11.8.17

Défi, consommer plus éthique : premier bilan !


Il y a un peu plus d'un an je commençais à vous parler de mes nouvelles façons de consommer et surtout du fait que je voulais vraiment sortir de cette ère de la consommation facile, et peu responsable. Plus d'un an après ce grand changement de paradigme, j'avais envie de faire un premier bilan. Tout n'est pas tout rose, la situation de notre civilisation et de la planète est extrêmement complexe, et personne ne détient la vérité absolue, ni n'adopte le comportement parfait. Chacun fait à son petit niveau, pour essayer de changer le monde, et c'est ce que j'ai essayé de faire, de manière extrêmement imparfaite cette année. Premier bilan !

Parlons Zéro Déchet : 

Peut-être que, si vous vivez dans une grotte, où que vous n'êtes pas comme beaucoup d'entre nous abonnés à tout plein de pages Facebook sur l'environnement, peut-être que vous n'avez pas entendu parler de la grande et belle vague du zéro déchet. En France, on produit environ 345 tonnes de déchets par an ! Une trop petite partie d'entre eux est recyclée (le verre, papier, carton, plastique, aluminium) et tout le reste n'est pas recyclé. Je ne sais pas pour vous mais quand j'ai commencé à ouvrir les yeux, en particulier après avoir visionné cette vidéo sur Béa Johnson, la papesse frenchie du Zéro Déchet  c'est vite devenu une obsession. Je voyais mes poubelles se remplir en temps record alors même que je vivais seule ou avec une coloc ! A l'échelle d'une ville, d'une région, d'un pays ou d'un continen, ce sont des quantités pharaoniques de déchets que nous devons traiter, incinérer, stocker. On ne peut plus continuer ainsi, la planète ne peut survivre à cette consommation frénétique et cette pollution immense ! Pour en savoir plus, je vous invite à lire cet article du Monde qui résume bien le projet personnel et politique. C'était fin 2015, alors même que je commençais à entreprendre des grands changements dans ma vie,  du point de vue personnel, et professionnel,  et en particulier que je me mettais à manger bio et à cuisiner beaucoup plus. Le timing parfait pour éveiller sa conscience et changer .

Et comment je fais avec l'alimentation ? 

Je ne vais pas vous dresser un tableau idyllique, il faut y mettre du sien pour mieux consommer dans la cuisine. Cela prend du temps et de l'énergie. Il faut par exemple marcher 5 minutes de plus pour aller au marché bio plutôt qu'à la supérette dans la rue. Et il faut consacrer du temps à cuisiner. De ce côté-là, je ne suis pas à plaindre, j'adore cuisiner et j'y consacre généralement plusieurs heures le week-end pour préparer mes lunch-boxes, et au moins une ou deux soirées dans la semaine. C'est donc aussi beaucoup de plaisir en perspective, à la préparation et à la dégustation ! De plus on trouve une quantité énorme de recettes sur internet, adaptées aux habitudes de chacun. En bonus, quand on cuisine, on sait exactement ce que l'on mange, et pour l'intolérante au gluten que je suis, c'est une vraie révélation !

On croit souvent que changer nos habitudes n'aura qu'un impact minuscule sur l"environnement, mais croyez-moi le monde bouge à toute allure avec ces 1 + 1 + 1 qui s'engagent. Des épiceries bio et en vrac ouvrent à tous les coins de rue, et c'est grâce à nous, grâce à nos achats. Mieux encore que le vote, notre consommation a un impact direct sur l'offre du marché. Si plus personne n'achète de la merde, on n'en produira plus. Croyez-en la marketeuse :)





Pour conserver mes aliments, je me suis mise à acheter des bocaux en verre et surtout à garder les pots de confiture, les bocaux de compote, je les lave et m'en sers pour conserver le riz, les lentilles, les farines, le muesli, etc. que j'achète maintenant toujours en vrac. J'ai encore quantité d’ustensiles en plastique, mais tout ce que je rachète est en bois, en verre ou en inox. Petit à petit ma cuisine devient plus saine. Et j'évite au maximum d'acheter des produits emballés. J'achète le fromage à la coupe, les fruits et légumes locaux et de saison sans sachet, les fruits secs, les féculents et les légumineuses en vrac, pas de viande et très rarement du poisson. Mon seul souci, ce sont les laitages, fromages blancs et autre, car les supermarchés bio de mon quartier ne les vendent pas encore en vrac, ainsi que les petits fruits (myrtilles et framboises françaises, vendues en barquettes). Je craque encore parfois pour une banane ou un avocat, dont on sait qu'il viennent toujours de loin (République dominicaine, Pérou...). Aie ! Disons qu'on évolue au fur et à mesure.

Pour les jus de fruits, j'en consomme en bouteilles en verre que je réutilise (lessive, soupes...) car je n'ai pas encore de centrifugeuse (et ce n'est pas indispensable). J'espère que les consignes reviendront bientôt à la mode, je serais la première motivée ! Et surtout j'ai toujours avec moi plusieurs tote-bags en coton pour ne pas acheter de sacs au supermarché et des petits sachets en tissus que j'avais gardé depuis l'époque My Little Box. Je trouve une chouette utilité à tous ces petits sacs en tissus offerts par les marques à tous les événements blogueurs où je suis invitée depuis des années.



Et sur les fringues, qu'est-ce que j'ai changé dans ma manière de faire du shopping ? 

La première année, j'ai tout simplement arrêté de faire du shopping. Selon moi, j’avais beaucoup trop de vêtements et je voulais sortir de ce cercle vicieux et superficiel.  Je n'ai RIEN acheté du tout en terme de fringues pendant une bonne année. J'ai vécu sur mes acquis (et je ne suis pas à plaindre) et j'ai continué à donner ou vendre ce dont je ne me servais pas assez, les pièces trop petites, ou qui ne me plaisaient plus. Je ne vais pas vous mentir, c'était vraiment difficile ! Et d'ailleurs je n'ai quasiment pas posté de looks sur le blog, à part des looks avec des pièces vintage.

Crédit : Marie-Paola Bertrand-Hillion

Au bout d'un an, j'ai eu une phase un peu angoissée / déprimée, qui n'avait sans doute rien à voir avec l'arrêt du shopping (j'étais exténuée par le travail et le rythme parisien effréné) et j'ai commencé à faire des crises d'angoisses avant de sortir de chez moi, car j'avais l'impression (fausse) de n'avoir rien à me mettre qui me mette en valeur et me fasse me sentir bien. On ne se désintoxique pas si facilement des mauvaises habitudes de la société de consommation. Je savais que c'était stupide et pourtant je ne me sentais pas bien. La mode a ce talent bien marketé de vous donner envie de cette petite robe ravissante eu super tendance qui n'est pas dans votre placard et qui vous semble indispensable à un moment T. Ce n'est rien d'autre que de la manipulation, et d'ailleurs en commençant ce blog il y a bientôt 7 ans, j'étais complètement victime de ce mode de pensée. Bien sûr, j'adore les fripes, les produits de qualité, mais je me laissais très souvent tenter par la fast fashion, des produits à la mode, de piètre qualité, fabriqués à l'autre bout du monde dans des conditions souvent infâmes, et vendus chez nous à des prix défiant toute concurrence, tout ça pour finir au bout d'un an ou deux au fond du placard ou à la poubelle.

Je n'allais vraiment pas bien l'été dernier, aussi  je me suis autorisée cet été là quelques achats raisonnés pour les soldes, et j'ai d'ailleurs posté ce look sur le blog. Je me suis sentie temporairement mieux, mais c'était évidemment de la poudre aux yeux. Ne tentez jamais de résoudre vos problèmes par du shopping, comme on nous l'assène dans les magazines féminins débiles ou les séries télé (Sex and the City par exemple). Vous valez mieux que ça !

Et maintenant ? Cette année, j'ai tenté d'être moins radicale, mais beaucoup plus réfléchie, d'acheter le plus local possible, et le plus durable, de faire réparer mes vêtements et surtout d'acheter neuf le moins possible. La meilleure consommation, c'est surtout celle que l'on peut éviter, n'est-ce pas ? Je vous en ai parlé un peu dans cet article où j'ai dressé la liste des nouvelles règles que j'essaye de suivre au mieux. Et surtout j'essaye de ne pas tomber dans l'extrême et la culpabilisation à outrance. Tous ces gestes je les fais à la fois pour la planète (consciente d'être une goutte d'eau dans l'océan, mais une goutte d'eau avec une petite part de voix sur internet et dans mon entourage) et aussi pour moi, pour une vie plus saine et détachée du matériel. Tout ce temps consacré au matériel m'éloigne de ce que je veux vraiment, et du bonheur. 

Et dans la salle de bain ? 

Je vous avais fait un premier article Du changement dans ma salle de bain ou vous pouvez retrouver toutes mes petites astuces il y a un peu plus d'un an. Il m'a fallu un et demi pour venir à bout de la plupart de mes anciens produits lavants. Je déteste gâcher et je ne voulais pas les jeter pour rien. Pour les soins, je continue d'utiliser des produits avec contenants en verre, et parfois aussi en plastique, et je ne suis pas encore prête à fabriquer mes produits, mais j'utilise quasi exclusivement des produits de grande qualité que j'ai plaisir à vous recommander ici, et bio et naturels le plus souvent possible. Inutile de polluer inutilement l'eau avec des produits dégueulasses, qui sont aussi nocifs pour notre santé.
A force de fouiner sur le net et en magasin, je suis devenue plus aguerrie pour trouver les bons produits et je n'utilise plus de gel douche depuis un long moment. Le savon et le shampoing solides sont devenus une évidence pour moi. Cela coûte moins cher, dure plus longtemps, et n'utilise pas tout un tas de contenants en plastique.  Je trouve le mien (Marque Secrets de Provence) en marché bio, il y a du choix et comme il est rond avec un trou comme un petit bagel je le suspends à un crochet dans ma douche. Pour le savon j'en ai des tonnes à la maison, achetés souvent en virée dans les petits villages français que je visite en vacances. D'ailleurs, pensez à avertir vos proches de vos manières de consommer, pour éviter les cadeaux que vous ne voudriez recevoir !



Pour nettoyer ma peau, je continue à l'huile de coco surtout, et avec différents petits ustensiles dont je me peux me passer, la brosse doux good dont j'ai déjà parlé avec ses poils très fins, l'éponge de konjac que j'utilise tous les soirs pour me laver le visage, et que j'ai trouvé tout simplement chez Monoprix (une tuerie pour enlever les impûretés et le sébum !) , et mes carrés lavables des Tendances d'Emma qui tiennent bien le coup après bientôt deux ans d'utilisation. Et du coup aucun cotons jetés ! Ma poubelle de salle de bain reste désespéramment vide et c'est tant mieux !




Pour la brosse à dents, j'en ai cherché partout en magasin et je n'avais rien trouvé qui ne soit pas en plastique, même en magasin bio. J'ai donc commandé sur internet une brosse à dents en bois de la maque nantaise Boo, qui se veut la plus éthique possible, et qu'on peut même faire graver à son nom. Pratique pour des petits cadeaux (spéciale dédicace à ma sœur d'amour et à ma chère Marie-Paola) ou pour les familles nombreuses et les couples. Elle m'ont été livrées en 24h et je suis ravie de cette trouvaille, la prochaine fois j'en commande plus !



Pour ce qui est des cotons tiges, je ne suis pas encore passée à l'oriculi en bois, qui me fait un peu peur, mais j'ai acheté ces coton-tiges en coton sans plastique en coton bio. De toute façon ceux en plastique vont disparaître pour 2020, la loi est passée, autant s'y mettre dès maintenant !  Est-ce que certains ont arrêté les cotons tiges jetables ? Comment le vivez-vous ? Parce que bon les cotons tiges, c'est la vie !


Pour le dentifrice, je n'ai pas encore trouvé mon bonheur. J'a tenté d'en faire de manière artisanale à la maison avec de l'huile de coco et de bicarbonate et c'était vraiment infâme. Pareil pour les pastilles chez Lush, je n'aime pas du tout. Je ne suis pas encore complètement prête à autant d'artisanat, mais je peux pas dire que je n'ai pas essayé ! J'ai opté pour la marque Coslys en magasin bio et ce dentifrice pour dents sensibles , qui ne pratique pas le double emballage, et utilise 99,47% d'ingrédients naturels, c'est déjà ça. Si vous avez trouvé un bon compromis ou une recette miracle, n'hésitez pas à me le signaler !


Pour les protections hygiéniques, j'en ai déjà longuement parlé, vive la cup menstruelle, zéro déchets produits ! C'est la révolution. Et pour toute le reste, crèmes, maquillage, vernis, j'a encore tellement de produits dans mes placards qu'il me semble pouvoir tenir 10 ans. J'essaye cependant de m'intéresser à des marques engagées pour la planète, bio, locales, et utilisant peu d'emballages etc. pour mes besoins futurs. En attendant de pouvoir tout acheter en vrac ou de les faire moi-même peut-être un jour. Qui sait ?


Et mon bilan carbone ? 

Cela fait deux ans, comme je le disais, que j'essaye de mieux consommer et d'avoir un impact plus léger sur notre jolie planète. Mais pendant ces deux années, j'ai aussi énormément voyagé. Je vous avais parlé de New-York et vous m'avez suivi sur instagram à Maurice, aux Emirats, et en Asie cet été. Sur ce petit site très bien fait j'ai calculé mon bilan carbone voyage en deux ans et c'est pas joli joli : environ 30 000 kilos de CO2 émis ! L'avion est bien sûr très polluant, mais sachez qu'une voiture où vous êtes seuls ou même à deux est plus polluante encore qu'un avion Si j'entreprends un voyage autour du monde, c'est une donnée qu'il faudra aussi prendre en compte ... et compenser. J'ai bien hâte qu'on trouve des modes de transports moins coûteux pour la planète !

Et vous, ça vous parle de prendre soin de notre planète ? Avez-vous changé des petites choses dans votre quotidien récemment ? 





2 commentaires:

  1. Bonjour ,c'est quelque chose qui me parle depuis quelques temps. Je n'ai pas changé grand-chose dans ma consommation si ce n'est à manger moins de viande rouge , moins de produits raffinés, a refreiner mon envie d'acheter tout et n'importe quoi sans me demander avant si je ne possède pas l'équivalent soin de beauté/vêtement/objet de déco chez moi , et si , après quelque temps, je ressentirais le même plaisir a posséder l'objet acheté , la réponse a cette question est souvent non . Mes trajets se font généralement soit en transport en commun ou a pied , je dois dire que je suis aidée sur ce sujet car je ne possède ni le permis, ni la voiture . Je tire le moins de fois possible la chasse d'eau. Je cuisine pas mal . J'essaie d'avoir une consommation électrique assez basse et je dirais que j'arrive a m'y tenir , on pourrait croire a la teneur de mes propos que je suis parfaite dans ce domaine ( humour !) mais ce n'est pas encore le cas , je prends toujours des bains, je regarde illégalement des films en streaming , bref il reste beaucoup de chemin a parcourir, mais comme un élève qui persévère dans une matière ardue et qui se voit récompensé de ses efforts , la voie n'est plus si difficile a parcourir , et mon cœur et ma tête sont beaucoup plus légers .

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    1. Et c'est déjà super bien ! La première étape est d'être conscient de notre impact, et de peu à peu changer nos manières de consommer. Il est quasi impossible d'avoir une comportement parfait, à moins d'être un ermite dans une grotte aussi il ne faut pas vivre dans la culpabilité, mais essayer au moins c'est déjà super ! Merci de ton partage :-)

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Merci de vos petits mots qui me font bien plaisir et me laissent un trace de votre passage!