de la naissance à la continence (environ 2 ans et demi) consommera environ 5000 couches soit une tonne de déchets ! De plus, jetées avec les déchets résiduels, ces 5000 couches non valorisables seront incinérées ou mettrons 500 ans pour se décomposer en décharge, contre 20 à 60 ans pour une couche en tissu. Aucune couche jetable n'est recyclée en France. Et la fabrication de ces couches jetables est énormément gourmande en eau (2600 L pour 5000 couches) et en pesticides. Pour un seul enfant, cela représente 4,5 arbres, 67 kilos de pétrole brut, et 120 mètres cube d'eau. Malgré les lessives, la production et l'utilisation de couches lavables consommeraient 3,5 fois moins d'énergie et 2,3 fois moins d'eau que les jetables. Pour moi c'était la raison principale et une évidence.

  • Pour des raisons de santé et bien-être pour mon bébé : 

Les couches jetables contiennent du plastique, de la colle, du pétrole. La plupart des couches commercialisées en France présentent encore des substances toxiques comme des dioxines et furanes, des HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) ou du formaldéhyde) d'après l'Anses.  (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail). Pour que la couche soit fine et absorbante, on utilise un gel super absorbant (SAP), le polyacrylate de sodium, qui est irritant, allergisant, cancérogène et perturbateur endocrinien, et on trouve aussi dans les couches blanchies au chlore (quasi toutes) des dioxines qui sont encore des perturbateurs endocriniens. Bref, les couches jetables, même les plus bio, c'est cracra pour les fesses de bébé. 

Attention, l'idée n'est pas de culpabiliser les parents. Chacun fait comme il peut et selon ses priorités. Mais je trouve important d'être au courant et de ne pas croire aveuglément dans tout le greenwashing des fabricants de couches jetables. Nous avons tous été des bébés en couches jetables dans les années 80-90 et on sait aujourd'hui les conséquences de tous ces perturbateurs endocriniens : infertilité, puberté précoce, obésité, maladie thyroïdienne, malformation congénitales, cancers hormono-dépendants et même troubles de l'immunité, en particulier quand les sujets exposés sont jeunes (source Anses), et possiblement transmissibles sur plusieurs générations. Bien sûr il n'y a pas que les couches qui en contiennent, mais si on peut éviter au max une exposition, cela me semble mieux pour mon bébé. 

Par ailleurs, et c'est très personnel, nous avons pris le temps avec mon conjoint de nous intéresser à la continence infantile, et il nous semblait un peu bizarre que notre bébé n'ait aucune sensation d'uriner et oublie ces sensations, et ne se sente pas écouté dans ses besoins primaires. Les bébés en couches jetables peuvent être laissés assez longtemps en couche souillée et je n'aimais pas trop l'idée. Nous avions aussi envie d'être à l'écoute de ses besoins, dans la mesure du possible, comme le font beaucoup de parents dans d'autres régions du monde, en Afrique et en Asie en particulier. Dès la naissance nous avons appris à observer les signes pour lui permettre d'éliminer dans un petit pot, et ainsi ne pas rester dans une couche souillée, et à lui proposer à chaque change ce petit pot (ou le lavabo, les toilettes, tant qu'elle n'était pas trop lourde). Cela s'appelle l'hygiène naturelle infantile (HNI), et cela a grandement favorisé la communication entre parents et bébé, on la voyait se sentir bien et écoutée et cela nous convient super bien aussi, même si nous n'attrapons pas tous les besoins d'élimination (HNI partielle). J'essaye aussi de signer avec mon bébé autour de la continence pour qu'elle puisse communiquer encore plus simplement avec nous : '"pipi", "pot", "caca", et "changer la couche".  J'en parlerais peut-être un jour dans un autre article ou sur une vidéo. 

  • Pour des raisons économiques : 

En moyenne, un enfant utilise 5000 couches de la naissance à la continence soit un budget moyen de 1700€, et beaucoup plus en cas de couches jetable bio (2800 € !) . Le budget moyen pour l'achat et l'entretien des couches lavables (machine à laver, lessive, voiles de protection) est d'environ 800€ pour un premier bébé (cela peut aller de 200€ pour des couches asiatiques à 1000€ pour du made in France un peu luxe). Si vous avez un deuxième bébé, là c'est jackpot, plus de couches à acheter, seulement l'entretien et les voiles jetables si vous en voulez ! La plupart des parents qui ont choisi les couches lavables le font d'abord pour cette raison.

  • Pour des raisons esthétiques

C'est tout à fait personnel mais j'ai un immense plaisir à mettre des couches lavables à mon bébé et je les choisis avec soin pour leur esthétisme, je trouve vraiment ça beaucoup plus joli et je sais que je suis loin d'être la seule, si je lis par exemple les nombreuses mamans sur le groupe Facebook Couches Lavables Entraide et Bienveillance qui compte quand même plus de 28 000 membres. Et d'ailleurs on reçoit souvent des compliments de notre entourage à ce sujet. Bref, un petit plus bien agréable ! Et d'ailleurs à la maison quand il fait bon, on laisse souvent bébé en couche, c'est comme un petit bloomer mignon !

  • Pour des raisons pratiques 

Au premier abord, l'idée de faire des lessives tout le temps peut sembler tout sauf pratique, mais bon, rappelons-le, on a maintenant des lave-linge automatiques, il est loin le temps où les mères lavaient les couches au lavoir, et certaines familles sont mêmes équipées de sèche-linge . Personnellement je déteste l'idée d'avoir du consommable, de devoir racheter régulièrement des paquets de couches, de se trouver à cours de couches un dimanche soir, et de remplir des poubelles de déchets (et de devoir aller les vider !). J'aurais vraiment l'impression de jeter mon argent par les fenêtres et de cautionner un système auquel je n'adhère pas, celui des produits à usage unique. A noter qu'avec les lavables nous n'avons quasiment jamais de fuites de caca comme on le voit souvent dans le dos avec les jetables (20 ans de babysitting, j'ai très bien connu ça et notre nounou me l'a d'ailleurs confirmé ! ). Pour moi le système lavable est pratique et correspond à mon mode de vie. Et il est aussi plus agréable pour bébé (matière toutes douces, pas de plastique qui colle etc. )





Alors, du coup, comment ca marche ? 


1. S'équiper : Combien de couches ? 

Il est très difficile de vous répondre précisément car le nombre de couches va dépendre de votre mode de vie, et en particulier de votre fréquence de lessive, mais aussi de tout un tas de choix que vous ferez comme le type de couche utilisé, votre mode de garde, si vous êtes en 100% lavable ou non etc. Rappelons-le, vous pouvez tout à fait vous mettre aux couches lavables de façon partielle, par exemple 1 par jour pour commencer ou voir si cela vous convient. Sur un mois cela fera déjà 30 couches et donc un paquet, et ainsi de suite sur plusieurs mois. Imaginez déjà les économies et les déchets en moins ! 

Pour vous donner un ordre d'idée j'ai fait un petit tableau ci-dessous avec le nombre de changes moyen chez un bébé selon son âge, que ce soit en lavable ou en jetable. En lavable on aura tendance à changer un peu plus rapidement son bébé, car il ne va pas aimer la sensation de mouillé, et on le comprend ! Ca implique d'être donc un peu plus à l'écoute de bébé. On peut cependant ajouter par exemple un petit voile polaire pour diminuer cette sensation de mouillé. Personnellement je ne laisse jamais mon bébé en couche mouillée (sauf la nuit, je ne change pas bébé la nuit quand elle dort bien sûr). Vous voyez dans ce tableau si on additionne le nombre de couches jetable utilisées pour un seul bébé de la naissance à ses 2 ans et demi, l'âge moyen de la continence de jour, on arrive quand même  à 6600 couches à jeter

En lavable si on utilise des couches newborn à la naissance puis des évolutives tout-en un et qu'on fait des lessives tous les deux jours, on aura par exemple besoin de 36 couches. Si on utilise des couches par tailles ajustées (S, puis M, L et XL dans certaines marques, ou taille 1, puis 2 par exemple) mais en tout-en-2, et donc qu'on utilise une seule couche pour 2 ou 3 absorbants, on utilisera en moyenne 24 couches, mais elles s'abîmeront moins vite et pourront être utilisées pour 2 ou 3 enfants facilement ou être revendues. 

Si vous ne faites des lessives que tous les 4 jours (pour moi c'est vraiment un grand maximum niveau hygiène) vous devrez vous équiper de beaucoup plus de couches pour tenir sur la durée, le temps de les laver et sécher. Et les couches stockées sales seront abîmées plus vite, il me semble. 



2. Stockage : Comment stocker les couches sales ?

Il existe plusieurs méthodes. On peut rincer rapidement de suite et mettre à sécher et c'est ce que j'ai fait au début pour me rassurer, car j'avais peur que les tâches ne partent pas (spoiler : aucune de mes couches n'est tâchée 6 mois plus tard).  On peut aussi stocker sale à l'air libre, dans un seau ouvert par exemple, et cela ne sent pas. C'est ce que nous faisons chez nous maintenant.  Chez la nounou, les couches sont stockées dans un sac imperméable (nous utilisons ce modèle de chez IKEA) et nous les lavons tous les deux jours, l'odeur se développe donc un peu plus rapidement que dans le stockage à l'air libre (une odeur d'ammoniaque bien connue des utilisateurs de couches lavables !) . 




3. Entretien


Il y a énormément de guides sur les groupes d'entraide de couches lavables, et chaque marque a ses préconisations. Deux informations à retenir principales : 

  • Il faut toujours faire un rinçage à froid avec beaucoup d'eau dans un premier temps (30 minutes minium)
  • Puis faire un cycle à 40 degrés,  et la lessive utilisée doit être sans glycérine et sans adoucissant pour ne pas "encrasser" la couche et la rendre moins absorbante. Chez nous, nous lançons tous les 2 ou 3 jours un cycle rinçage et après je lance la machine à 40 degrés . Vous trouverez facilement des recommandations de lessives sur les groupes ,  et à tous les tarifs, celle de biocoop par exemple est ok mais aussi des lessives premier prix en poudre sans savon, ou encore une lessive maison mais seulement avec du savon sans glycérine comme le Marius Fabre. Je n'hésite pas à rajouter du linge : les habits de la petite mais aussi du linge à nous sans souci, après le rinçage. Cela s'intègre dans notre routine. Je fais rarement une lessive exprès. Le cycle doit être de deux heures minimum.
On peut laver les absorbants et certaines couches à 60 degrés, de temps en temps, mais attention car cela peut abîmer le PUL (la partie imperméable) si fait trop souvent. 

Il est aussi recommandé de faire de temps en temps un "décrassage" si vos couches ne vous semble plus absorbantes (calcaire, produits de change inadaptés comme le liniment…) ou que vous les avez achetées d'occasion : bain de percarbonate et eau chaude, vinaigre et bicarbonate éventuellement de temps en temps, tout dépend le type de décrassage que vous souhaitez. Gardez les parties imperméables (PUL) en dehors du bain.  Vous pouvez aussi décrasser votre lave-linge en le faisant tourner à vide avec du vinaigre blanc et du bicarbonate et une haute température (je le fais tous les 3 mois). Je n'ai fait qu'un seul décrassage avec des couches d'occasion pour l'instant. Aucun souci de fuites avec mes couches et notre eau n'est pas trop calcaire. 

Certaines couches ou absorbants passent au sèche-linge et c'est un réel gain de temps. A la maison nous n'avons pas de sèche-linge et cela me prend un peu de temps de les étendre, avec le reste du linge. Si il fait beau je les mets dehors au soleil une heure, ça sèche très vite et cela fait partir toutes les tâches, comme par magie, voyez justement sur cette photo ! 







4. Routine 


Tant que mon bébé n'était pas gardé, jusque vers ses 5 mois et demi, je préparais mes couches tous les 3 jours dans le coin change de notre bébé. Maintenant quelle est gardée et diversifiée, je prépare 2 soirs par semaine les 4 couches x 2 pour chez la nounou et j'y ajoute un voile jetable pour les selles. C'est moi qui me charge de la préparation des couches, et c'est un petit moment que j'aime bien le soir (ça me prend moins de 5 minutes). Mon chéri fait d'autres tâches, car il n'a pas "la passion des couches lavables" comme il me taquine mais il joue le jeu des couches lavables depuis le début pour le change et il me soutient. Si votre conjoint (souvent c'est les papas les plus récalcitrants mais cela peut arriver que cela soit une maman aussi) ne vous soutient pas trop, l'aventure des couches lavables demandera plus de volonté et de motivation mais ça reste faisable. Mais être à deux pour le faire est clairement un grand plus. Messieurs (ou mesdames), la santé de votre bébé, et de la planète vous concerne aussi, et votre portefeuille vous remerciera ! 







5. Et si bébé est gardé ? et en voyage ? Doit-on faire du 100% lavable ?


Selon votre mode de garde, les couches lavables seront acceptées ou non. Certaines crèches et maternités utilisent des couches lavables, d'autres sont ouvertes à ce que votre bébé arrive en couche lavable mais lui mettront des jetables, et d'autres seront plus fermées à l'idée (chacun ses croyances). Si cela vous tient à cœur, n'hésitez pas à en parler ! Notre assistante maternelle ne connaissait pas trop, mais elle s'est montrée ouverte à l'idée et je lui ai prêté un petit guide qu'elle a lu consciencieusement. Clairement son ouverture à différents sujets (allaitement maternel, couches lavables ) nous a convaincu de lui faire confiance. Mais vous pouvez tout aussi bien utiliser les couches lavables uniquement à la maison, et faire du mixte en voyage, chez mamie, à la crèche. Même si vous n'utilisez qu'une ou deux couches lavables par jour, comme je vous le disais plus haut,  c'est déjà un vrai bon point pour la planète et pour votre portefeuille. 






En voyage nous avons conservé les couches lavables quand c'était possible (pas de restriction de bagage, voyage de moins de 3 jours, ou machine à laver sur place comme ci-dessus chez mon père à Paris) mais nous avons aussi utilisé parfois des jetables quand cela s'avérait trop compliqué. Pour moi c'était pas évident mais j'ai aussi appris à faire quelques concessions avec le papa et à être plus indulgente  avec moi-même (et moins perfectionniste). 

Dans le sac à langer nous avons un sac hermétique pour garder les couches ou inserts mouillés, le temps de la sortie avec bébé. 

En ce moment, depuis un mois (la diversification + début chez nounou) nous utilisons parfois des jetables la nuit car je suis un peu fatiguée et que bébé se réveille (et tête) beaucoup la nuit. Et que je ne souhaite pas la réveiller en la changeant après la tétée. Je prendrai le temps quand les nuits seront plus sereines et que bébé tétera moins la nuit  de trouver un système de couches qui tiennent bien la nuit pour 10 ou 12h (sans doute des langes XKKO dans une TE2 ou bien une Bopotin ou une so Easy Les Petits Dessous, un Sweet Lily ou encore une Bambou dodo comme me conseillait Kathleen des Ateliers de Mère Nature avec shorty en pul ou en laine) mais je ne me mets pas la pression. On y est presque pour les nuits et je me souviens que les quatre premiers mois, quand bébé dormait bien la nuit, il arrivait que la couche soit sèche le matin et que bébé fasse directement ses besoins dans le petit pot qu'on lui présente au réveil. Donc j'ai bon espoir de retrouver cela quand mon bébé mangera plus le jour et moins la nuit (le matin ou je publie cet article elle a tenue de minuit 30 à 7h, petite victoire !).

Chez nounou, nous fournissons des couches TE1 (ou TE2 utilisées comme des TE1)le matin le lundi et le jeudi et elle nous les rend dans un sac hermétique le mardi et le vendredi. Ultra simple pour elle comme pour nous. 



6. Et on fait comment pour le caca ?


C'est THE question qui revient le plus dans les messages que j'ai reçu de proches ou de personnes curieuses sur les réseaux sociaux. On imagine tout un tas de choses parfois dégueu autour des couches lavables... et donc voici deux infos à retenir au sujet des selles de bébé :
- Tant que le bébé est exclusivement allaité, ses selles sont très liquides et hydrosolubles donc tout partait impeccable au lave linge, c'était donc ultra simple : on met direct au lave-linge. 
- depuis que ma fille est diversifiée, on a des selles moulées et nous utilisons des voiles en plus des absorbants. Il en existe des lavables, en polaire, ou en soie, et des jetables. Si il y a une selle on jette le petit voile avec le caca à la poubelle (certains voiles seraient compostables aussi), et si il n'y a pas de selle, on peut laver le voile et le réutiliser. On peut aussi racler le caca à la cuillère dans les toilettes mais vous pensez bien que quand j'ai dit ça à mon chéri il m'a regardé horrifié donc le jetable est plutôt mieux pour lui (et pour nounou). 

De mon côté cela ne me dérange pas de temps en temps de jeter le gros des selles aux toilettes puis de passer l'absorbant ou le voile lavable au jet d'eau, je préfère même, plutôt que les voiles. De toute façon avec l'hygiène naturelle infantile nous arrivons à "attraper" la plupart des selles dans le petit pot à la maison. Par exemple notre fille fait en général une selle par jour, dans le petit pot, à 19h30 environ, au milieu de son biberon du dîner ! Donc on mets les petits voiles dans ses couches souvent pour rien mais comme ils se lavent c'est pas grave. Retenez que si le caca vous fait peur, les petites voiles jetables seront vos amis ! Si cela ne tenait qu'à moi , je ne mettrai pas de voile et enlèverai le caca à la douchette sur les toilettes. A noter que notre bébé ne fait jamais de selles la nuit, je ne sais pas si c'est une constante ou une spécificité de notre fille !

Nous avons testé des voiles lavables en polaire de chez hamac (Très bien) et ceux de Marianne Bertrel (très bien aussi) et des voiles jetables semi lavables de chez hamac (super, 8,98€ les 110 voiles, pour environ 300 utilisations) et de chez Bambino Mio (moins cher mais vraiment à usage unique, on est pas très fan).  Je préfèrerai ne racheter à l'avenir que des voiles 100% compostable, en cellulose et fibres naturelles, pour bébé, comme ceux de Lulu Nature par exemple, Les Ptits Dessous, XKKO  Disana ou PopoliniJe sais qu'il existe aussi des voiles en soie pour les bébés à la peau fragile mais je n'ai pas testé, j'y penserai si jamais elle était irritée mais ce n'est jamais arrivé. Weecare en fait aussi en polaire, je ne les ai pas testés.

7. TE1, TE2, PUL, qu'est ce que cela veut dire ? 


C'est vraiment la première question que je me suis posée quand j'ai commencé à me renseigner et lire autour des couches lavables : je voyais ces mots partout : qu'est-ce que c'est que ça ? Il y a beaucoup de systèmes différents mais les deux systèmes principaux sont donc : 
  • La couche tout en un ou TE1 (All in one en anglais) : en gros avec cette couche vous la changez comme une jetable, elle est constituée d'une seule et unique pièce. On la porte, on la "jette" dans le panier de couches sales. 
  • La couche tout en deux ou TE2 qui se constitue comme son nom l'indique de deux pièces : la partie imperméable, et l'absorbant qu'on met à l'intérieur. On peut donc changer plusieurs fois l'absorbant en gardant la même culotte imperméable, en la faisant éventuellement sécher si elle est légèrement humide ou en l'essuyant. 
Entre les deux on trouve les couches à poches qui sont constituées d'une culotte et d'un absorbant glissé à l'intérieur et cousu, mais on peut ajouter dans la poche de l'absorbant un booster, un insert absorbant supplémentaire. Une fois utilisée on la mets à laver comme une TE1. Il existe aussi des TE3 et tout plein d'autres systèmes comme les couches classiques (à l'ancienne) et les langes à plier ou nouer. 

Pour résumer, en couche lavable, il faut toujours une partie absorbante (insert en coton, en chanvre, bambou, microfibre etc.) , et une partie imperméable (PUL, laine lanolisée). Le PUL est la matière qui rend la couche imperméable, il s'agit tout simplement de polyester enduit. Il peut être oeko tex.





Quelles questions devez-vous vous poser pour vos choix de couches ? En voici quelques unes qui me semblent essentielles, à se poser entre parents avant d'envisager un investissement : 

  • Prévoyez-vous cet achat pour un seul bébé, ou pour une fratrie ? Voulez vous du neuf uniquement ou envisagez vous l'occasion ? Comment souhaitez-vous habiller bébé (si par exemple vous adorez les leggings, certaines couchent ne seront pas adaptées)
  • Avez-vous prévu d'allaiter ? Et la diversification, à partir de 4, 5 ou 6 mois ? Votre bébé sera-t-il un grand ou petit bébé, potelé ou tout fin ? Gros ou petit pissouilleur ? Peau sensible, allergique ou pas particulièrement ? 
  • Quel sera le mode de garde de votre bébé ? Crèche, nounou, grands-parents, avec papa ou maman à la maison ? Etes vous soutenu dans votre choix de change pour bébé ? 
  • Quel est votre mode de vie ? en vadrouille tout le temps ? Très casaniers ? Avez-vous facilement accès à un lave-linge ? A noter que de nombreuses familles utilisent les couches lavables sans lave-linge, c'est tout à fait faisable avec un peu de temps et de motivation. 
  • Qu'est-ce qui est important pour vous ? Le prix ? les matières ? Le pays de fabrication ? la rémunération des travailleurs qui ont fabriqué les couches ? la praticité ? L'absorption ? Quel est votre budget ? Pour quelle raison voulez vous utiliser des couches lavables ? 
  • Vivez-vous en appartement ou en maison ? Avez-vous un jardin ou un balcon pour étendre le linge au soleil ? Vivez-vous dans le Sud ou dans le Nord, région froide, humide, chaude ? etc. En maison dans le Sud, vous pouvez vous permettre des couches et absorbants plus longs à sécher, des inserts blancs car les taches partirons facilement au soleil. En petit appartement, maison dans une région froide ou humide, privilégiez peut-être la microfibre, les matières qui sèchent vite, les inserts de couleur foncées etc. 


Le kit test loué chez Marianne Bertrel


Pour répondre à toutes ces questions, je ne peux que vivement vous encourager à louer dans un premier temps pour tester les différentes couches et voir ce qui vous plait et qui est le plus compatible à votre mode de vie, budget, et à la morphologie de votre bébé. 

Voici des loueurs (très souvent des loueuses) que je recommande vivement. Vous pouvez compter sur une hygiène irréprochables des couches à la location bien sûr, elles sont décrassées entre chaque location. 

  • Marianne Bertrel : c'est auprès d'elle que j'ai loué en premier (voir ci-dessus) et qui m'a fait découvrir au tout début différents modèles de couches. Comptez sur elle pour vous présenter une grande variété de systèmes, auprès des marques les plus éthiques du marché. Marianne a écrit le petit guide que j'ai adoré, elle est auxiliaire de puériculture, maman de 3 enfants et a été directrice de crèche en couche lavable. Elle est basée à Tours mais fait souvent des événements (ateliers, conférences) en ligne ou sur Paris, et est présente sur insta sur le sujet de couches lavables mais aussi tout sur les bébés : alimentation, sommeil, pleurs etc. Un compte à suivre !

  • Nini Garbi : il s'agit d'une entrepreneuse au Pays Basque qui propose uniquement les couches hamac françaises (une valeur sûre) pour un prix attractif et un super service, elle peut même se charger des lessives. J'ai beaucoup aimé le service, hygiène irréprochable, livraison à vélo, parfait ! Si vous êtes fan des hamac et des petites fesses mais que vous hésitez à investir le prix, la location est clairement la solution !

  • Toujours au Pays basque il y a aussi l'association Les Petits Popotins qui propose ateliers et location. 

  • La compagnie des Couches : une super entreprise auvergnate avec des filles ultra dynamiques qui proposent aussi un super service de location varié. C'est par exemple Charlotte de la Cie des Couches qui m'a fait découvrir les langes en coton bio ultra absorbants de XKKO que j'utilise au quotidien dans mes couches. Une belle rencontre grâce aux couches, on a même parlé de se prendre un café la prochaine fois que je viens à Clermont (où vivent mes parents)

  • Le Cul dans l'Herbe : 2 entrepreneuses nantaises et mamans, Margaux et Céline, qui viennent d'ouvrir une boutique ! Elles proposent un grand choix de modèles également et sont d'excellent conseil. Elles proposent des marques éthiques que je ne connaissais pas comme Bamboolik, Lulu Nature, et des shorty trictotés de Josy Laine qui me font bien de l'oeil pour la nuit. Prochaine fois que je vais à Nantes, j'irai dans leur boutique ! 

  • Les Ateliers Mère Nature à Marseille : super pour accueillir bébé dans le respect de sa personne et de la planète en étant conseillé par Kathleen, expertes en couche lavables, à retrouver sur instagram, en atelier présentiel, en visio etc. ! Une fille adorable.

  • Belle Pousse en Charente et les très bons conseils ecoparentalité et zéro déchet de Lucie super visuels, en particulier sur son Instagram également mais aussi sur son site. Encore une belle rencontre !


Le marché des couches lavables est immense et j'aurais adoré testé tous les systèmes mais nous n'avons qu'un seul bébé (pour l'instant héhé !) et ne souhaitions pas dépenser une fortune dans ce test, même si j'aurais adoré tester tout un tas de marques de petites créatrices par exemple, de matières naturelles, d'autres formats. Je rajouterai dans cet article au fur et à mesure mes différents tests de couches avec mon bébé. Si vous êtes une marque et que vous souhaitez nous faire découvrir vos produits, n'hésitez pas à m'envoyer un mail, ma passion pour les couches lavables n'a pas de limite.

Nous avons donc testé au travers de la location ou d'achat neuf ou d'occasion, des TE1 et TE2, ainsi que des langes et couches classiques : 

  • Les miosolo (couches à poches) et mioduo (TE2) de Bambino Mio
  • Les classiques (TE2) et T-Mac (TE3) de Hamac
  • Les couches Weecare 
  • Les couches Bare and Boho
  • Les couches Cadaence
  • Les couches  TE2 et inserts Apiafrique
  • Les TE1 Mon petit paquet
  • la TE2 Les Ptits Dessous "So Easy"
  • Les langes à nouer Popolini 
  • Le shorty Bopotin
  • Les couches chinoises Happyflutes et Elinfant
  • Les couches vintage avec langes et couche imperméables
  • les langes trifold XKKO

Autres modèles et marques que j'ai repéré et que je n'ai pas encore testées mais qui me tentent énormément : 

  • Les préplates si plébicitées au Canada comme celles de Première Etape, marque française et auvergnate. Je crains que cela ne fasse peur à papa et nounou, et pourtant c'est vraiment une option super écologique et mignonne.
  • Les culottes en laine qui me semblent le produit clairement le plus écolo, avec ses propriétés thermorégulatrices, respectueuses de la peau de bebe, imperméables et auto-nettoyantes. J'ai repéré celles de Woolilie, Popolini, Josy Laine, Petit Lulu et celles de Disana ou La ch'tite Couche. Mon prochain essai pour sûr !
  • Certaines marques qui ont l'air super comme : Wua-wua, Lulu Nature, Bopotin, Bamboolik  etc.


Pour aller plus loin : 

Si vous cherchez un ouvrage très bien fait sur les couches lavables je ne peux que vous conseiller Le guide complet des couches lavables, écrit par Marianne Bertrel, une maman auxiliaire de puericulture ultra experte et ancienne directrice de crèche, qui accompagne les parents autour de la parentalité. Il est super bien fait, pas cher, et constitue une super base pour démarrer pour compléter mon article ! C'est celui que j'ai prêté à ma nounou et elle l'a lu en entier avec plaisir (oui, notre nounou nous avait sorti les viennoiseries pour l'entretien )! 




Mon avis sur les couches que j'ai testé avec ma Babychoue 

Voici maintenant mon avis de maman sur les couches que j'ai réellement testées. Notez que ces avis n'engagent que moi, et qu'ils sont propres à ma personnalité, la morphologie de mon bébé, mon expérience. Vraiment si vous testiez les mêmes couches vous auriez probablement un avis différent, on le voit tous les jours sur les groupes. Donc n'achetez jamais un gros lot de couches sur un coup de tête, mais préférez tester en achetant une couche, neuve ou d'occasion, ou en louant un kit, c'est vraiment le meilleur conseil que je puisse vous donner. Allez, c'est parti pour le grand test !! 



Les Couches Bambino Mio 

La marque anglaise (de fabrication chinoise) est très présente sur le marché (depuis 1997) et propose deux types de couches, une TE1 à poche (la miosolo) qui est évolutive et une TE2 (la mioduo) qui existe en 2 tailles.  Je les ai toutes deux testées. La marque propose des inserts en microfibre cousu dans la couche à poche, des boosters en microfibre qu'on peut ajouter pour plus d'absorption, et des inserts à plier en coton pour les TE2, qui sont tous en taille unique.

La TE1 à poche (miosolo) m'a plu d'emblée même si je conseille d'attendre les 5 kilos de bébé car elle fonctionne comme une jetable et donc elle m'a semblé idéale pour les grands-parents, les nounous etc. C'est une couche toute douce avec un insert en microfibre cousu dans la couche et qui s'y glisse au travers d'une poche. Quand l'insert est mouillé, il faut changer toute la couche. J'en ai donc commandé une neuve puis acheté 4 d'occasion sur vinted. Ce sont celles que je réserve pour la nounou car elle peut l'enlever facilement comme une jetable et la "jeter" dans le sac de couches sales donc pas plus de manipulation qu'une jetable pour elle. L'idée est de lui éviter tout travail supplémentaire pour la rassurer. J'ai aussi testé une TE2 en taille 1 (mioduo). A la maison le système TE2 nous convient mieux car on a qu'à changer l'insert, et on peut réutiliser la couche 3 ou 4 fois, c'est plus économique je trouve.


Ce qui nous a plu : 

Miosolo : Les couches à poches évolutives sont super économiques (25,49€) car on les garde jusqu'à la continence pour bébé. Elles ont de jolis motifs, le scratch est facile à ajuster, l'intérieur de la miosolo est tout doux avec effet au sec. Elles se lavent jusqu'à 60 degrés. je sais que certains parents n'utilisent que ces couches.

Mioduo : On peut mettre toute sorte d'inserts dans les TE2, y compris d'autres marques, et elles sont plutôt abordables (14,49€ ou 17,99€ avec l'insert en coton). Le double gousset fait qu'il n'y a jamais de fuite, et elles sèchent ultra vite ce qui est un avantage certain, d'autant plus qu'elles sont ultra faciles à laver.  Nous avons eu grand plaisir à choisir des petits motifs mignons et peps pour notre fille et je viens d'en acheter une de la taille 2. Les inserts sont les mêmes de la naissance à la continence donc pas besoin d'en racheter.  La taille 1 est parfaite quasi dès la naissance (on a attendu 3,8 kilos). 

Comme la marque est très répandue en Europe, on trouve facilement leurs couches d'occasion et on les revend facilement aussi ce qui est encore plus économique.

On a moins aimé : 


La fabrication n'est pas 100% européenne, elles sont en polyester et nylon, le coton n'est pas bio, et il y a peu de labels sur ces couches même si la marque fait beaucoup d'effort en ce sens et assure de belles garanties sur les conditions de travail des personnes qui ont confectionné ces couches. Sur les couches d'occasion, les scratches sont un peu usés et adhèrent moins bien,  c'est donc un produit qui s'abime si en en prend pas soin. A noter que ces couches ne passent pas au sèche linge sous peine d'abîmer le PUL (mais je connais des parents qui le font quand même et nous les avons mis une ou deux fois chez des amis sans voir d'impact).  Les inserts en microfibre cousus dans la couche Miosolo ne sont pas assez absorbants à mon goût et je préfère en utiliser d'autres marques, d'autant plus que la miosolo n'a pas de double gousset. J'ai vu que plusieurs mamans avaient carrément découpé l'insert en microfibre pout en faire une couche à poche simple. L'insert en coton en revanche est plutôt pas mal mais m'a semblé énorme dans la taille 1 de la mioduo. Je m'en sers en revanche dans d'autres couches TE2 maintenant que bébé a grandi et il est super pour la taille 2 : je pense que ca sera une belle option pour la nuit ! 



Mes conseils : 

Attendre que bébé soit un peu plus grand pour utiliser les couches à poches (5 ou 6 kilos)  et ne pas hésiter à mixer avec des inserts d'autres marques, pour avoir la bonne absorption pour votre bébé. Laver plusieurs fois l'insert en coton qui rétrécie au lavage et aura le bon format au bout de plusieurs lavages. S'équiper en couches à poche neuves ou d'occasion pour la nounou ou la crèche (si CL ok) ou chez mamie et papi peut être une bonne option. 

Inutile de "défaire" les couches avant de les mettre à laver, l'insert cousu dans la poche sort tout seul : un geste inutile évité ! Surtout bien penser à replier les scratches sur eux-mêmes pour éviter qu'ils ne s'abîment. 

Pourquoi pas couper l'insert en microfibre pour éviter les fuites par compressions et utiliser un insert en coton dans la miosolo ? J'y pense très sérieusement.

Pour la mioduo, la faire sécher quelques heures après utilisation avant de remettre un insert. Nous somme passés à la taille 2 aux 8,5 kilos de notre fille (à 6 mois, bébé potelé). 

L'avis du Papa : 

"Je suis content que ce soit ma chérie qui remette les inserts cousus dans les couches à poche car je trouve cela un peu pénible et chronophage. Maintenant qu'on met un insert supplémentaire, nous n'avons plus de fuite mais avant on a eu plusieurs petits déconvenues".








Les couches Hamac


Impossible de parler de couches lavables en France sans parler des couches Hamac, de fabrication française  et écolo, avec leur modèle de nacelle (les fameux "hamacs") hyper différenciants et leurs couches ultra fines qui font les plus petites fesses du marché ! Ce sont donc les premières couches que j'ai eu envie d'acheter et je me suis équipée en taille S neuves et d'occasion pour l'arrivée de ma fille. Chez Hamac ils proposent des couches TE2 (classiques) et TE3 (T-Mac), et des inserts en microfibre ou en coton. J'avais commandé les deux modèles en taille S au départ et des inserts en coton bio car je préférais des matières naturelles pour ma fille. Les couches existent en taille XS (naissance), S, M, L et XL. Pour vous donner une idée, nous avons commencé directement en S aux 3 semaines de notre fille et à 6 mois elle passe en taille L. C'est donc un budget important de s'équiper en couche Hamac car les tailles changent très vite et que les couches sont assez onéreuses neuves et même en seconde main (30-34€ la couche + 14-19€ les 2 inserts absorbants en neuf). Notez aussi que les inserts sont en taille 1, 2 et 3 et qu'ils faut donc en racheter dans la taille au dessus assez vite. 

Ce qui nous a plu : 

Evidemment la fabrication irréprochable de ces couches est top, elles sont en microfibre meryl et tous les tissus sont oeko tex 100 classe 1, et on les trouve assez facilement en France (à Bayonne où nous vivons je connais au moins 3 revendeurs). Le fait qu'elles soient fines en fait un atout de taille : pas besoin de surtailler les vêtements oud 'utiliser des rallonges de body. Le fait qu'elles soient super vendues en France et que les tailles évoluent vite fait qu'on en trouve aussi très facilement en bon état d'occasion est un vrai +. Nous avons eu très rarement des fuites avec les hamac, et on peut ajouter facilement de l'absorption dans la nacelle avec un booster . Ils ont aussi de jolies couleurs et motifs (4 euros de plus pour les motifs). Les couches sont souples et douces et ajustables facilement avec le scratch. Les couches sèchent ultra vite et on peut les réutiliser plusieurs fois, ce sont de bonnes TE2. Comme on les utilise peu de temps, elle se revendent très bien en seconde main. J'utilise aussi leurs inserts dans d'autres couches TE2 (exemple insert en microfibre hamac avec la mioduo de Bambino mio)

On a moins aimé : 


Au début avec notre bébé allaité (selles après chaque tétée) on devait changer la couches quasi à chaque fois, et je m'inquiétait des nacelles et élastiques tâchés car ils sont de couleur claire (les tâches partent cepandant). Le prix est assez dissuasif, même en occasion, difficile de trouver sur vinted une couche en bon état à moins de 20€. A noter que les couches sont assez fragiles, les scratches ont tendance à s'accrocher aux élastiques des nacelles qui deviennent mousseux. La couche est sans couture et le tissu finit par se dédoubler et à pelucher un peu. A noter que les couches hamac à la location ou en collectivité (j'étais passée par Nini Garbi au Pays Basque) semblent doublée et avoir des coutures de renfort qui les rend plus qualitatives.  Il faut racheter souvent des couches et inserts dans la taille au dessus, c'est un gros budget ! Quand elles commencent à être serrée pour bébé (avant le passage à la taille au dessus) je trouve que la nacelle marque les fesses de bébé.

Mes conseils : 

Préférez les inserts en microfibre si vous habitez en appartement où dans une région froide, car ils sèchent vraiment beaucoup plus vite et ils sont doux, souples, et prennent peu de place. Idéalement faites sécher les couches élastiques tournées vers le soleil en extérieur pour qu'ils ne jaunissent pas, mais pas trop longtemps pour ne pas abîmer l'imperméabilité de la nacelle. Comme toutes les couches à scratches, bien penser à les refermer avant lessive. Les inserts en coton sont un peu rigides et l'effet mouillé est peu agréable pour bébé, donc ne pas hésitez à ajouter un voile en polaire. Veillez aussi à bien positionner la nacelle centrée sous les fesses de bébé pour ne pas avoir de fuite. 

L'avis du Papa : 

"Certainement l'une des plus pratiques et fonctionnelles à mes yeux avec son système à scratches (même si c'est fastidieux de devoir replier les scratchs sur eux-mêmes). Un bémol cependant, son prix et le fait qu'il faille racheter si souvent la taille au dessus"





Les couches Weecare

J'ai découvert ces couches danoises TE2 sur le site de Madame GS qui les distribue en France et ils m'avaient aussi été recommandés par Kathleen des ateliers de Mère Nature et j'ai regardé à tout hasard si je ne pouvais pas en trouver d'occasion sur vinted pour tester. Je me suis fait une petite commande de 8 couches en taille M et L avec des inserts d'occasion pour un prix super abordable (neuves elles sont à 22,9 € et les inserts à 12,90€ environ) et avec des motifs canons.


Ce qui nous a plu : 

Clairement la première chose qui m'a attirée dans ces couches nommée "easy cover" c'est son extérieur en coton et ses jolis motifs tout doux qui correspondait plus à mon style, plus sobre. J'aime beaucoup les boutons pressions pour les ajuster et les 2 boutons pressions pour fixer l'insert, rassurants au début. Les couches sont de très bonne qualité et donc peuvent faire plusieurs enfants sans problème. Quasi aucune fuite avec ces couches. L'insert est en deux parties, pour sécher plus vite avec des goussets très doux en micropolaire sur l'insert, et une partie imperméable ce qui protège la couche qui peut facilement être réutilisée, la partie en contact avec les fesses de bébé est en velours de bambou, très doux et avec un petit effet au sec. Il est facile d'y détacher les selles si vous n'utilisez pas de voile. Les inserts sont compatibles aussi avec les couches Bare and Boho et c'est bien pratique, d'autant plus qu'ils sont taille unique, nul besoin d'en racheter en changeant de taille de couche. Elles passent à la machine à 60 degrés et les inserts ressortent tout doux du sèche linge. Elles peuvent aussi être utilisées comme des TE1 chez la Nounou. Sa taille élastiquée toute douce recouverte de polaire dans le dos évite les remontées de caca bien connues des utilisateurs de couches jetables. Bref, elles sont top, de qualité et abordables !


On a moins aimé : 


L'insert met un temps interminable à sécher au niveau des coutures quand il fait froid ou humide donc on évite de les prendre en déplacement. Le tissu coton de la couche arrive jusqu'aux élastiques du côté donc il arrive si l'insert est très plein que le coton soit légèrement humide et que cela fasse des fuites par capillarité, mais cela reste rare, il faudrait la laisser longtemps. On ne peut pas les utiliser pour la nuit, l'absorbant ne tiendrait pas plus de 4 ou 5 heures je pense, mais c'est le cas de la plupart des couches. 

Mes conseils : 

Regardez sur vinted il y a souvent de belles occasion car la marque est peu connue en France. N'hésitez pas à passer les inserts au sèche-linge si vous êtes équipés pour encore plus de douceur. 

L'avis du Papa : 

"J'aime beaucoup ces couches, dommage que les inserts soient si longs à sécher"





Les couches Bare and Boho


J'ai découvert ces couches de la marque australienne zéro déchet aux motifs élégants TE2 sur le compte d'Anais Kov et j'ai vu que le site Lilinappy les proposait. J'ai attendu un moment, en surveillant vinted sans grand succès puis j'ai profité d'une promo pour en acheter 3 avec 3 inserts ainsi qu'un deuxième petit pot pour faire l'HNI avec notre Babychoue. 

Ce qui nous a plu : 

Les motifs sont assez raffinés et inspirés de la nature, et toujours issus de collaborations avec des artistes. La taille unique (et évolutive de 4 à 20 kilos) en fait des couches très bon marché. Ce sont de vraies TE2 ultra imperméables donc on peut les utiliser bien 3 ou 4 fois au moins en changeant l'insert, et contrairement aux Weecare on peut y mettre des langes pliés car elles ne sont pas en coton donc aucun risque de fuite. Ils proposent aussi des langes pour la nuit et des doublures supplémentaires mais je ne les ai pas testées pour l'instant. Le double gousset est bien pratique : aucune fuite avec ces couches.

On a moins aimé : 

Bien que venant d'Australie, la marque fait fabriquer en Chine mais dans un atelier de mamans couseuses bien rémunérées donc si vous souhaitez de la fabrication locale on est loin du compte. L'insert fourni n'est pas très gros donc pareil, ne pas laisser la couche trop longtemps (c'est pas idéal pour la nuit par exemple).

Mes conseils : 

N'hésitez pas à utiliser cette couche plusieurs fois, c'est une super TE2 avec les inserts de la marque ou avec d'autres et elle sèche en un rien de temps !

L'avis du Papa : 

"Pratiques et fonctionnelles, elles font le job, et on peut les réutiliser de nombreuses fois"








Les couches Cadaence 


Cette marque de couches françaises fabriquées au Portugal est un coup de cœur esthétique et éthique ! Elles sont vraiment magnifiques, élégantes et raffinées. Elles se composent d'une sur-couche en coton adorable et d'une "cachette", sorte de petite nacelle bleue dans laquelle se trouve l'insert cousu. 

Ce qui nous a plu : 


La fabrication des couches Cadaence est vraiment irréprochable, ils y ont mis un soin tout particulier. leur insert par exemple contient 6 épaisseurs : à l'extérieur du chanvre, du bambou et du modal, à l'intérieur du bambou, du modal et du PES. Il n'y a donc que des matières naturelles au contact de bébé. Il est ergonomique et évolutif pour s'adapter aux entrejambes étroits des bébés. Ce sont de très loin les plus jolies couches du marché et elles ne contiennent aucun plastique, même les boutons pressions sont en métal. Et comme elles sont ultra plates, elles font un mini butt à bébé, pas besoin d'acheter plus grand ou d'utiliser une rallonge de body. Et les motifs et couleurs sont absolument canon ! En gros j'étais en kiffe total dès que je mettais mon bébé en Cadaence, nul besoin de l'habiller pas dessus, la couche est vraiment trop mignonne.



On a moins aimé : 


Nous avons eu beaucoup de fuites avec les couches Cadaence au début avec les petites selles liquides de bébé allaité. Maintenant j'ai trouvé ma routine et j'ajoute un insert supplémentaire (par exemple un booster hamac ou même un insert hamac en taille 1). Le fait de devoir acheter de nouvelles tailles de couches et cachettes très souvent et que le prix soit si onéreux (mais cela se comprend car made in Europe etc). La cachette semble assez fragile aussi, en particulier la partie absorbante, qu'on peut cependant réimperméabiliser avec un spray fourni. Et l'insert qui n'a pas besoin d'être plié met beaucoup de de temps à sécher quand il fait froid. Aux 6 mois de notre fille, potelée de 8,5 kilos, la taille M est déjà trop petite. Si vous avez de petits moyens, je ne pense pas que cette marque soit la plus appropriée. 



Mes conseils : 


Je recommande ces couches pour une utilisation partielle, par exemple pour le matin après la nuit avant d'aller chez nounou ou bien le soir après le bain et avant la couche de nuit. Et pour un bébé qui sait demander d'éliminer comme notre fille (nous pratiquons l'hygiène naturelle infantile). Elle peut faire aussi une super "couche d'apprentissage".
Si vous vous laissez tenter par les Cadaence, sachez que la marque m'a créé un code promo pour vous pour avoir la livraison offerte et -15% : maylis15. 

L'avis du Papa : 

"Magnifiques, mais de nombreuses fuites...je crois que tout est dit, en général je les prends en dernier recours dans la réserve"






Les couches Apiafrique


J'ai découvert les couches Apiafrique lors de la location chez Marianne Bertrel et on a eu un vrai coup de cœur. Fabrication artisanale dans un atelier de mamans au Sénégal, ces couches se reconnaissent à leurs languette colorée en tissu Wax. Ce sont des TE2 avec un insert en coton à plier et pressionner à l'intérieur de la couche. Suite à cette découverte, j'en ai acheté plusieurs d'occasion sur Vinted, en taille 2 et 3 et nous les utilisons beaucoup avec Babychoue. Comptez 41,90€ pour une couche neuve et 3 inserts en coton. Notez que ces couches sont assez taille basse.

Ce qui nous a plu : 


Plein de choses très bien pensées sur ces couches. Elles sont réglables par des pressions et l'insert est aussi positionnable avec des pressions ce qui est rassurant pour nounou, papa etc. Comme c'est un pliage en trois il sèche assez vite. L'insert est super aussi : 100% coton certifié GOTS  et il y a une face velours toute douce pour le contact avec bébé. Les bords de la culotte imperméable sont recouverts d'une bordure noire, très malin ! Nous n'avons eu AUCUNE fuite avec ces couches. Elles sont vraiment super, et très abordables en occasion aussi. J'ai acheté un insert neuf et il est un peu plus doux que ceux achetés d'occasion mais l'absorption est toujours aussi bonne. A noter qu'elles passent au sèche-linge mais elles sèchent tellement vite que c'est inutile.






On a moins aimé : 


Si vraiment je devais chercher un défaut à ces couches, c'est que les coloris très flashy des couches sont moins mon style mais vraiment difficile de lui reprocher quoi que ce soit. Ah, et aussi que les inserts au lavage se décalent un peu car les deux faces ne sont pas de la même matières. Ce n'est nullement gênant mais ça chagrine un peu mon œil de maniaque et d'ailleurs une maman a qui j'ai acheté des inserts sur vinted a fait des coutures dessus pour qu'ils tiennent mieux en place. 

Mes conseils : 


Ne pas hésitez à acheter 3 ou 4 inserts pour une couche car ce sont vraiment des TE2, on peut les utiliser de nombreuses fois sans changer la couche imperméable. Pas besoin de voile effet au sec avec la face velours à mon avis. La taille 2 commence à 4 kilos donc vous pouvez sauter la taille 1 pour le nourrisson.  

L'avis du Papa : 

"Certainement l'une de mes préférées. L'insert est hyper absorbant. Parfois c'est un peu fastidieux de clipper les inserts mais cela n'est pas indispensable"



Les autres marques testées en location : 


  • La TE2 "So Easy" de Les Ptits dessous  : parfaite pour la nuit elle est super absorbante avec son insert trifold (photos de gauche) ! Existe en taille 1, 2 ou taille unique évolutive. Je viens d'en racheter deux pour une longue tenue de nuit. Fabriquée en France. On en trouve  facilement sur Vinted.
  • La couche TE1 de "Mon Petit paquet" : super qualité et une des meilleurs couches TE1 du marché (photo de droite)


  • Nous avons aussi testé les langes à nouer de Popolini avec le shorty Bobotin (on peut aussi utiliser une culotte/shorty en laine lanolisée mais je n'ai pas testé), et j'ai trouvé top ce système ultra économique et tout doux pour bébé car il ne marque pas la peau. Je n'ai pas retenu ce système car cela n'aurait pas convenu au papa, qui trouve le montage trop complexe. Je me le note cependant pour un nourrisson à venir. Par ailleurs le souci avec les shorty en PUL ou en laine c'est que c'est un vêtement en soi donc pas compatible avec la garde robe habituelle de bébé (dors bien par exemple). J'ai cependant dans ma wishlist la couche de nuit de Bopotin qui a l'air absolument parfaite (made in France et ultra absorbante). J'attends d'avoir un peu de sous pour investir car elle coute 45€ avec la nacelle + l'insert mais elle a l'air incroyable !




Les couches chinoises  : J'ai passé beaucoup de temps à étudier le marché des couches lavables et la question des couches chinoises revient très souvent, et ces couches sont énormément achetées par les mamans. Comme je suis curieuse j'ai eu envie de tester moi-aussi ces couches aux motifs trop mignons qui ne coûtent que quelques euros sur Aliexpress (elinfant, happy flûtes, alva baby, mama koala etc.). Je ne vous mets pas de photos pour ne pas vous donner envie. J'ai commandé des couches à poches pour chez la nounou dans lesquelles je rajoute mes inserts en coton bio.  Je les ai reçues assez vite et elles sont mignonnes et nous n'avons eu aucune fuite pour l'instant. La nounou est ravie aussi. Je suis cependant assez mal à l'aise de cet achat qui ne colle pas avec mes valeurs : je n'ai aucune idée des conditions de fabrication des personnes qui ont fabriqué ces couches, et de la qualité des composants (j'en ai pris des "bio" mais peut-on faire confiance ? ). A un moment, à ce prix-là, c'est forcément un peu louche, qui me dit que ce ne sont pas des enfants qui les ont fabriquées ? et dans quelle condition, quelle exposition à des produits chimiques ? Est-ce que les designs n'ont pas été volés ? Bref, je me sens merdeuse. Il est cependant intéressant de savoir qu'elles existent pour des familles à tous petits revenus qui veulent faire des économies et créer moins de déchet. Un moindre mal, à chacun de faire comme il peut. Mais pour ma part je préfère opter pour des matières certifiées et plus locaux, cet achat était clairement une erreur. Par ailleurs je vous invite à faire attention car de nombreux e-shops de couches européens (ou sur Amazon) vendent en fait de la couche chinoise (mais beaucoup plus chère) donc vérifiez bien la fabrication de vos couches si cela vous tient à cœur ou faites vous conseiller par les différentes personnes que je vous ai cité plus haut en location (la plupart font aussi de la vente ).

Conclusion 

Je savais que cet article serait long, je n'imaginais pas à quel point ! Et encore, je ne vous ai pas détaillé tout le budget, et l'utilisation au quotidien, comment j'ai evolu sur le sujet, les heures passer sur les sites et blofs, sur vinted etc. Une chose est sûre, je me suis prise de passion pour les couches lavables, depuis des mois, je me suis même fait charrier à ce sujet par mes témoins à mon discours de mariage ahaha ! Je trouve ce sujet passionnant, bien que très terre à terre en apparence, et pour moi il est au cœur de la communication avec bébé. Je me sens plus connectée à elle, à ses besoins, et même quand elle est absente ou endormie et que je prépare ses petites couches, je me sens en "nidification" à prendre soin d'elle et cela me fait du bien aussi. Je me sens alignée avec mes valeurs : le respect de l'humain, et de la planète. 

Ce que je retiendrai de tout ceci c'est que cela m'a aussi beaucoup appris sur moi-même : je suis fière de ce que j'accomplis pour mon bébé, de ma ténacité dans cette aventure. J'ai aussi appris que je ne suis pas seule à m'occuper de ce bébé, mais que nous sommes plusieurs, avec le papa bien sûr, la nounou, et parfois les taties, les grands-mères, peut-être un jour des amis ou une baby-sitter. Et que du coup il faut composer avec tout le monde, rendre la chose accessible à tout le monde, même ceux qui ont peur, ceux qui ne sont pas patients, ceux qui n'ont pas le temps, ou pas l'envie. Alors j'ai fait des concessions (couches avec matières pas 100% naturelles, couches jetables de temps en temps), pour la simplicité. Et c'est ok aussi ! 

J'espère que cet article vous aura donné des pistes, donné envie, ou éclairé tout simplement ! Je serais ravie de répondre à des questions, ici ou sur mon insta et d'avoir un petit mot de votre part si vous êtes arrivés jusqu'ici ! Plein de belles choses à tous et bonne découverte pour les débutants en couches lavables ! 



24/04/2021

Je vous raconte mes deux premiers trimestres de grossesse


Cela fait fort longtemps que je vous avais promis cet article et bien longtemps aussi que je l'ai commencé. Ici je vous livre un peu de mon année 2020, de juin à décembre, ces deux premiers trimestres de grossesse sous fond de crise sanitaire. En espérant avoir répondu aux questions principales, j'ai été le plus sincère possible. 


Est-ce que j'avais envie d'un enfant depuis longtemps ? Etions-nous ensemble depuis longtemps avec le papa ? Pourquoi ne pas avoir eu d'enfant plus jeune ?

Personnellement je pensais avoir envie d'avoir des enfants dans l'idée depuis petite  (je m'entrainais avec mes familles Play mobile depuis si longtemps !), et ce bien avant trente ans, mais finalement aucun homme ne m'avait jamais vraiment donné envie de fonder une famille. Je ne voyais aucune urgence même si bien sûr j'étais consciente de l'horloge biologique qui me laissait de moins en moins de temps (mais ça va, on fait des enfants jusqu'à au moins 40 ans, voire plus). Mais je ne me suis pas mis la pression sur le sujet. Et l'envie de bébé chez moi n'était pas très palpable tant qu'un papa idéal n'était pas dans l'équation : un bébé pour moi ça se fait à deux. C'est tellement de boulot et de bonheur en même temps que je ne me voyais pas ne pas partager cela avec un partenaire qui ne serait pas à la hauteur, un homme investi dans notre famille. Et pour avoir gardé des centaines d'enfants pendant mes études et au-delà je savais quel responsabilités cela incombait, alors autant être vraiment prête et avec la bonne personne pour ce jour où je perdrais beaucoup de ma liberté pour donner la vie à un petit trésor. Et quand on s'est rencontrés avec mon homme, on a su assez vite qu'on avait envie de fonder une famille ensemble, et toutes mes inquiétudes se sont envolées : c'était le bon !

Aussi quand en 2019, à 32 et 33 ans,  nous avons décidé de nous marier, et parce que nous aimons tous les deux planifier, on s'est dit qu'on tenterait de mettre ce bébé en route juste après le mariage, en en juin 2020, pour ne pas trop perdre de temps, conscients que cela marche rarement du premier coup. En effet, j'avais eu quelques soucis gynécologiques dans ma vingtaine (conisation du col pour un HPV + endométriose diagnostiquée jeune puis disparue à la trentaine) et je craignais que tomber enceinte ne soit pas évident pour moi. Aussi, autant s'y prendre sans trop tarder juste après le mariage pour laisser du temps au bébé d'arriver. Et puis je n'étais jamais tombée enceinte, donc j'avais ce doute affreux et complètement basé sur rien,  d'une possible stérilité.  Pour être franche, il me tenait assez à cœur de faire les choses dans l'ordre : mariage puis ensuite bébé et mon homme a très bien compris ça et respectait ce désir hérité de la tradition. Et j'ai su très vite qu'il serait un super papa, comme une évidence.

Pour ceux qui ont suivi nos déboires en 2020, la Covid-19 est passée par là et nous n'avons pas pu nous marier en Mai 2020, ni même d'ailleurs en Octobre 2020, notre deuxième date de mariage reporté. Ce fut très difficile à vivre comme période, nous avons vécu beaucoup de stress, en particulier à cause de l'incertitude et aussi de certains prestataires malhonnêtes (qui ne voulaient pas rendre l'argent). Et pourtant comme si elle se fichait des plannings et des règles, notre petite fille est venue se blottir dans mon utérus au mois de juin 2020, comme cela était prévu initialement, alors même que nous vivions une période très intense de stress et de chamboulement et que nous avions repoussé ce projet bébé.  J'aime à croire qu'elle existait déjà dans nos projets de couple et de famille telle une petite étoile et qu'elle est venue en moi juste pour m'apprendre à lâcher prise, moi qui me soucie tant de tout contrôler et  trop souvent de ne pas déplaire à ma famille. Cette petite fille venait déjà avec un message "lâche un peu le contrôle, regarde ce qui est important". 



Comment avons-nous su pour cette grossesse ? 


Fin juin 2020, nous sommes allés à Paris pour ma formation de psychopraticienne (je suis déjà en 3ème année !) avec mon fiancé, et nous en avons profité pour faire la tournée des bons copains. Nous avons passé une soirée super sympa arrosée au rosé avec un de mes témoins et qui a terminé dans un restaurant de sushis. Et puis nous avons célébré le mariage d'un autre de mes témoins, au champagne et petits fours, charcuterie, saumon fumé etc. Bref, on en a bien profité ! A ce moment, je ne le savais pas encore, je t'attendais déjà ma petite fille chérie. A quelques jours de la date présumée de mes règles, et parce que mon homme et mois suivons mes cycles de très près sur une application, nous avons commencé à avoir un petit doute. Au bout de 2 ou 3 jours de retard, le doute est devenu plus présent. Mais le confinement avait perturbé mon cycle, cela pouvait être une explication. Samedi 4 juillet au soir, on était à deux jours de retard et on se dit que lundi à la première heure on fera un test. J'en ai acheté deux à la pharmacie, pour être sûre. On a fait ce test ensemble. Ca m'étonne toujours d'entendre des femmes parler de l'annonce à leur chéri, car pour nous tout s'est fait à deux. Mon homme connait parfois presque mieux que moi mon cycle, où j'en suis au jour près, et pourquoi je suis fatiguée ou chafouin pendant le syndrome prémenstruel, aussi il trépignait de faire ce test avec moi, je n'aurais jamais pu le faire en secret ! Pas d'annonce au chéri donc, mais une immense joie partagée !

Nous sommes le 6 juillet, pile le jour de mes 33 ans, et j'apprends que j'attends un bébé, le fruit de notre amour. Ma première grossesse : la machine fonctionne donc très bien ! Nous sommes si émus ! Quel joli cadeau d'anniversaire ! Je suis donc enceinte de 2-3 semaines, ou à 5 semaines d'aménorrhée comme on dit dans le jargon médical. Nous fêtons ça au Blue Cargo (un restau bien connu de la côte basque) avec un bon dîner d'anniversaire et des mocktails, face à l'Océan. Cette grossesse vient nous combler de joie et fait tomber toutes mes barrières, je sens mon homme si fier, je ne me soucie (presque) plus de tout ce que cela vient chambouler. Vais-je rentrer dans ma robe de mariée ? Que vont penser mes grands-parents ? Tout ceci n'est rien face à notre joie immense. Nous n'avons même pas eu le temps d'essayer de faire un enfant que l'enfant est là. Nous sommes conscients de notre chance car beaucoup de nos amis rencontrent de grandes difficultés à concevoir. Je remercie la vie de ce cadeau. C'est du bonheur à l'état pur.


L'avons-nous annoncé vite à nos proches ? Qui était dans le secret ?


J'imagine, et cela me fait mal de l'écrire, que la toute première personne a avoir su que j'attendais un enfant, c'est google a qui je posais déjà mille questions en bonne obsessionnelle ! Dès les premiers jours je me suis fait assaillir de publicités sur la maternité sur les réseaux sociaux. Nous avons gardé le secret de cet enfant mais internet savait déjà. Quel monde bizarre !

La toute première personne à qui j'en ai parlé fut la pharmacienne qui m'a conseillé les tests de grossesse, et dès le premier jour nous avons appelé notre médecin traitant qui a lui-même eu un bébé tout récemment et a semblé même assez ému ! C'est lui qui m'a donc prescrit mes premières analyses de sang, les premiers bas de contention et l'acide folique que j'allais prendre toute le premier trimestre. Je savais déjà que je voudrais être suivie par ma sage-femme en libéral mais elle était en congé cette semaine-là et je ne voulais pas voir sa remplaçante. J'ai donc pris rendez-vous avec elle sur Doctolib pour la semaine suivante. Tout semblait normal, on a aussi programmé l'échographie de datation. Les analyses ont bien confirmé la grossesse et la date de terme.


Le 13 juillet, nous avions prévu de faire en tout petit comité notre mariage civil chez nous dans notre village, et à la maison, avec nos familles et témoins. Personne n'a rien remarqué, j'avais toujours une coupe à la main et mon mari m'a bien aidé en buvant à ma place pendant les festivités ! Et nous avons passé ce mois de juillet à profiter de nos familles, à rencontrer des membres de la famille plus éloignés, et personne ne s'est douté de rien, il me semble, alors même que je respectais à la lettre toutes les indications alimentaires de grossesse. Si on regarde les photos de ce mariage civil ci-dessus, j'avais déjà pris un kilo ou deux, surtout dans les seins (cela a été immédiat, c'est même ce qui m'a mis la puce à l'oreille pour la grossesse) et peut-être un peu le ventre.

L'anecdote de ce mariage un peu dingue c'est que la nuit qui a précédé le mariage civil, alors que toute ma famille était à la maison (nous étions donc 11 à dormir chez nous) j'ai eu d'horribles contractions très douloureuses  qui ont duré plus d'une heure et nous nous sommes inquiétés, tellement que nous avons appelé le 15 à 2 heures du matin qui nous a envoyés aux urgences, dont nous ne sommes revenus qu'à 5h du matin ! On était pas frais pour le mariage ! Au final rien de grave, peut-être simplement la nidation. Personne n'a rien remarqué à part ma mère un brin insomniaque qui a cru que mon petit mari "avait eu besoin d'aller faire un tour" la veille du mariage, comme s'il avait des doutes ! On en a bien ri et il avait donc d'autant plus hâte d'annoncer à belle-maman que c'était avec moi qu'il était cette nuit là et non en proie au doute pour ce mariage, le pauvre. Le couple c'est aussi ça, compter l'un sur l'autre. 

 La famille de mon homme qui nous a accueillis dans le Lot et Garonne pour quelques jours en juillet m'ont peut-être trouvé bien précieuse et pas très bonne vivante à refuser tous les aliments interdits :" Du champagne, du Vin, Maylis?" "Non merci !" "Du saucisson de sanglier maison alors"? En tout cas, personne ne s'est douté de rien. Je pense que tout le monde pensait qu'on attendrait le mariage. Mais je savais que la semaine en Bretagne à 2 mois de grossesse dans ma famille allait être plus compliquée et nous avons donc décidé avec mon homme de l'annoncer à ce moment-là à ma famille. Le cacher serait vraiment trop compliqué aussi longtemps. J'avais bien entendu cette histoire des trois mois mais personnellement j'aurais voulu pouvoir avoir le soutien de ma famille si jamais nous perdions le bébé. Garder deux mois le secret avec son papa m'avait remplie d'émotion et de fierté. A deux mois tout pile, nous avons fait l'annonce à ma famille en arrivant en Bretagne. 


J'avais préparé des enveloppes de photos du mariage pour chacun et un petit cadeau pour ma mère , des petits chaussons de bébés. Nous avons remis les enveloppes à l'apéro. Ma sœur a compris direct en voyant les chaussons de bébé ! Alors que ma mère a bien mis quelques 30 secondes supplémentaires ! On a bien ri ! Et pour mon autre sœur déjà maman qui arrivait un peu plus tard, j'ai ms une petite photo d'échographie dans son enveloppe de photos et elle a adoré, trop contente que ses loulous puissent avoir bientôt un petit cousin ou une petite cousine !

Et ensuite à deux mois et demi, j'ai prévenu mes témoins de mariage et amis proches pour qu'ils puissent adapter le programme pour mon EVJF (ça semblait compromis pour le saut à l'élastique et .. tant mieux !!). Ils m'ont du coup concocté un programme aux petits oignons à base de love, Paris, et de bonne bouffe : programme de folie entourée des meilleurs, j'ai été bichonnée ! Dans cette année difficile, me sentir aussi entourée par des personnes que j'aime fort m'a donné beaucoup de force et d'énergie positive. J'ai adoré que ma témoin et chère amie Marie-Paola immortalise ce moment de jolies photos où on voit déjà légèrement mon petit bidou de 4 mois ! 










Comment s'est passé le premier trimestre ? Pas trop fatiguée ? Ai-je vu des transformations de mon corps de suite ? Comment s'est faite l'annonce aux proches ?


Honnêtement j'ai trouvé que le premier trimestre était le plus difficile. Cela ne se voit pas que je suis enceinte, personne ne le sait, et pourtant tous les signes difficiles sont déjà là. En premier les seins qui ont pris une taille de bonnet dès les premières semaines, sont douloureux, et font apparaitre de jolies vergetures. Les aréoles se sont brunies, je ne reconnaissais plus mes seins ! J'ai dû rapidement acheter de nouveaux sous-tifs, pas évident avec la crise sanitaire, impossible de les essayer ! Evidemment toutes les interdictions alimentaires et l'alcool. Dans l'absolu cela ne m'a posé aucun problème mais j'ai trouvé cela plus difficile tant que ma grossesse n'était pas connue. Mais surtout la fatigue, je me sentais si épuisée ! Moi qui déteste ça j'avais tout le temps envie de faire la sieste, et je m'écroulais à 20h30 le soir comme s'il était une heure du matin ! Après un printemps confinée et sans travail (et donc sans revenus), j'avais accepté plusieurs missions pour des clients (je suis freelance en communication digitale) et je débordais de boulot, je n'ai pas pris du tout de vacances pendant tout l'été alors que j'étais épuisée par la grossesse, les nausées, migraines et insomnies. C'était psychologiquement assez dur car je ne pouvais en parler à personne à part mon chéri.  Je suis quand même partie dans ma famille en Bretagne mais je passais mes journées à mon bureau pendant que tout le monde était à la plage et ce n'était facile ni pour moi, qui avait peu d'énergie mais l'envie d'être à la hauteur de mes super clients, ni pour mon amoureux qui était en vacances et passait ses journées sans moi. Je m'accrochais à l'idée qu'il fallait mettre un max de côté car je ne savais pas de quoi demain serait fait, si j'aurais des missions clients avec cette crise, ou encore si j'aurais droit à un congé maternité d'indépendante avec l'arrivée du bébé. 

Jupe Maison 123 - Top Claudie Pierlot

Je profitais de ce premier trimestre pour bien me renseigner sur les bouleversements de la grossesse et toutes les choses à savoir : je découvrais un monde, le corps est vraiment en sur-régime pendant la grossesse, et je trouve qu'on en parle assez peu (en tout cas jamais en cours de bio) ! Bien sûr le bébé grandit dans l'utérus et le ventre s'arrondit, mais cela transforme tant de choses dans le corps de la maman ! L'appareil respiratoire est modifié, je m'en suis rendue compte très vite, j'étais tout le temps essoufflée à cause de l'hyperventilation. En effet les besoins respiratoires augmentent de 20 à 30%.  Evidemment les hormones, HCG, œstrogènes et progestérone, sont sécrétées, permettant à la grossesse de s'installer et d'être menée à bien. Le volume sanguin augmente aussi énormément (entre 30 et 40% de sang en plus !!) et le débit cardiaque aussi : plus 20% au premier trimestre, et plus 40% à la fin du sixième mois ! Et bien sûr les nausées matinales, les migraines, les transformations de la peau et l'apparition des vergetures sur les seins malgré des tonnes d'huiles et de crème, des cheveux (en mieux ! ) et la rétention d'eau dès le début pour moi. Un jour mon mec me dit "oh mon dieu, regarde tes chevilles ma chérie!" et clairement c'était pas beau à voir, mes jambes étaient si gonflées et j'ai du porter des bas de contention ultra glamour dès le début de la grossesse ! J'ai pris assez peu de poids durant ce premier trimestre, je dirais 2 kilos environ, j'étais ultra stressée au début de prendre beaucoup de poids impossible à perdre ensuite, et après une première annulation, notre mariage avait été décalé fin octobre à 4 mois et demi de grossesse et je craignais de ne plus rentrer dans ma robe.  Et surtout, je me voyais changer psychologiquement, je me préparais doucement à devenir maman, et je me concentrais plus sur les émotions, et je voyais mon cerveau faire un gros travail de tri, à travers des cauchemars toutes les nuits, et une soudaine baisse d'intérêt pour mon travail même si je n'ai rien lâché de ce côté là (je reste quelqu'un de très consciencieux en toute circonstance). 

J'avais très envie de bien me préparer pour la naissance, psychologiquement et matériellement, mais je dois avouer que j'ai manqué de temps avant la fin du troisième trimestre, et mon congé maternité, cela a même été assez frustrant. 

Mais j'étais heureuse de toutes ces transformations car je savais que c'était pour une bonne cause. Il me tardait tant d'avoir la première échographie avec son papa et de découvrir notre bébé, et de pouvoir annoncer cette grande joie à tous nos proches ! Pour moi le bonheur est encore plus grand quand il est partagé. Voir mon homme si heureux à l'idée de devenir papa, mes parents et beaux parents à l'idée d'être à nouveau grands-parents, nos frères et sœurs, belles-sœurs et beaux-frères à l'idée d'être oncles et tantes etc. Cela a rendu ce grand secret vraiment réel et la joie encore plus grande ! Et comme par hasard, pile au moment des annonces, j'ai commencé à voir le bidou grossir discrètement. Pour une nouvelle grossesse je pense que je l'annoncerais à mes amis proches un peu plus tôt. J'ai aimé garder le secret le premier mois avec le papa mais avec le temps j'ai trouvé cela difficile. Au final ma sœur m'a un peu encouragée à l'annoncer à mes témoins avant les 3 mois car ils étaient en pleine organisation de mon enterrement de vie de jeune fille et que cette information cruciale allait mener sans doute à quelques ajustements dans le programme.



Quelle a été ma routine soin pendant la grossesse ? Ai-je acheté des vêtements de grossesse ? 


C'est une question qui est souvent revenue. Honnêtement, concernant la peau et les vergetures, aucune crème même la plus chère ne fera de miracle : si cela doit craquer, cela craquera ! Au début j'avais acheté un pack de 2 flacon d'huile de massage vergetures Weleda. Elle est super mais assez chère et quand elle fut terminée, j'ai simplement rempli le flacon d'huile d'amande douce chez Petit Grain, mon épicerie vrac préférée à Bayonne. J'ai alterné avec des produits que l'on m'a offert (la crème des Laboratoire Téane et la Circa Magnifica de Sanoflore) et mes huiles brutes (avocat, bourrache, argan, amande douce) ainsi que du beurre de karité. 

Pour le reste j'ai adoré mes cheveux pendant la grossesse, je n'avais plus besoin de les laver tous les deux jours, ils ont pris un beau volume et n'étaient jamais gras ! En revanche ma peau était plus sèche, surtout les lèvres et j'ai abusé du stick à lèvres. Il m'a semblé que j'avais beaucoup moins de poils et qu'ils étaient plus blonds. Je ne suis pas une obsédée du poil aussi j'y ai assez peu touché, à part un petit coup de rasoir quand j'en avais envie, mais pas d'épilation (peu recommandé enceinte car la peau est très sensible). Concernant les ongles, j'ai arrêté le vernis, sauf en octobre où je me suis fait une manucure pour le mariage avant d'apprendre qu'il était à nouveau annulé. 

Jupe Maje (seconde main) et très très vieux pull H&M (il a au moins 10 ans !)

Pour me sentir bien dans mon corps de femme enceinte et parce que j'ai très vite était trop serrées dans mes vêtements à partir du deuxième trimestre, j'ai fait un peu de shopping en ligne et je me suis offert 2 robes et 2 jupes plissées de chez Maison 123 que je portais taille haute, dans la taille au dessus ! J'ai été assez coquète pendant la grossesse et j'ai beaucoup aimé voir mon corps s'arrondir, même si ce n'était pas très confortable. J'ai d'ailleurs investi dès la fin du premier trimestre dans un coussin de maternité Les Babilleuses qui a été un achat utra rentable tout de suite, en particulier pour la nuit. J'ai aussi commandé quelques articles de grossesse sur vinted (pantalon, jeans, robes) et j'ai acheté un jean de grossesse dans une grande enseigne que j'ai porté tout le temps, et un jogging tricoté qui me donnait des airs d'Obélix avec le bidou d'après mon homme, mais était très confortable et douillet. Je n'ai acheté aucun haut, j'ai porté beaucoup de mes fringues habituelles, juste un peu différemment (les jupes plus taille haute par exemple). Pour les chaussures, à la fin de la grossesse surtout, je ne portais quasiment plus que des baskets, car mes pieds étaient enflés. Pour un mariage en septembre (qui a eu lieu !) je me suis aussi offert une robe longue de grossesse superbe chez Asos et j'ai beaucoup porté une longue chemise un peu loose de chez la petite créatrice française Gabrielle Chantal.

Jean C&A de grossesse - Chemise Gabrielle Chantal


Robe et Gilet Maison 123

Jupe Monoprix - Marinière Armor Lux

Comment ai-je été suivie avec cette année covid ? Ai-je pu faire les échographies avec le papa ? Bien me préparer ?


Depuis quelques années que je vis au pays Basque, j'avais eu du mal à trouver un ou une gynécologue aussi je m'étais tournée vers une sage-femme en libéral juste à côté de chez moi et ce fut vraiment la révélation ! Saviez-vous que les sages-femmes peuvent faire tout le suivi grossesse, gérer les questions de contraception ou encore faire des frottis ? J'avais rencontré Marie ma sage-femme quelques mois avant de savoir que j'étais enceinte et c'est tout naturellement que j'ai fait tout le suivi de grossesse chez elle, avec le papa. Il a pu assister à tous les rendez-vous de préparation, et à toutes les échographies, chez une gynécologue échographe en libéral. On a été frappées de voir à quel point tout le monde était aux petits soins avec nous (et surtout moi la maman) et ce fut très agréable. Nous sommes restés de longs moments dans le cabinet de ma sage-femme, elle a pu répondre à toutes nos questions sans compter son temps, et sans que je n'ai rien à débourser pendant des les très nombreux rendez-vous. C'est vraiment dans ce genre de moment que je mesure ma chance de vivre en France et d'être autant prise en charge : il  y a un rendez-vous tous les mois, plus 8 rendez-vous de préparation à la naissance, et je pouvais venir autant que je voulais. Comme je n'étais pas immunisée contre la toxoplasmose, je devais aussi faire des analyses de sang (et d'urine) toutes les 4 semaines. Si on ajoute à cela les échographies et aussi les rendez-vous avec la gynécologue de la clinique où j'avais choisi d'accoucher, cela fait beaucoup, mais pas trop, j'ai vraiment trouvé cela essentiel. Comme je travaille à mon compte, j'ai pu caser ces rendez-vous quand je le souhaitais, j'imagine que c'est pas aussi confortable pour les salariées qui auraient des patrons peu compréhensifs. Seul bémol, une grande majorité de ce que j'ai du acheter pour la grossesse (vitamines, fer, magnésium, homéopathie, crèmes vergetures ou hémorroïdes etc.) n'est absolument pas pris en charge. Alors que rien de tout cela n'est facultatif. Je me dis que cela doit être difficile pour les mamans qui ont peu de moyens. 

En revanche je regrette de ne pas avoir pu profiter de ce moment à cause du covid : nous avions très envie avec mon chéri de pouvoir bien en profiter pour se faire des trucs en amoureux, voyages, restaurants, week-ends, avant l'arrivée de bébé et rien de tout cela n'a été possible. Je m'étais aussi dit que je ferais des cours de yoga prénatal en présentiel et de la gym douce en piscine et cela n'a pas été possible non plus. 



Est-ce que cela s'est arrangé au deuxième trimestre? Avez-vous pu vous marier ? Comment avez-vous annoncé le sexe du bébé ?


Comme souvent le deuxième trimestre voit arriver le regain d'énergie. Je me suis mise à fond dans le boulot pour mes clients et dans la réorganisation de notre mariage fin octobre, tout en surveillant la balance pour ne pas prendre trop de poids pour la sublime robe de mariée que j'avais choisi un an plus tôt : ça aurait été vraiment dommage de ne pouvoir la mettre. Olga ma couturière s'est donné à fond pour les retouches, surtout au niveau de la poitrine. On a du changer de lieu, et tout réorganiser en mode petit comité et ce fut une période assez stressante. J'étais toute à la joie des annonces de la grossesse à mes amis, à la dernière ligne droite avant le mariage (finalement non). J'ai fait trois aller-retours à Paris pour ma formation de psy et mon EVJF, je n'ai pas arrêté une minute avec le travail à temps plein pour mes clients ! Les nausées étaient terminées et je n'avais malheureusement pas trop le temps de penser à la grossesse avec tout ce travail et cette organisation. Ceux qui me suivent sur Instagram se souviennent peut-être de mon appel à l'aide à l'époque, j'étais épuisée et effondrée de voir que notre mariage risquait encore d'être annulé. Ce fut le cas et nous l'avons appris 2 jours avant par Macron à la télévision, alors que je sortais de chez la manucure pour la totale ongles, cils etc. et que toute ma famille était déjà arrivée chez nous pour les derniers préparatifs. Nous étions dégoutés, effondrés, mais il a fallu se rendre à l'évidence : le mariage (religieux) n'aurait pas lieu en 2020, et il n'aurait pas lieu avant la naissance de notre petite fille. Cette fois c'était sûr et j'ai dû en faire le deuil.

Parce que j'aime regarder toujours la vie du bon côté, nous avons décidé de remplacer le mariage par un genre de baby shower avec nos parents et frères et sœurs, et de révéler le sexe du bébé que nous venions d'apprendre quelques jours plus tôt ! Ainsi on gardait un esprit de fête et cette journée fut une vraie réussite ! Cela nous a vraiment mis du baume au cœur d'être si entourés et c'est seulement après ce "non mariage" que j'ai pu vraiment intégrer totalement ma grossesse, et d'ailleurs c'est à ce moment-là que j'ai commencé à réellement prendre du poids et à vouloir profiter de cette grossesse à 100%. Grâce à l'haptonomie, nous avons commencé à sentir le bébé. Je dis nous car son papa l'a sentie pour la première fois le même jour que moi ! Un grand moment d'émotion pour nous deux ! 



Ai-je pu demander et obtenir un congé maternité ?


C'est une question qui est revenue souvent et que d'ailleurs je me posais aussi. Depuis mon départ de Paris et du salariat j'étais inquiète de ne pas avoir droit à un congé maternité si j'attendais un enfant. Cela me semblait si injuste après avoir tant cotisé ! En 2019, une loi est passée donnant droit aux indépendantes à un congé maternité de 10 jusque 16 semaines mais pour cela il faut avoir cotisé assez sur les trois années précédentes. Il se découpe en deux parties : l'allocation forfaitaire de repos maternel (3428 euros), et les indemnités journalières (56, 35 €/ jour). Mais si vous n'avez pas cotisé assez sur les droits dernières années, l'allocation est de 342,80 € et les indemnités de 5,635 € soit seulement 10% ce qui fait assez peu. Il s'agit des personnes qui ont déclaré moins de 10% du plafond annuel de la sécurité sociale donc moins de 4113 euros en 2021. 

Il me semblait bien avoir cotisé suffisamment mais comme j'avais repris mon activité d'indépendante délaissée pendant quelques années seulement depuis 2 ans (j'ai le statut d'auto-entrepreneure depuis 8 ans, que j'avais cumulé avec mon statut de salariée pour le blog et de petites missions freelance mais j'ai eu plusieurs années à 0€ de CA), j'avais vraiment un doute angoissant. J'ai bien envoyé mon arrêt de travail 4 mois avant le terme mais je n'ai eu aucune nouvelles pendant des mois, jusqu'à 3 semaines avant le terme et cela a été stressant, d'autant plus que je lisais pas mal d'histoires malheureuses autour de moi de femmes qui avaient galéré, n'avaient rien eu etc. J'ai relancé Améli à maintes reprises par message et ils me disaient de patienter. Au final, je peux vous rassurer, j'ai bien tout reçu ! En revanche, même si c'est déjà super, je trouve que c'est trop peu en durée. On peut prendre de 4 à 6 semaines avant (j'en ai pris 4, je n'ai pas posé de congé pathologique pour travailler le plus tard possible pour mes clients) et je trouve que les 6 à 10 semaines après la naissance cela fait vraiment très peu. Cela va à peine aux 2 mois du bébé, quand on allaite c'est juste impossible de reprendre si vite, et d'ailleurs le congé est bien plus long : un an au Danemark, au Royaume Uni ou au Canada. Si vous êtes indépendante, vous pourrez trouver toutes les infos sur le carnet de maternité des cheffes d'entreprises. Quant au papa, qui est aussi chef d'entreprise, il aura droit à 11 jours. On était un peu dégoutés qu'il n'ait pas droit aux 30 jours de la nouvelle loi, cela ne sera que pour les papas à partir du 1er juillet 2021 ! Peut-être pour un bébé deux un jour ! 

Au final, nous avons trouvé une nounou seulement pour septembre quand Babychoue aura 5 mois alors que fin mai je n'aurais déjà plus de congé. C'est aussi un choix qui nous semble mieux pour notre fille, et pour moi qui doit rendre mon mémoire de fin d'année en juin et présenter une soutenance. Je vais donc essayer (avec mon homme) de me débrouiller et de piocher dans ma petite épargne pour ces trois mois compliqués d'été sans revenus à venir. Sans compter que rien ne garantit que je retrouve des clients tout de suite, à la sortie du congé. Mes clients ne m'ont pas forcément attendue pendant ce congé et je n'ai pas beaucoup de temps pour préparer le retour, faire de la prospection. Même si j'essaye de ne pas y penser maintenant, cette situation n'est pas franchement confortable mais j'essaye de faire confiance à la vie et de croire à l'arrivée des clients pour mon retour de congé maternité. Jusque maintenant cela m'a toujours réussi !

Dès que je peux, je ferais un article sur le troisième trimestre, la préparation de la chambre de bébé et l'accouchement ! Merci de m'avoir lue et hâte de lire vos petits commentaires :)